Le secteur canadien de l’acier de construction risque de payer jusqu’à 6,7 % de droits antidumping imposés par les États-Unis. Crédit : Istock.

Des droits antidumping américains sur l’acier de construction canadien

Ces droits, qui pourraient aller jusqu’à 6,7 %, ont été annoncés par le département américain du Commerce (DAC).

Contre des droits illégaux

L’annonce d’imposer des droits à l’acier de construction canadien entraîne une levée de boucliers de l’industrie sidérurgique qui crie à l’injustice et remet en cause des « droits illégaux ».

« Nous demandons au gouvernement de défendre notre industrie contre toute action commerciale illégale. Il s’agit visiblement d’une mesure visant à empêcher le Canada de participer au marché américain plutôt qu’au commerce illégal. Nous explorerons toutes les voies et dispositions de l’ALENA et de l’OMC pour garantir l’équité du commerce », déclare Ed Whalen, président et chef de la direction de l’Institut canadien de la construction en acier, dans le communiqué.

Ces droits ne concernent pas seulement le Canada, mais ils s’étendent aussi au Mexique et à la Chine.

Ils pourraient être annulés, à condition que le Canada défende bien ses intérêts lorsque la Commission du commerce international (CCI) des États-Unis se penchera sur cette décision le 28 janvier.

Toutes les analyses seront faites pour établir si réellement l’acier de construction en provenance du Canada compromet la compétitivité du secteur aux États-Unis en raison de pratiques inéquitables. C’est alors que la CCI tranchera.

Ces nouveaux droits sont annoncés près de deux semaines après l’adoption par le Sénat américain du nouvel Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

Pendant ce temps, au Canada, le premier ministre Justin Trudeau a dit vouloir prendre des dispositions pour amener les élus de la Chambre des communes à ratifier l’accord dans les prochains jours.

De nouveaux droits américains sont envisagés à la suite du dépôt, au début de l’année dernière, d’une pétition par l’American Institute of Steel Construction (AISC). Cette pétition visait à exiger des droits compensateurs sur l’acier de construction produit par le Canada en vue de protéger l’industrie américaine.

Les conclusions de l’enquête antidumping conjointe du DAC et de la Commission du commerce international des États-Unis avaient été plutôt favorables au Canada, dont les pratiques commerciales avaient été jugées équitables. C’est ainsi qu’il s’était vu imposer un taux provisoire de droit nul.

L’Institut canadien de la construction en acier s’est dit « déçu et en désaccord » avec la décision de la semaine dernière du département américain du Commerce.

Si ces tarifs sont maintenus, ce serait un coup dur pour le secteur canadien de la construction en acier qui emploie plus de 130 000 personnes et contribue considérablement au PIB.

On se souvient que les États-Unis avaient récemment décidé d’abandonner les tarifs de 10 à 20 % imposés sur l’acier et l’aluminium canadien, apaisant du même coup un climat commercial tendu avec le Canada qui avait résolu d’abandonner ses revendications à l’Organisation mondiale du commerce, dans la perspective de la ratification du nouvel ALENA.

Avec des informations de l’Institut canadien de la construction en acier.

Sur le même sujet :

Les États-Unis lèvent leurs tarifs sur l'aluminium et l'acier. Est-ce une bonne nouvelle pour le Canada? Entrevue avec Richard Ouellet, professeur en droit international économique à l'Université Laval.
Catégories : Économie, International
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