De jeunes Syriens entourent le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté John McCallum, le ministre de la Défense Harjit Sajjan et la ministre de la Santé Jane Philpott dans un camp de réfugiés en Jordanie le 29 novembre 2015.

De jeunes Syriens entourent le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté John McCallum, le ministre de la Défense Harjit Sajjan et la ministre de la Santé Jane Philpott dans un camp de réfugiés en Jordanie le 29 novembre 2015. Toutes les prestations de soins de santé des réfugiés seront entièrement restaurées d'ici le 1er avril affirme le nouveau gouvernement libéral du Canada.
Photo Credit: PC / Paul Chiasson

Retour de la gratuité de tous les soins de santé pour tous les réfugiés

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John McCallum, le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, annonce que tous les réfugiés et les demandeurs d’asile auront bientôt droit à nouveau à la même couverture gratuite des soins de santé que l’ensemble des citoyens canadiens grâce au rétablissement de l’ancien Programme fédéral de santé intérimaire.

À partir du 1er avril, le Programme fédéral de santé intérimaire offrira la couverture de base, la couverture supplémentaire et la couverture relative aux médicaments sur ordonnance. La couverture de base sera semblable aux régimes d’assurance maladie provinciaux et territoriaux; elle inclura les services hospitaliers et médicaux. La couverture visant les services supplémentaires, comme les soins de la vue et les soins dentaires urgents, et les médicaments sur ordonnance seront semblables à ce que les provinces et les territoires offrent aux Canadiens qui reçoivent de l’aide sociale.

À partir du 1er avril 2017, le Programme fédéral de santé intérimaire couvrira également certains services supplémentaires pour les réfugiés qui ont été sélectionnés pour une réinstallation avant leur arrivée au Canada. Ces services comprendront l’examen médical aux fins de l’immigration, les vaccins préalables au départ, les services visant à gérer les épidémies dans les camps de réfugiés et le soutien médical pendant leur voyage au Canada.

De dire le ministre de l’Immigration : « De nombreux Canadiens de tous les horizons, des premiers ministres aux professionnels de la santé de première ligne jusqu’aux personnes qui parrainent des réfugiés à titre privé, ont rejeté les changements apportés au Programme fédéral de santé intérimaire en 2012. Nous les avons écoutés, et la couverture sera rétablie. »

John McCallum, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, et Jane Philpott, ministre de la Santé et présidente du Comité spécial chargé des réfugiés, lors d’une conférence de presse à Toronto le 31 décembre 2015.
John McCallum, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, et Jane Philpott, ministre de la Santé et présidente du Comité spécial chargé des réfugiés, lors d’une conférence de presse à Toronto le 31 décembre 2015. © Radio-Canada

Le gouvernement canadien n’avait dans les faits pas d’autre choix

Un tribunal avait ordonné il y a plus d’un an que les prestations coupées par le gouvernement conservateur de Stephen Harper en 2012 soient rétablies.
John McCallum confirme que le gouvernement n’avait d’autre choix que d’agir après que le tribunal a jugé que les coupes étaient incompatibles avec la Charte des droits et libertés.

Les choses reviennent maintenant à un système avec « une seule avenue » pour les soins de santé des réfugiés, indique pour sa part la ministre de la Santé du Canada Jane Philpott qui affirme que le précédent système en dents de scie mis sur pieds par les conservateurs était à la fois injustifiable et ingérable.

« Les économies proposées par le gouvernement fédéral précédent étaient de fausses économies»,,déclare Jane Philpott.

Lisez aussi : 
Demandeurs d’asile emprisonnés ici par milliers depuis des années – RCI

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés demande au Canada de modifier sa façon de faire qui, souvent, n’est pas conforme au droit international
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés demande au Canada de modifier sa façon de faire qui, souvent, n’est pas conforme au droit international © HCR

Aide-mémoire
– Depuis 2012, et suite à une décision du gouvernement conservateur canadien de Stephen Harper, les réfugiés au Canada ne recevaient plus en principe que les soins urgents, ce qui veut dire que les traitements non urgents, les soins dentaires et oculaires n’étaient plus couverts par le régime public.
– Dans les faits, depuis la réforme du gouvernement central en 2012, six provinces, dont l’Ontario et le Québec, avaient pris la décision d’essayer de prendre en partie la relève du gouvernement central et de défrayer les coûts autrefois assurés par Ottawa.
– Cette démarche était cependant compliquée et bureaucratique selon les médecins, ce qui décourageait souvent les réfugiés d’obtenir des soins lorsqu’ils en ont besoin.
– La réforme des conservateurs a été contestée devant la Cour fédérale et le tribunal avait jugé que le tout constituait un traitement « cruel » de la part du Canada.

Écoutez notre reportage :
Traitement « cruel » pour des réfugiés malades au Canada – sept 2014

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Publié dans : Immigration et Réfugiés, International, Politique, Santé

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