taxe de 15 % aux acheteurs étrangers sur un vaste territoire dans le sud de l’Ontario Photo : Radio-Canada

taxe de 15 % aux acheteurs étrangers sur un vaste territoire dans le sud de l’Ontario Photo : Radio-Canada

L’Ontario impose une taxe de 15 % aux acheteurs étrangers de propriétés sur une très large partie de la province

Cette mesure vise à ralentir le marché immobilier de la grande région de Toronto, où le prix moyen des maisons isolées a monté à 1,21 million le mois dernier, une hausse de 33,4 % comparativement à l’année précédente.

L’Ontario souhaite refroidir la surchauffe immobilière dans la région de Toronto en imposant d’abord une taxe de 15 % sur la spéculation pour les non-résidents, en permettant à la métropole d’imposer une taxe sur les propriétés vacantes et en utilisant des terrains excédentaires pour construire des logements abordables.

La première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne affirme que la taxe de 15 % sera imposée aux acheteurs de la région élargie du Golden Horseshoe qui ne sont pas des citoyens, des résidents permanents ou des sociétés canadiennes.

Lors de l’adoption de la loi, la taxe sera rétroactive au 21 avril 2017. Mme Wynne estime que les nouvelles mesures sur l’immobilier rendront la recherche d’un endroit où habiter un peu plus facile, un peu moins frénétique et beaucoup plus juste.

Symbole de la flambée des prix à Toronto : cette petite maison jumelée de l’est de la ville s’est vendue 1,1 million de dollars plus tôt ce mois-ci. Photo : Radio-Canada/Michel Bolduc
Symbole de la flambée des prix à Toronto : cette petite maison jumelée de l’est de la ville s’est vendue 1,1 million de dollars plus tôt ce mois-ci. Photo : Radio-Canada/Michel Bolduc

Un régime de taxe particulier pour les étrangers qui ferait boule de neige

Le maire de Toronto, John Tory, avait déjà souhaité l’imposition d’une taxe sur les propriétés vacantes. Mme Wynne a indiqué que l’Ontario permettrait à Toronto et aux autres municipalités intéressées d’imposer une telle taxe afin d’encourager les propriétaires à vendre ou à louer leurs propriétés libres.

Le plan immobilier du gouvernement provincial libéral contient 16 mesures au total, dont une visant à déterminer les terrains excédentaires appartenant à la province afin de les utiliser pour construire des logements abordables. Une remise d’une partie des redevances d’aménagement pour encourager la construction d’immeubles à logements et une révision des pratiques des agents immobiliers sont aussi prévues.

Ce qu’implante l’Ontario ressemble à ce qui a été mis en place dans la région métropolitaine de Vancouver l’été dernier. Le marché immobilier de Vancouver comptait alors de 10 % à 15 % d’acheteurs étrangers, alors que cette proportion serait de 4 % à 5 % dans la grande région de Toronto.

L’impact sur le marché immobilier de Montréal et des environs

Taxer les étrangers à Toronto qui achètent de l’immobilier pour spéculer et non pour y vivre pourrait avoir un effet domino négatif sur les acheteurs dans le second marché immobilier au pays, celui de Montréal.

C’est la crainte exprimée par la Fédération des Chambres immobilières du Québec. « On peut penser qu’une partie de la demande pourrait se déplacer à Montréal, a dit le représentant de cette Fédération, Paul Cardinal, qui précise qu’un tel effet de déplacement s’est déjà produit lorsque Vancouver a décidé de réglementer les achats des étrangers.

Montréal pourrait maintenant être la prochaine sur la liste des spéculateurs – 5:11

Pas de surchauffe au Québec?

Le nombre de propriétés existantes vendues au Québec au premier trimestre de 2017 a augmenté de 6,3 % par rapport à la même période l’an dernier. Il s’agit du meilleur début d’année depuis cinq ans au chapitre des ventes.

La hausse annuelle des prix moyens s’est accélérée à 4,1 %, à 284 777 $. « La forte augmentation des ventes, qui s’appuie surtout sur les copropriétés, confirme le virage dans ce marché. L’accélération totale des prix autour de 4 % repose également sur les copropriétés », précise Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins.

Au total, l’immobilier résidentiel au Québec ne fait que reprendre de la vigueur après une période d’accalmie. Il n’y a aucun signe de surchauffe et la progression des prix est loin d’être démesurée, comme c’est le cas à plusieurs endroits en Ontario.

L’économiste estime que le marché de l’habitation du Québec amorce une phase de croissance qui sera sans doute modérée. « Des mesures pour ralentir le secteur résidentiel, telles que celles appliquées à Vancouver l’été dernier et celles annoncées ce matin en Ontario, sont donc loin d’être nécessaires au Québec. »

RCI avec La Presse canadienne et la contribution d’Annie Desrocher, Jasques Dufresne et Marie Villeneuve de Radio-Canada

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