Appareil de radiologie utilisé pour faire un diagnostic

L'usage de l'intelligence artificielle serait un atout supplémentaire pour les radiologues canadiens, selon leur association.
Photo Credit: André Maillet

L’intelligence artificielle au service de la radiologie

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L’intelligence artificielle est l’une des révolutions technologiques de notre époque. Elle permet des prouesses jusque-là impossibles dans bien des domaines. La radiologie en est un, selon l’Association canadienne des radiologistes. Un récent livre blanc rédigé en collaboration avec un groupe d’experts montre la manière dont l’intelligence artificielle (IA) peut être avantageusement mise à profit dans le travail des radiologistes.

Quand on parle de radiologiste, on fait référence à ce médecin spécialisé de l’imagerie médicale qui réalise et interprète des examens radiologiques. Sa mission est de recueillir des données qui vont servir à l’établissement d’un diagnostic.

Il se sert notamment de l’échographie, de la résonance magnétique et surtout des rayons X. Autant de techniques qui permettent de repérer des anomalies indicatrices de maladie, et d’en indiquer la nature et la gravité. Le travail des radiologistes est donc important aussi bien pour les omnipraticiens que pour les spécialistes.

Disposer d’outils qui facilitent la prise de décisions cliniques éclairées est donc crucial pour le radiologiste. L’Association canadienne des radiologistes pense que l’intelligence artificielle peut jouer ce rôle.

Selon elle, l’IA complète le travail des radiologistes en améliorant leur productivité. Elle leur permet aussi de mieux gérer le flux de travail, tout en bonifiant les résultats pour les patients. Dr  An Tang est chercheur, professeur à Université de Montréal et président du groupe de travail en intelligence artificielle de l’Association canadienne des radiologistes.

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Une aide et non une menace pour le radiologiste

L’intelligence artificielle est déjà en train de révolutionner la médecine. Dans le domaine de la radiologie, l’usage de logiciels dans le dépistage des maladies, la prédiction de l’évolution d’une affection, le triage des patients dans un hôpital en fonction de la gravité de leur cas, bref, le traitement et l’analyse rapides de données, l’assistance à la décision et au diagnostic médical et j’en passe, sont des avancées majeures indéniables.

Toutefois, et le livre blanc de l’Association canadienne des radiologistes est formel : le travail complexe effectué par les radiologistes comprend de nombreuses autres tâches qui requièrent du sens commun et une intelligence générale pour la résolution de problèmes. Des compétences dont ne dispose pas encore l’intelligence artificielle.

Montréal est devenue progressivement un lieu de convergence depuis 10 ans des travaux en matière d’intelligence artificielle grâce à une grappe de chercheurs de réputation internationale sur la piste d’approches prometteuses.

Comprendre un cas médical peut nécessiter l’intégration de concepts provenant de différents domaines scientifiques comme l’anatomie, la physiologie, la physique médicale et de spécialités cliniques comme la chirurgie, pathologie, oncologie pour fournir des explications plausibles aux résultats de l’imagerie.

Le livre blanc précise aussi que les actions accomplies quotidiennement par les radiologistes telles que la consultation, le protocole, l’analyse des examens antérieurs, le contrôle de la qualité, l’identification et rejet des artéfacts d’imagerie, les conseils de gestion, l’expertise en discussions multidisciplinaires et réassurance du patient, etc. relèvent de la compétence d’un humain.

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