C’est après la 5e étape du tour cycliste des Émirats arabes unis que tous les cyclistes dans le peloton où se trouvaient les deux Italiens contaminés au coronavirus ont été confinés, en attendant les résultats de leurs tests de diagnostic du COVID-19. Photo prise le 26 février 2020. Crédit : (Massimo Paolone/LaPresse via AP)

Le coronavirus s’invite dans le sport : un Canadien ferait partie d’un peloton de cyclistes exposés au COVID-19

Deux Italiens qui participent au tour cycliste aux Émirats arabes unis ont été testés positifs au coronavirus. Comme plusieurs cyclistes qui ont été dans le même peloton que ces deux personnes, le cycliste torontois Alex Catafort est à présent en confinement dans sa chambre d’hôtel, en attendant le résultat du test.

Alors qu’on attend toujours que le laboratoire de Winnipeg confirme ou infirme le cas probable de coronavirus à Montréal, des informations en provenance du tour cycliste aux Émirats arabes unis font état de deux cas confirmés. Il s’agit de deux Italiens qui participent à ce tour. On sait que l’Italie du Nord est aux prises avec le COVID-19 qui a déjà fait une vingtaine de morts au pays.

Il est à présent question de procéder à des tests de dépistage sur tous les cyclistes qui ont été en contact direct ou indirect avec les deux cyclistes. C’est ainsi que tous les membres du peloton dans lequel les deux Italiens ont couru ont été prélevés et sont en attente des résultats des tests subis.

Le Canadien qui fait partie du groupe a déclaré à Radio-Canada que tous les membres de son peloton ont reçu comme consigne de demeurer dans leurs chambres d’hôtel, le temps que des informations plus précises sur leur état de santé soient disponibles.

Le Canada n’est pas à l’abri du COVID-19. Si le cas de Montréal se confirmait, cela porterait à 14 le nombre total de cas au pays à ce jour.

Montréal s’apprête à accueillir les séries mondiales de plongeons au Parc olympique. Une équipe de plongeuses chinoises étaient attendues, mais enfin de compte, ces plongeuses ne voyageront pas au pays et ne seront donc pas de la partie en raison des risques de coronavirus.

Avec la multiplication du nombre de cas à travers le monde, l’OMS a rehaussé le niveau de risque qui est passé à « très élevé ». Crédit : Istock

Resserrement des mesures au Canada ?

Les autorités provinciales et autres responsables du secteur de la santé au Québec soutiennent que malgré le cas présumé en attente de confirmation, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre mesure.

« Comme dans les autres provinces, il n’y a pas de transmission communautaire », relève la directrice régionale de la santé publique de Montréal Mylène Drouin. Elle ajoute que le cas présumé dans la ville « est peu sévère au niveau clinique » en raison de la rapidité d’intervention des services hospitaliers qui ont permis une prise en charge immédiate de la patiente dès qu’elle s’est présentée et a expliqué les symptômes qu’elle ressentait.

Mylène Drouin, directrice régionale de la santé publique de Montréal. PHOTO : Radio-canada (TWITTER/DRSP)

Ces symptômes s’apparentent à ceux de la grippe, et le fait que la dame ait récemment séjourné en Iran a joué un rôle important dans les mesures prises pour lui prodiguer des soins. Depuis, la femme est retournée chez elle où elle est en confinement. La directrice régionale de la santé publique de Montréal a indiqué que la suite des choses consiste à « retracer toutes les personnes » qui ont côtoyé de près cette patiente, durant le vol de l’Iran au Canada, et même après. La démarche consiste à procéder aux tests qui permettront d’être fixé sur leur état de santé et d’éviter d’autres contaminations, a-t-elle précisé. Mme Drouin souligne qu’un protocole est en place dans les unités que les médecins, infirmiers et autres intervenants doivent absolument respecter. Les nouvelles règles dans les établissements de santé au Québec sont mises en place sous la coordination du ministère provincial de la Santé et Services sociaux.

La stratégie provinciale tient également compte des indications fournies par l’Agence canadienne de santé publique qui a renforcé les mesures de contrôle et de triage aux frontières du Canada, ce qui permet une meilleure réaction et intervention en face de cas suspects. Il s’agit généralement de personnes en provenance de pays classés à risque, à l’instar de la Chine, de la Corée du Sud, de l’Italie du Nord et de l’Iran.

Les mesures au Québec et au Canada s’apparentent à celles qui ont été rendues publiques vendredi par Tedros Adhanom Ghebreyesus. le directeur général de l’OMS qui a indiqué que la menace est devenue « très élevée». M. Tedros  a rappelé l’importance des mesures individuelles, comme le fait de se laver très souvent les mains avec de l’eau et d’un nettoyant à base d’alcool, de désinfecter les espaces communs au bureau et dans les cuisines, d’éviter les contacts avec les personnes contaminées, de tousser ou d’éternuer dans un mouchoir jetable, bref de suivre les lignes directrices nationales et celles de l’OMS, et de contacter les professionnels de la santé en cas de nécessité (symptômes de fièvre, grippe, etc.). Pour les personnes de plus de 60 ans, il a mentionner qu’il faut prendre des précautions supplémentaires, surtout si elles sont atteintes de maladies graves.

À ce jour, le nombre de cas en Chine est estimé à 70 824, et 2791 décès. En dehors de la Chine, ce sont 4351 cas qui ont été recensés dans 49 pays. L’Iran, L’Italie du Nord et la Corée du Sud sont considérés comme de nouveaux foyers d’expansion du coronavirus. Des pays comme le Nigéria, les Pays-Bas, le Danemark, l’Estonie et la Lituanie ont déclaré leurs premiers cas, alors que le nombre de nouveau cas en Chine est à son niveau le plus bas depuis un mois, selon l’OMS, soit 329 personnes contaminées en 24 h.

Les incidences du COVID-19 se traduisent par des annulations de vols, la chute des marchés boursiers au plus bas niveau depuis la crise de 2008. Les analystes redoutent les effets à plus long terme et n’hésitent pas à mentionner l’éventualité d’une récession, surtout si le coronavirus perdurait, en l’absence d’un traitement et d’un vaccin consacrés à son éradication.

Avec Radio-Canada, l'Organisation mondiale de la santé et La Presse canadienne

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