L’idée du réseau social est de créer une communauté à proximité de chez soi. (Photo : Johanna Geron/Reuters)

Facebook expérimente une nouvelle interface « Quartiers » à Calgary

Le réseau social américain Facebook est en train de tester une nouvelle interface en catimini dans la capitale de l’Alberta pour permettre à ses utilisateurs de se connecter avec leurs voisins de quartier.

La nouveauté a été révélée par Matt Navarra, un consultant en médias sociaux qui a partagé des captures d’écran de l’interface nommée « Neighbourhoods » (« Quartiers » en anglais) sur Twitter.

Le service permet de partager du contenu avec ses voisins et de se créer un profil de quartier pour les voisins qui ne sont pas amis avec soi sur le réseau social.

« Plus que jamais, les gens utilisent Facebook pour prendre part à la vie de leur communauté locale, » a précisé un porte-parole de Facebook à Radio Canada International. « Pour faciliter cela, nous mettons en place un projet de test limité de « Neighbourhoods », un espace dédié au sein de Facebook pour que les gens puissent se connecter avec leurs voisins. »

L’idée du réseau social est de créer une communauté à proximité de chez soi dans laquelle vous pouvez « demander des recommandations et des conseils, offrir et demander du soutien, se mobiliser pour soutenir les entreprises locales ou discuter avec des voisins qui partagent des intérêts communs ».

Les captures d’écran montrent que l’interface propose de partager sa localisation pour « s’assurer que tous les habitants du quartier vivent à proximité » et ainsi proposer des publications, des groupes ou des objets en vente dans le quartier lui-même.

Toutefois, la localisation « permet également à Facebook de proposer des expériences plus pertinentes en dehors des quartiers, notamment des publicités ».

Les utilisateurs peuvent désactiver la localisation, changer de quartier ou tout simplement quitter l’interface quand ils le veulent, explique Matt Navarra.

Facebook demande également aux utilisateurs d’être de « bons voisins ». S’en suit une liste de cinq points à respecter sur la plateforme tels que « Soit inclusif », « Soit aimable » ou encore « Reste local ».

L’objectif de Facebook est aussi de proposer aux utilisateurs de rejoindre des groupes locaux déjà créés. La différence entre « Neighbourhoods » et ces groupes est qu’il n’y a pas d’administrateur pour gérer l’interface.

Une copie de Nextdoor ?

Le géant américain cherche depuis quelques années à pousser les gens vers des relations plus intimes avec de nouvelles interfaces. Dans son application de messagerie Messenger, le réseau offre désormais la possibilité de créer des groupes privés par exemple.

Il a également commencé à encourager les utilisateurs à créer des profils séparés au sein de leur profil Facebook principal afin de prendre part à de nouvelles interfaces, comme Facebook Dating (pour les relations amoureuses) ou Facebook Campus (pour se connecter avec d’autres étudiants).

Nextdoor a été lancé au Canada en septembre 2019. l’application propose des services de ramassage d’épicerie ou de médicaments pour les voisins, de partage de provisions ou de promener les chiens des gens. Le réseau social hyperlocal joue un rôle de plus en plus important pour les personnes contraintes de rester à la maison pour échapper à la pandémie de coronavirus. (Photo : Eric Baradat / AFP / Getty Images)

Certains remarqueront toutefois que l’interface « Neighbourhoods » ressemble étrangement à l’application Nextdoor, un réseau social lancé en 2008 et basé sur les relations entre voisins.

La société basée à San Francisco affirme qu’elle dessert plus de 268 000 quartiers dans le monde. Chaque quartier fonctionne comme son propre mini réseau social, et les gens l’utilisent pour tout faire, de la vente de biens d’occasion à l’affichage d’informations sur la criminalité ou les événements du quartier.

Certains utilisateurs se plaignent cependant du manque de respect de la vie privée sur Nextdoor notamment sur le fait que les gens doivent partager leur adresse.

Ce n’est pas la première fois que Facebook reprend des innovations de ses compétiteurs. La plateforme a été accusée à plusieurs reprises de plagiat, notamment sur l’option « Stories » qui avait été originellement mise en place par Snapchat.

Facebook fait actuellement l’objet d’une enquête de la part de plusieurs régulateurs gouvernementaux, dont la Commission fédérale du commerce des États-Unis et le ministère de la Justice, pour comportement anticoncurrentiel présumé.

Avec les informations de Facebook et Bloomberg.

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