Depuis le 21 février dernier, le gouvernement fédéral impose de nouvelles restrictions aux voyageurs qui veulent venir au Canada par avion.
À moins d’être un travailleur jugé essentiel, ils doivent désormais se soumettre à une mise en quarantaine obligatoire à l’hôtel à leurs frais, le temps d’obtenir un résultat négatif à un test de la COVID-19. Même s’ils reçoivent un résultat négatif, ces voyageurs sont ensuite forcés de faire une autre quarantaine, de deux semaines celle-là, à leur domicile.
Les plus récentes données fournies par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) ne permettent pas de constater l’impact de ces nouvelles mesures, elles suggèrent que les discussions et les débats préalables à leur adoption pourraient avoir découragé beaucoup de Canadiens d’entreprendre des voyages à l’étranger.
Rappelons que le gouvernement avait commencé à réfléchir à l’option de la quarantaine à l’hôtel en janvier, mais il n’avait confirmé les détails que le 12 février.
Ce que suggèrent les chiffres
En premier lieu, les données révèlent qu’il y a eu une augmentation des voyages aériens internationaux après la période de Noël, avec près de 170 000 personnes arrivant au Canada entre le 28 décembre et le 10 janvier. Ils étaient environ 128 000 personnes à l’avoir fait entre les 14 et 27 décembre.
Au cours des deux dernières semaines de janvier, les arrivées internationales ont chuté à 106 000 personnes, et dans les deux premières semaines de février, ce chiffre a encore baissé substantiellement à 94 000.
Cette chute des arrivées internationales est survenue tout de suite après que le gouvernement fédéral a commencé à exiger des voyageurs qu’ils présentent un test de COVID-19 négatif avant d’entrer à bord d’un avion à destination du Canada.

Des passagers en attente à l’aéroport Montréal-Trudeau Photo : Ryan Remiorz/La Presse canadienne
On attend la suite des statistiques
Les statistiques hebdomadaires fournies par l’ASFC montrent que les voyages aériens internationaux pendant la pandémie représentaient à la mi-février moins d’un dixième de ce qu’ils étaient avant la COVID-19.
Depuis le 22 février, les voyageurs aériens internationaux doivent également se mettre en quarantaine à l’hôtel pendant trois jours après leur atterrissage, en attendant les résultats des deuxièmes tests de COVID-19.
Il faudra cependant attendre la publication de plus récentes données pour connaître l’impact réel des plus récentes restrictions sanitaires sur les déplacements des Canadiens à l’étranger.
De la dernière semaine de mars 2019 à la mi-février 2020, l’ASFC avait dénombré 35,6 millions de voyageurs arrivant sur des vols internationaux, y compris en provenance des États-Unis. Entre mars 2020 et février 2021, ce total avait chuté à 1,9 million.
RCI avec La Presse canadienne








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