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 Une tour résidentielle de 17 étages de la ville de Tainan s'est effondrée le mois dernier lors d'un séisme d’une magnitude de 6,4 qui a frappé le sud de Taïwan.

Une tour résidentielle de 17 étages de la ville de Tainan s'est effondrée le mois dernier lors d'un séisme d’une magnitude de 6,4 qui a frappé le sud de Taïwan.
Crédit photo : GI / Ashley Pon

Montréal et Vancouver : 10 à 15 % de risques de méga séisme

Le Canada a deux zones de tremblement de terre majeur, la première étant située dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique dans l’ouest du Canada et la seconde se trouvant dans la région d’Ottawa et de la vallée du Saint-Laurent, notamment au niveau des villes Ottawa, Montréal et Québec.

Une étude en octobre 2013 commandée par le Bureau d’assurance du Canada estimait qu’il y avait au moins une chance sur 15 qu’un tremblement de terre capable de dommages importants vienne frapper le sud du Québec et de l’Ontario dans les 50 prochaines années.

L’étude indiquait que les bâtiments en maçonnerie non armée et de nombreux bâtiments historiques de la ville de Québec sont particulièrement à risque.

Tremblements de terre au Canada de 1627 à 2010 © Radio-Canada

Tremblements de terre au Canada de 1627 à 2010 © Radio-Canada

15 % de risque majeur d’ici 50 ans dans la région de Montréal

Montréal est donc la deuxième ville la plus à risque au Canada, après Vancouver. Cela est de nature à surprendre une forte proportion de Montréalais, car le plus puissant séisme enregistré à ce jour dans la métropole québécoise est de 5,8… en 1732.

Mais la ville se trouve bien dans une zone où il y a la possibilité de subir des séismes entre 5 et 6 sur l’échelle de Richter et la grande densité de population ainsi que le type de sol place Montréal dans une zone dangereuse.

En fait, la région métropolitaine pourrait connaître un tremblement de terre équivalent à celui qui a frappé Haïti en 2010, selon l’étude commandée par le Bureau d’assurance du Canada et menée par la firme AIR Worldwide.

Un facteur de risque est le fait que la majorité des bâtiments sont âgés de plus de 25 ans et qu’ils n’ont pas été construits selon des normes parasismiques qui visent à prévenir les effets des séismes.

« Il va y avoir des dommages. On ne peut pas dire que Montréal est prête à affronter un séisme de très grande envergure sans qu’il n’y ait aucun problème. Pour se faire, il faudrait vérifier chaque structure et faire les corrections qui sont requises » affirme Robert Tremblay, professeur spécialisé en conception et construction parasismique à lécole Polytechnique de Montréal.

 On place la probabilité qu'un séisme d'une magnitude de 7,1 touche la vallée du Saint-Laurent et la vallée de l'Outaouais au cours des 50 prochaines années dans une fourchette de 5 % à 15 %.

On place la probabilité qu’un séisme d’une magnitude de 7,1 touche la vallée du Saint-Laurent et la vallée de l’Outaouais au cours des 50 prochaines années dans une fourchette de 5 % à 15 %.

10 % de risque majeur d’ici 50 ans dans la région de Vancouver

Une sismologue du ministère canadien des Ressources naturelles soutenait récemment qu’il y a une chance sur 10 qu’un tremblement de terre au large de la Colombie-Britannique d’une ampleur megatectonique ne déchire la côte ouest-canadienne dans les 50 prochaines années.

« En ce moment, les deux plaques tectoniques (sous la région de Vancouver ) sont en quelque sorte coincées ensemble. Elles sont verrouillées, mais elles sont toujours en mouvement l’une vers l’autre. » C’est ce que soulignait Alison Bird, sismologue de Ressources naturelles Canada.

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Vue de la ville de Vancouver. Lorsque la prochaine grande secousse megatectonique se produira, les résidents sur le côté ouest de l’île de Vancouver n’auront à peine que 20 minutes pour se réfugier vers un terrain plus élevé et éviter l’onde de choc d’un Tsunami.

Vue de la ville de Vancouver. Lorsque la prochaine grande secousse megatectonique se produira, les résidents sur le côté ouest de l’île de Vancouver n’auront à peine que 20 minutes pour se réfugier vers un terrain plus élevé et éviter l’onde de choc d’un Tsunami. © iStock

On n’est pas prêt non plus sur la côte ouest du Canada

L’organisme provincial responsable de la gestion des urgences dans la province de la Colombie-Britannique affirmait en 2014 ne pas du tout être prêt pour un séisme de grande envergure. Un séisme de ce genre serait catastrophique, affirmait à l’époque le vérificateur général de cette province, Russ Jones.

Russ Jones ajoutait que son bureau avait publié des conclusions similaires en 1997 et qu’il n’y avait eu aucun progrès significatif depuis ce temps. Il faisait remarquer que le budget d’urgence est inchangé depuis 2006 et que la province ne fait rien pour se préparer à faire face à un important tremblement de terre.

Le dernier séisme « megatectonique » s’est produit au large de l’ile de Vancouver en 1700

Selon les plus récentes données scientifiques, ce séisme megatectonique avait généré un tsunami haut de 4 étages qui a heurté le Japon neuf heures plus tard.

Les scientifiques croient que la secousse a été ressentie aussi loin qu’à la frontière du Manitoba plus de 1000 kilomètres à l’Est.

La secousse a été suivie presque immédiatement par un tsunami qui selon la légende et les scientifiques a aspiré dans l’océan tous les Amérindiens et les animaux qui se trouvaient le long de la côte extérieure.

RCI avec des informations de Radio-Canada à Vancouver et d’Anne-Marie Provost de Radio-Canada à Montréal.

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Publié dans : Environnement, Science et technologie

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