Toronto

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Photo Credit: Evan Mitsui

Toronto : le second marché résidentiel le moins accessible au Canada

Toronto est la quatrième ville au monde où il fait bon vivre et l’une des villes les plus accueillantes pour y faire des affaires. Voilà ce qu’on peut lire dans un rapport de 245 pages rendu public aujourd’hui.

imgresMais, Toronto est aussi la seconde ville en importance au Canada où le marché de l’habitation est le moins convivial au pays.

Le rapport annuel de la Toronto Foundation, intitulé Vital Signs (Trad. : signes vitaux) examine une multitude de sujets allant de l’économie à l’environnement en passant par le taux de criminalité.

Rahul Bhardwaj, président et chef de la direction de la Toronto Foundation, affirme que Toronto peut être fière de son résultat tout en soulignant qu’on y trouve des problèmes sérieux, des réalités inquiétantes.

« Les problèmes de Toronto ne font pas dans la simplicité. Si tel était le cas, nous trouverions facilement des solutions simples, il va de soi.  Nous faisons face à des problèmes complexes.»

Le logement abordable – en fait le manque criant de logement abordable – est encore et toujours au cœur de la réalité torontoise comme le souligne le rapport Vital Signs. Il n’y a qu’à Vancouver où la situation est pire.

« En juillet de cette année, plus de 170 000 personnes se retrouvaient sur des listes d’attente de logements sociaux dans la ville de Toronto,» souligne Sara Goldvine du Toronto Community Housing. «Des familles peuvent attendre jusqu’à huit ans avant d’avoir accès à un appartement subventionné dans la ville. »

Le coût médian d’une maison typique Toronto est de 691 000$, ce qui exige d’une famille un revenu brut annuel d’au moins 140 000$. Le coût moyen de location pour un simple appartement est de 1 100$/mois.ssvscentre_spread_top_left_demographics.jpg.size.xxlarge.letterbox

Quelques données

La mesure du prix moyen d’une maison par rapport au revenu moyen des familles place Toronto au quinzième rang des marchés immobiliers les moins accueillants au monde.

L’index d’accessibilité des prix – le revenu nécessaire avant impôts d’un ménage pour remplir ses obligations hypothécaires dans le marché actuel – était de 65,3% au premier trimestre de 2014.

Le taux d’inoccupation des appartements d’une chambre à coucher dans le Grand Toronto était de 1,7% en 2013.

Le loyer moyen pour un appartement d’une chambre à coucher dans le Grand Toronto en 2013 exigeait 40,6% du revenu moyen d’une personne travaillant à plein temps chez les 15-24 ans.

À Toronto, 45% des personnes dans la vingtaine vivent avec leurs parents.

260 unités HLM ont été livrées en 2013, une chute de 77% par rapport à 2012

Une ville plus verte

Le rapport Vital Signs souligne également que les Torontois ont des habitudes de vie plus vertes, qu’ils utilisent moins d’eau potable et qu’ils recyclent davantage.

La consommation d’eau a chuté de 16 millions de litres par jour entre 2011 et 2012.

Le taux de déchets domestiques a augmenté au cours des trois dernières années. Reste que le pourcentage de récupération a atteint 53% en 2013, une augmentation de 1% par rapport à l’année précédente.

Le nombre de bâtiments possédant la certification LEED (Leadership in Energy and Environment Design) – un système nord-américain de standardisation de bâtiments à haute qualité environnementale – augmente de 60 unités annuellement depuis deux ans.

On retrouve plus de 10 millions d’arbres dans la  forêt urbaine torontoise de 116 essences différentes, soit 16 000 arbres par kilomètre carré ou encore quatre arbres par Torontois.

imgresAvec 1 600 parcs, la ville de Toronto offre plus d’espaces verts à ses citoyens que toute autre grande ville nord-américaine.

En 2012, les émissions de gaz à effet de serre étaient de 25% moindre qu’en 1990. Par contre, la ville n’a pas réussi à rencontrer sa cible de réduction de 20% de polluants atmosphériques générés localement de 2004 à 2012.

Trafic humain

Les crimes violents sont en baisse – depuis sept ans, le Grand Toronto affiche le taux le plus bas de criminalité de 33 centres urbains recensés. Le taux de criminalité était en baisse de 8% en 2013.

Par contre, le trafic humain reste un problème à Toronto et à son aéroport international Pearson.

On peut lire dans le rapport Vital Sign que la grande région métropolitaine de Toronto est une des destinations les plus communes pour le trafic de personnes en Ontario. De plus, Toronto serait une plaque tournante du trafic de personnes tant au Canada qu’à l’international.

« Toronto est une plaque tournante du trafic humain sur l’ensemble des routes internationales. Les victimes en très grande majorité n’ont que 17 ans, »  affirme Carly Sapoznik, présidente et cofondatrice de Alliance Against Modern Slavery, une ONG basée à Toronto.

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Mots-clés :
Publié dans : Économie, Environnement, Société

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