Le télétravail demande un investissement en ressources à l’instar d’Intert, d’équipements de bureau comme une chaise ergonomique, une table, une imprimante, de l’ancre, entre autres. Crédit : Istock.

Télétravail : l’employeur devrait-il fournir le matériel utilisé à domicile ?

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) répond par l’affirmative.

Le SPGQ soutient que le télétravail imposé à plusieurs travailleurs en contexte de crise sanitaire devrait s’accompagner par une prise de conscience des responsables, notamment dans le secteur public, où les employés devraient bénéficier des outils nécessaires à l’accomplissement de leur travail à domicile.

Le syndicat estime à ce sujet que le gouvernement du Québec devrait revoir sa façon de procéder.

« Le gouvernement remplit mal son rôle d’employeur, car il néglige de rendre disponible le matériel dont ont besoin ses employés pour accomplir les missions de l’État », souligne le communiqué.
Le SPGQ regroupe près de 30 000 spécialistes, dont environ 21 000 dans la fonction publique. Dans presque 90 % des cas, les employés du SPGQ en télétravail utilisent leurs outils personnels pour remplir leurs missions et le syndicat estime que l’employeur devrait fournir une compensation. 
« Depuis le début de la crise sanitaire, le secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) reconnaît que le matériel de travail doit notamment être fourni par l’employeur. Toutefois, il n’offre à peu près aucune compensation sur l’utilisation du matériel personnel. C’est illogique », ajoute Line Lamarre, présidente du SPGQ, dans le communiqué.

Les compensations devraient couvrir les dépenses d’Internet et autres frais supplémentaires générés par le télétravail, comme l’achat d’une chaise ergonomique.

« L’État a rapidement décrété l’obligation de télétravail pour les employés quand la pandémie a été déclarée à la mi-mars. Malgré tout, il continue d’exiger de son personnel qui utilise la voiture le paiement mensuel pour leur espace de stationnement au travail, même si l’emplacement est inoccupé depuis mars. Que le gouvernement fasse des économies avec ses employés en télétravail est une chose. S’enrichir sur le dos des employés qui ne sont pas responsables de cette situation en est une autre », a souligné Mme Lamarre.

Comme ce syndicat, il ne serait pas rare que plusieurs autres voix syndicales s’élèvent au Québec et ailleurs au Canada pour réclamer les mêmes compensations pour leurs travailleurs qui doivent remplir leurs obligations à partir de chez eux, pour diverses raisons liées à la pandémie, et qui doivent se contenter de leurs équipements personnels qui ne sont pas toujours appropriés.

Alors que les élèves étaient encore en pleine classe à distance, certains parents en télétravail ont dû se contenter de la table de la cuisine et de ses chaises basses, pour laisser le bureau à l’usage des jeunes écoliers.

Par ailleurs, certains équipements, comme l’imprimante, l’encre, le papier d’impression, entre autres, sont souvent laissés à la charge de l’employé.

« Nos membres ne demandent pas à être remboursés pour du papier toilette ou du café, ils veulent simplement que l’employeur reconnaisse et compense le manque de matériel adéquat pour certaines et certains », conclut la présidente du SPGQ.
Avec des informations du FPGQ

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