Carte de l'expédition Franklin ©Parcs Canada

Lancement d’un nouveau projet d’histoire orale inuite sur l’expédition de Franklin

Share

Les récits oraux inuits entourant l’expédition de Franklin de 1845 seront recueillis par un nouveau projet de mémoire historique mené par Know History et ses partenaires, NVision Insight Group inc. et Konek Productions.

Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de Parcs Canada, de concert avec le Comité consultatif provisoire de Franklin, en a fait l’annonce qu’à la suite d’un processus concurrentiel, un contrat a été attribué à ce groupe de documentation historique et de production multimédia.

Ce nouveau projet d’histoire orale inuite de l’expédition de Franklin permettra de documenter davantage les interactions des Inuits avec sir John Franklin et son équipage. Les Inuits seront des participants clés à la planification et à la réalisation de ce projet, qui comprendra des jeunes et des aînés inuits.

Un peu d’histoire… 


Les navires l'Erebus et le Terror quittant l’Angleterre en 1845 – Croquis publié dans l'Illustrated London News témoignant de l’intérêt médiatique porté à l’expédition.
© Mary Evans Picture Library / 10006874/MEP

En 1845, l’explorateur a mis les voiles en Angleterre avec deux navires, le HMS Erebus et le HMS Terror, à la recherche d’un passage au Nord-Ouest qui permettrait de traverser ce qui est maintenant l’Arctique canadien. Les navires et les équipages ont disparu et des dizaines d’expéditions de recherche ont été lancées afin de les retrouver.

En septembre 2014,une expédition dirigée par Parcs Canada a permis de découvrir l’épave du HMS Erebus au sud de l’île Roi-Guillaume au Nunavut, puis une deuxième percée a eu lieu en septembre 2016, lorsque le HMS Terror a été retrouvé dans la baie Terror, plus au nord. L’utilisation de la technologie de pointe, de la tradition orale et du savoir inuit ont facilité ces découvertes historiques.

L’emplacement des navires de l’expédition a été un mystère pendant de nombreuses années. Avec le temps, le savoir traditionnel inuit (Inuit Qaujimajatuqangit) combiné à la technologie moderne a mené à la découverte des épaves. Aujourd’hui, plus de 150 ans après que les navires se soient échoués au fond de l’océan, il reste encore beaucoup à apprendre de l’histoire de ces épaves.

Peinture à l’eau par l’amiral sir George Back montrant le HMS Terror et l’un de ses bateaux aux abords d’un iceberg. | Image tirée du site Internet de Parcs Canada
© Gracieuseté du Musée canadien de la Civilisation

Le matériel qui sera partagé par les participants inuits à ce projet sera utilisé pour la création d’un livre et contribuera également au contenu des futures expositions au Nattilik Heritage Centre, à Gjoa Haven, et sur les sites web de Parcs Canada et de la Kitikmeot Inuit Association. D’autre matériel de recherche, comme des vidéos, des enregistrements audio, des transcriptions d’entrevues et le manuscrit du livre, sera partagé par les Inuits et Parcs Canada par l’entremise des expositions au Nattilik Heritage Centre et sur les sites web.

Know History aura l’aide de l’ancienne commissaire du Nunavut, Edna Elias, qui sera l’intervieweuse principale et la traductrice de l’équipe. Know History et ses partenaires travailleront en collaboration avec le Nattilik Heritage Centre, le Comité consultatif provisoire de Franklin et Parcs Canada pendant tout le projet, qui devrait prendre fin en décembre 2019.

Pour en savoir plus : 
Londres cède au Canada les épaves de l’expédition John Franklin

Possible découverte des vestiges de l’expédition Franklin dans l’Arctique canadien

Sur les traces mouvantes des fantômes de l’expédition Franklin


L’exposition Sur les traces de Franklin en tournée dans 10 musées canadiens


L’expédition Franklin dans l’Arctique canadien s’est tournée vers le cannibalisme


Share
Mots-clés : , , , , , ,
Publié dans : Internet et technologies

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*