Le Canada n’exclut pas l’éventualité d’avoir à gérer d’autres vagues de la pandémie après l’épisode actuel. Crédit : Istock

2e ou 3e vague COVID-19 : aider les autres pays et protéger le Canada

Dans sa mise à jour quotidienne sur la crise de la COVID-19, Justin Trudeau mentionne que l’une des stratégies du Canada pour s’en sortir consiste à soutenir les pays les plus pauvres pour préparer le Canada à faire face aux contrecoups d’une deuxième voire d’une troisième vague de la COVID-19.

La Canada main dans la main avec le G20

Plusieurs experts de maladies infectieuses à travers le monde mettent en garde contre la survenue de nouvelles vagues de la pandémie.

CBC s’est entretenue à ce sujet avec Dr Isaac  Bogoch, chercheur à la clinique du Toronto General Hospital Research Institute, en Ontario. Celui-ci souligne qu’une 2e vague d’éclosion du virus n’est pas à exclure après la levée des mesures actuelles de confinement. C’est ainsi qu’il préconise que cette levée se fasse de façon progressive pour éviter une augmentation des infections.

Dans son point de presse jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a tenu compte de l’éventualité que le Canada ait à gérer ces nouvelles vagues d’éclosion de la COVID-19. Évoquant l’entretien téléphonique qu’il a eu avec les partenaires du G20, il a souligné l’importance d’une approche concertée pour harmoniser les stratégies, et trouver des remèdes et vaccins contre cette pandémie. Mettant de l’avant l’importance pour ces pays de soutenir la croissance économique mondiale et de dégager des ressources pour venir en aide aux pays les moins nantis, M. Trudeau a souligné que c’était dans l’intérêt du Canada de faire partie de la solution.

« C’est une crise globale qui exige des solutions globales. En protégeant les autres, nous nous protégeons nous-mêmes […] Ce n’est pas seulement une question d’altruisme, étant donné qu’on pourra avoir à gérer une 2e voire une 3e vague de COVID-19 après avoir réussi à aplanir la courbe. Participer à l’aide internationale est aussi une stratégie pour le Canada d’empêcher une résurgence de la maladie par une action concrète dans les pays les plus vulnérables qui n’ont pas les reins assez solides pour faire face à la pandémie », a affirmé Justin Trudeau.

Le Canada compte donc répondre à l’appel de l’ONU qui souhaite voir les pays les plus nantis contribuer à l’effort mondial de réunir la somme de deux milliards de dollars pour contribuer à désamorcer « la bombe à retardement » qu’est l’Afrique qui commence à gérer ses premiers cas de COVID-19.

Le Premier ministre Justin Trudeau s’adresse aux Canadiens au sujet de la pandémie de COVID-19 depuis Rideau Cottage à Ottawa, jeudi 26 mars 2020. – THE CANADIAN PRESS/Sean Kilpatrick

Lors de son point de presse, le premier ministre est revenu sur les mesures d’aide annoncées au Canada pour soutenir la population, les entreprises et l’économie nationale dans le contexte actuel de crise. Il a notamment mis l’accent sur la nouvelle prestation canadienne d’urgence de 107 milliards de dollars qui permettra aux personnes qualifiées de bénéficier d’une aide de 2000 $ par mois, pendant quatre mois, d’une allocation parentale bonifiée, entre autres. Il a aussi souligné le moratoire de six mois accordé aux étudiants pour le remboursement de leurs prêts.

Le premier ministre n’a pas exclu la possibilité d’une entente avec les institutions bancaires en vue d’alléger les frais d’intérêt sur les cartes de crédit qui peuvent aller jusqu’à 20 % dans certains cas. Il a indiqué que le gouvernement pourrait envisager des solutions plus intéressantes, en favorisant l’accès des Canadiens à des crédits à faible taux, aux modalités plus souples pour leur permettre de traverser la zone de turbulence actuelle.

Justin Trudeau a insisté sur l’importance pour les Canadiens de continuer à observer les mesures de restrictions actuelles en raison de la COVID-19. Il a mis en garde plus spécifiquement ceux qui reviennent d’un voyage à l’étranger et qui ont tendance à négliger les recommandations de confinement obligatoire de 14 jours. Il a rappelé que la Loi sur la quarantaine va être mise en place, avec des possibilités de peine d’emprisonnement et d’amendes pouvant aller jusqu’à un million de dollars dans certains cas.

En fin de compte, M. Trudeau a rappelé l’importance d’une collaboration étroite avec les États-Unis pour l’application des règles de sécurité aux frontières. Il a souligné à ce sujet que le Canada partage la plus longue frontière non militarisée au monde avec les États-Unis, et que c’est dans l’intérêt des deux pays que des troupes militaires américaines soient stationnées à 30 km de la frontière canadienne. Le Président Trump l’a voulu ainsi dans le but d’empêcher les mouvements migratoires et de protéger les États-Unis de la propagation du coronavirus.

Avec CBC/Radio-Canada

Catégories : International, Politique, Santé
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