Le taux d’endettement d’un Canadien moyen est à plus de 165 % de ses revenus bruts, mais celui du consommateur québécois est beaucoup moindre et son niveau de dette est de 40 % inférieur notamment à celui des Albertains.
Ce sont les dettes de consommation des Albertains dans l’Ouest canadien qui sont les plus élevés au pays selon la firme de vérification de crédit Equifax.
Selon le tout dernier rapport de l’agence de crédit, les Albertains ont des dettes qui atteignent en moyenne plus de 27 000 dollars.
Le taux de défaillance des Albertains, c’est-à-dire l’incapacité de rembourser les prêts et les soldes sur les cartes de crédit, a également augmenté de 25 % entre le quatrième trimestre de 2014 et celui de 2015.
Les autres provinces des Prairies sont également vulnérables à ce chapitre. En Saskatchewan, province voisine de l’Alberta, Equifax note une augmentation du taux de défaillance de 14 %, et de 6,4 % au Manitoba.
Les défauts de paiement de prêts automobile ont explosé en Alberta en 2015
L’endettement s’accélère et des Canadiens perdront le contrôle au prochain ralentissement
Le taux d’endettement des Canadiens qui est à plus de 165 % de nos revenus bruts devrait continuer de s’aggraver selon le bureau du directeur parlementaire du budget (DPB) ce qui devrait faire perdre pied à beaucoup de consommateurs mal avertis.
Au troisième trimestre de 2015, pour chaque 100 $ de revenu disponible, la dette des ménages s’élevait à 171 $. Or, le rapport prévoit que d’ici la fin de cette année, la dette continuera de croître pour atteindre 174 $. Mais ce n’est pas tout.
Le bureau du DPB dans un rapport publié mardi, prédit que le ratio des paiements de la dette des ménages, qui comprend les paiements principaux et d’intérêt, par rapport au revenu disponible grimpera également sur les cinq prochaines années.
Il prévient que la capacité de s’acquitter de ces dettes s’affaiblira lorsque les taux d’intérêt reviendront à un niveau plus « normal » d’ici 2020. Il estime que le ratio du service de la dette totale passera alors de 14,1 % du revenu disponible à 15,9 %.
L’augmentation signifie que les ménages deviendront plus vulnérables aux secousses négatives de leurs salaires ou des taux d’intérêt, ce qui pourrait également avoir un effet négatif sur les institutions financières.
Le saviez-vous? – Selon la Banque du Canada, depuis la crise financière de 2008, la proportion de ménages ayant une dette plus élevée que 350 % de leur revenu brut – une catégorie hautement vulnérable – a doublées pour passer à environ 8 %. – Ces gens tendent à être des Canadiens âgés de moins de 45 ans, qui gagnent habituellement moins d’argent.
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