Deux survivants des pensionnats autochtones, Joe George (droite) et Marie George (gauche) s’embrassent pendant un événement de la Commission Vérité Conciliation à Vancouver en 2013     Photo : PC/DARRYL DYCK

Deux survivants des pensionnats autochtones, Joe George (droite) et Marie George (gauche) s’embrassent pendant un événement de la Commission Vérité Conciliation à Vancouver en 2013 Photo : PC/DARRYL DYCK

Le réchauffement cet hiver prépare-t-il un printemps amérindien?

La commission de vérité et conciliation vient de tracer la voie au Canada d’une nouvelle discussion entre blancs et Amérindiens au pays. 

Après avoir recueilli les témoignages sur les sévices subis par d’anciens élèves des pensionnats autochtones, la Commission de vérité et réconciliation du Canada a remis son rapport final en décembre.

La commission concluait que les pensionnats autochtones étaient un outil central d’un génocide culturel à l’égard des premiers peuples du Canada, et seul un réengagement important de l’État pour leur permettre un accès à l’égalité des chances peut paver la voie vers une véritable réconciliation.

Depuis, les Canadiens assistent parfois un peu médusé à toute une série de nouvelles annonces des différents gouvernements pour améliorer les relations et la situation des Amérindiens.

La province de l’Ontario mène le bal

L’Ontario, la province la plus populeuse du Canada, vient d’annoncer qu’elle se dote d’une nouvelle stratégie pour lutter contre la violence faite aux femmes autochtones et ce au coût de 100 millions de dollars!

En réponse aux appels à l’action de la Commission de vérité et réconciliation sur le sort réservé aux autochtones du Canada, la province de l’Ontario a aussi annoncé, le 17 février dernier, qu’elle amènerait ses fonctionnaires à approfondir leurs connaissances sur les peuples autochtones dans le cadre d’une formation obligatoire pour ses 65 000 fonctionnaires.

Ces initiatives annoncées cet hiver laissent-elles présager un véritable rapprochement ou réchauffement des relations qui pourrait conduire enfin à un printemps autochtone? De part et d’autre, les attentes sont de plus en plus élevées.

Écoutez
Une des images les plus marquantes de la crise d’Oka, prise le 1er septembre 1990. Le soldat Patrick Cloutier était resté stoïque devant les invectives du Warrior Brad Larocque, surnommé « Freddy Krueger ».
Une des images les plus marquantes de la crise d’Oka, prise le 1er septembre 1990. Le soldat Patrick Cloutier était resté stoïque devant les invectives du Warrior Brad Larocque, surnommé « Freddy Krueger ». © PC/Shaney Komulainen

Un peu d’histoire…
« L’été des Indiens » un peu trop chaud de 1990
Il y a un peu plus de 25 ans plus tard, les Canadiens traversaient l’une des pires tempêtes de leur histoire avec la crise d’Oka, ou en pleine canicule d’été des autochtones de la région montréalaise sont venus tracer une ligne au sol en érigeant des barricades pour empêcher la construction d’un terrain de golf.
Une crise territoriale qui a forcé l’armée à prendre position et beaucoup de Canadiens à prendre conscience des graves problèmes vécus par les Autochtones.
En 2012, une nouvelle vague de protestation, au niveau national cette fois, appelée ’«Idle no More» (L’inaction, c’est fini) a donnée lieu a plusieurs scènes de désobéissance civile et des demandes de plus en plus pressantes pour la tenue d’une enquête fédérale sur les très nombreuses femmes autochtones disparues ou assassinées.

Manifestation Idle No More
Manifestation Idle No More © IdleNoMoreQuebec

RCI avec la contribution de Elizabeth Ryan, Bis Petitpas et Arnaud Decroix de Radio-Canada

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25 ans après la crise d’Oka – Radio-Canada

Catégories : Autochtones, Politique
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