L'astronaute canadien, David Saint-Jacques, prépare sa mission vers la Station spatiale internationale le 20 décembre 2018
Photo Credit: La prensa canadiense / Ryan Remiorz

David Saint-Jacques s’envole vers l’espace le 20 décembre : le compte à rebours a commencé et la mission se prépare

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Les préparatifs de la mission de l’astronaute canadien, David Saint-Jacques, dans l’espace, ont d’ores et déjà commencé. Le lancement se fera le 20 décembre, à bord de la fusée Soyouz, à partir du cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan.

Un moment historique pour le Canada

Isabelle Tremblay, directrice pour astronautes, sciences de la vie et médecine à l’Agence spatiale internationale du Canada.. Crédit : ASC

Le lancement est le 20 décembre à l’heure du Kazakhstan, mais pour le Canada, ce sera le 19 décembre, tard en soirée, précise Isabelle Tremblay, directrice pour astronautes, sciences de la vie et médecine à l’Agence spatiale internationale du Canada.

Il y a plusieurs volets à la mission que David va réaliser dans l’espace : il y a un volet opérationnel, un autre scientifique et le dernier volet inspiration.

Comme l’a relevé Mme. Tremblay, il s’agit d’un événement, d’une « expérience unique et exceptionnelle » qui sera suivie avec attention au Canada et ailleurs dans le monde.

Écoutez

Voici le programme préliminaire (sujet à changement)

Dates locales (Baïkonour)

  • 16 décembre : départ de Moscou à destination de Baïkonour, au Kazakhstan
  • 20 décembre : lancement de la fusée Soyouz et arrivée de l’équipage à bord de la Station spatiale (SSI)
  • 21 décembre : vol de retour vers Moscou

David Saint-Jacques sera le copilote du vaisseau Soyouz

Pour le volet opérationnel, étant donné que David Saint-Jacques est un astronaute très qualifié, il va agir en tant que copilote du vaisseau Soyouz, pendant le lancement et les opérations d’arrimage à la Station spatiale internationale.


La sonde Soyouz MS-09 de Roscosmos est photographiée amarrée au module Rassvet de la Station spatiale internationale. C’est elle qui va transporter David Saint-Jacques Vers la SSI, le 20 décembre. (NASA).

Les systèmes robotisés constituent la contribution du Canada au programme de la Station spatiale internationale. C’est ce qui permet au pays d’envoyer des astronautes vers la Station spatiale, ce qui lui offre en échange le grand privilège de pouvoir envoyer des astronautes canadiens dans l’espace.

La contribution du Canada est essentielle pour maintenir la Station spatiale en orbite et pour l’entretenir. En clair, sans les éléments canadiens, ce ne serait pas possible d’opérer la Station spatiale internationale, souligne Isabelle Tremblay.

En ce qui concerne le volet scientifique, David Saint-Jacques va réaliser des expériences non seulement pour le Canada, mais aussi pour l’ensemble des partenaires qui font partie du programme de la Station spatiale internationale.

Le Canada met l’accent sur la recherche humaine, car lorsque des astronautes sont envoyés dans l’espace, ils doivent s’adapter au phénomène de gravité, à l’environnement de radiation, et au fait qu’ils sont dans un milieu isolé, confiné, ce qui est susceptible d’affecter leur santé (système cardiovasculaire, densité osseuse, masse musculaire, etc.). C’est un phénomène important qu’il faut étudier, parce qu’il faut limiter les effets adverses et maintenir les astronautes en santé.

David devra aussi mettre en service les éléments canadiens que sont: le Bio Moniteur et le Bio Analyseur qui permettent d’observer et de mesurer le phénomène d’adaptation quand on est à la Station spatiale internationale. Il passera près de sept mois dans l’espace. Cette mission de longue durée va à coup sûr constituer une source d’inspiration pour les jeunes du Canada qui chercheront à embrasser des carrières scientifiques, pour se dépasser constamment et atteindre leurs objectifs, comme l’astronaute David Saint-Jacques

Un mission scientifique hautement stratégique pour le Canada

Une fois dans l’espace le 20 décembre, David Saint-Jacques et deux de ses coéquipiers ( une Américaine et un Russe ) mèneront des expériences scientifiques et aideront à assurer la maintenance de la Station pendant leur mission.

Ils se serviront du Canadarm2 pour attraper et larguer dans l’espace des vaisseaux de ravitaillement ainsi que pour déplacer des astronautes autour de la SSI s’il devait y avoir une sortie dans l’espace.

David Saint-Jacques est aussi opérateur des systèmes robotisés canadiens. Il est formé pour faire des sorties extravéhiculaires. Photo : La Presse canadienne/Ryan Remiorz

Il faut préciser que les robots spatiaux canadiens jouent un rôle essentiel à bord du laboratoire spatial : ils en assurent le bon fonctionnement en remplaçant notamment des caméras, des ordinateurs, des batteries et des commutateurs.

Le Canadarm2 ( bras robotisé canadien de la Station spatiale internationale) et Dextre (robot permanent qui sert à l’entretien de la Station spatiale internationale) doivent être utilisés pour un nombre croissant de vaisseaux-cargos (attrapés, largages, transbordements). Ils peuvent même se réparer eux-mêmes dans l’espace.

Le Canada se penche actuellement sur les façons d’intégrer l’intelligence artificielle dans les futurs robots spatiaux. Leur permettre d’agir en partie sans intervention humaine sera crucial pour entreprendre des missions dans l’espace lointain.

Un rôle pour la nouvelle conseillère scientifique de l’Agence spatiale canadienne

Au moment où se prépare la mission de David Saint-Jacques, le gouvernement fédéral a procédé à la nomination d’une nouvelle conseillère scientifique de l’Agence spatiale canadienne.

La professeure Sarah Gallagher de l’Université Western agira à titre de première conseillère scientifique de l’Agence. Elle aura à conseiller l’Agence sur les orientations futures du Canada dans les sciences spatiales.

Sarah Gallagher

Les recherches de la Pre Sarah Gallagher portent sur la croissance des trous noirs supermassifs au centre de lointaines galaxies ainsi que sur les interactions entre les galaxies d’amas riches. Crédit : ASC

Elle fera ainsi progresser la recherche spatiale canadienne. Elle aura une part de tâche dans la supervision de la mission de David Saint-Jacques, assure Isabelle Tremblay. Pendant son mandat de deux ans, son travail contribuera au maintien de l’intégrité scientifique, à l’ouverture des données et à la prise de décisions fondées sur la science au sein du gouvernement.

Il est attendu d’elle qu’elle soit une source d’inspiration pour les prochaines générations de scientifiques au Canada dans le domaine spatial. Elle devra contribuer à la promotion des sciences spatiales auprès des Canadiens et verra à faire connaître leurs retombées dans la vie de tous les jours.

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Publié dans : Internet et technologies, Société

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