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USNC-Power entend développer le tout premier petit réacteur modulaire canadien

USNC-Power, la division canadienne de l’entreprise américaine Ultra Safe Nuclear Corporation, continue sa marche dans le développement du tout premier petit réacteur modulaire nucléaire au Canada avec l’annonce de la création d’un conseil consultatif composé de certains des plus grands experts de l’industrie nucléaire canadienne.

Le conseil supervisera et conseillera le plan d’USNC-Power pour fabriquer et mettre en œuvre ce que la société a appelé un « réacteur micromodulaire ». Sa création survient après la publication par le gouvernement canadien, la semaine dernière, de son plan d’action national pour développer l’industrie des réacteurs modulaires nucléaires.

Il s’inscrit dans une stratégie plus vaste pour atteindre les objectifs de réduction des gaz à effet de serre pour 2030, selon l’Accord de Paris, ainsi que l’objectif global de zéro émission nette d’ici 2050.

Au début de l’année, USNC-Power et Ontario Power Generation (OPG) ont formé une entreprise commune, appelée Global First Power (GFP), pour mettre en œuvre un site de démonstration commercial du nouveau type de réacteur nucléaire. On espère produire un premier réacteur pleinement opérationnel d’ici 2026. Compte tenu des progrès réalisés à ce jour, la création d’un conseil consultatif canadien était nécessaire pour guider la création de cette avancée énergétique révolutionnaire au potentiel mondial.

Petit, compact et mobile. (USNC)

Une technologie nucléaire invitante?

Le réacteur modulaire de USNC-Power devrait produire cinq mégawatts d’électricité.

Ses petits réacteurs mobiles (PRM) seraient conçus pour fonctionner indépendamment ou en modules de plus en plus nombreux au fur et à mesure que la population d’une petite communauté éloignée augmente.

Ils pourraient être facilement transportés déjà assemblés dans des conteneurs d’expédition de grandeurs standards.

Les PRM auraient une puissance maximale de 300 MW, comparativement à une puissance classique de 800 MW.

Les plus petits pourraient être de la taille du sous-sol d’une maison, et les plus gros, de celle d’un édifice.

Puisque les PRM seront moins puissants que les réacteurs traditionnels, ils généreront individuellement moins de déchets.

Ce miniréacteur nucléaire pourrait être installé dans un jardin. © Hyperion Power Generation

Trois provinces ont fusionné leurs efforts

Il y a un an, l’Ontario, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick ont annoncé qu’elles travailleraient dorénavant ensemble à la recherche et à la construction de petits réacteurs modulaires qui pourraient notamment alimenter en électricité une multitude de petites communautés nordiques du pays.

L’Ontarien Doug Ford, le Saskatchewanais Scott Moe et le Néo-Brunswickois Blaine Higgs ont signé un protocole d’entente qui stipule que la conception de ces petits réacteurs modulaires serait un outil de plus pour aider leur province respective à réduire les émissions de carbone et à s’éloigner des sources d’énergie non renouvelables comme le charbon.

Ces premiers ministres ont dit qu’il pourrait s’agir d’une occasion de croissance économique, estimant le marché canadien de cette énergie à 10 milliards de dollars et le marché mondial à 150 milliards.

Cette initiative est une « occasion pour le Canada d’être un véritable chef de file », a dit M. Ford.

RCI avec CNW et CBC News

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