Le salon bleu de l’Assemblée nationale du Québec
Photo Credit: Radio-Canada

À un an des élections générales, le premier ministre du Québec procède à un remaniement majeur

À un an des élections générales au Québec, et après une cuisante défaite lors de l’élection partielle dans la circonscription de Louis-Hébert, réputée être un château fort libéral, le premier ministre Philippe Couillard a procédé mercredi matin à un remaniement majeur de son Conseil des ministres.

Premier de cette ampleur depuis l’élection des libéraux en avril 2014

Depuis 2014, lorsque Philippe Couillard a pris le pouvoir à Québec, il cherche à projeter l’image d’un gouvernement soucieux d’exercer une gestion serrée des finances publiques.

Cela dit, depuis aujourd’hui, le nombre de ministres passe de 25 à 30.

Proportion homme-femme

La proportion de femmes au cabinet, quoique substantielle, demeure inchangée à 42 %, avec 13 femmes au total sur 31 membres, y compris le premier ministre.

Trois recrues féminines accèdent au conseil des ministres, mais les femmes déjà en poste n’ont pas reçu de promotion et le seul membre du cabinet précédent à avoir été rétrogradé simple député est une femme, Rita de Santis.

De nouvelles figures

Le premier ministre Couillard voulait donner une image de « renouveau » à son gouvernement. Le cabinet compte en fait cinq nouvelles figures (André Fortin, Isabelle Melançon, Stéphane Billette, Véronyque Tremblay et Marie Montpetit), qui feront baisser la moyenne d’âge du groupe.

André Fortin, la surprise

André Fortin, député de Pontiac

La grande surprise de ce remaniement est la nomination d’une recrue de 35 ans, André Fortin, député de Pontiac, qui devient ministre des Transports, un des plus gros ministères du gouvernement et certainement un des plus difficiles à gérer.

Le nouveau Conseil des ministres du gouvernement libéral à Québec

Des réactions

Évidemment, un remaniement d’une telle ampleur a eu des échos dans plusieurs secteurs de la société québécoise.

Monde syndical

Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ, plus grande centrale syndicale au Québec), Daniel Boyer, espère surtout que ce remaniement entraînera l’établissement d’un véritable dialogue social. Mais il craint des compressions après les annonces de réduction du fardeau fiscal des Québécois.

Daniel Fortin (http://ftq.qc.ca/)

« Une réduction du fardeau fiscal pour qui? Pour les plus nantis? Pour les entreprises? On a besoin de réinvestissements en santé, en éducation. »

Daniel Boyer, président de la FTQ

En matière de travail, Daniel Boyer attend de pied ferme la réforme de la Loi sur les normes du travail, en espérant que la ministre Dominique Vien, toujours en poste, abolira finalement les clauses de disparité de traitement, comme les régimes de retraite à deux vitesses.

Environnement

Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre. (Radio-Canada)

« On ne voudrait pas que les changements de ministres fassent que les choses prennent du retard. Nous demandons un rééquilibrage des investissements entre le routier et le transport collectif, puisque ce dernier n’est pas suffisamment soutenu. Nous demandons également l’abandon du règlement sur les hydrocarbures, un anachronisme après avoir dit non au pétrole sur l’île d’Anticosti, notamment. »

Steven Guilbeault, directeur principal d’Équiterre.

Patrick Bonin, Greenpeace (Radio-Canada)

« Il fallait qu’il y ait un virage, autant en matière d’énergie qu’en environnement et même en transport. Maintenant, il y a moins d’un an pour voir vraiment un changement, pour remonter cette côte-là. Il y a plusieurs retards accumulés, entre autres dans la lutte aux changements climatiques. »

Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie et Arctique, Greenpeace

Agriculture

L’Union des producteurs agricoles s’est dite satisfaite du maintien en poste du ministre Laurent Lessard à l’Agriculture, en cette période d’incertitude, à cause de la renégociation des grands accords commerciaux. L’Agriculture a connu sept ministres en 10 ans, rappelle l’UPA.

« M. Lessard a su rétablir un dialogue positif et constructif entre le monde agricole et le gouvernement du Québec dès sa nomination. Les attentes sont grandes et nous avons beaucoup de pain sur la planche. »

Marcel Groleau, président général de l’UPA

Municipalités

Le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Sherbrooke, Bernard Sévigny, s’est par ailleurs dit heureux de poursuivre sa collaboration avec M. Martin Coiteux qui conserve le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire et de la Sécurité publique.

« L’UMQ offre son entière collaboration aux membres du nouveau conseil des ministres afin de travailler au progrès social et économique de toutes les régions du Québec et construire des milieux de vie innovants, compétitifs et durables. Aujourd’hui, plus que jamais, les gouvernements de proximité sont des partenaires du développement durable du Québec et de sa prospérité. Il  faut saisir les occasions que nous avons devant nous pour faire évoluer le partenariat Québec-gouvernements de proximité au bénéfice de la population ».

Bernard Sévigny, président de l’UMQ

RCI, PC

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Publié dans : Politique, Société

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