Une étude statistique nationale révèle que les jeunes de la génération Y canadienne s’accrochent à la résidence de leurs parents en nombre record.
Ce phénomène, observable aussi dans d’autres nations industrialisées depuis la crise économique de 2008, semble maintenant devenir la norme chez les jeunes adultes canadiens de 20 à 29 ans.
Une nouvelle étude de notre agence nationale de la statistique, Statistique Canada, montre que 42 % de ces jeunes adultes de 20 à 29 ans habitaient chez leurs parents en 2011, comparativement à 27 % en 1981.
Ce sont des facteurs comme le coût élevé des études, l’incertitude économique, la difficulté de trouver un travail adéquat et les séparations de couples, entres autres, qui influencent le choix de résidence des jeunes Canadiens dans la vingtaine.
Selon Statistique Canada, 51 % des Ontariens âgés de 20 à 29 ans vivaient toujours chez leurs parents en 2011, ce qui en fait le taux le plus haut au pays.
Le saviez-vous? – Le phénomène Tanguy désigne dans le monde francophone cette situation où de jeunes adultes tardent à quitter le domicile familial. – L’expression vient du film Tanguy, du cinéaste français Étienne Chatiliez, dont le personnage principal s’enferme dans la résidence de ses parents.
Les jeunes de familles d’immigrants s’aventurent beaucoup plus vieux hors du nid familial
La coexistence de nos jeunes adultes de 20 à 29 ans avec leurs parents varie beaucoup selon certaines caractéristiques ethnoculturelles.
Or, un trait caractéristique des jeunes Canadiens d’aujourd’hui est le fait qu’un nombre croissant d’entre eux sont nés à l’étranger ou nés de parents immigrants.
Alors qu’en 1971, 3 jeunes sur 4 étaient nés au Canada de parents également nés au Canada, en 2011, c’était le cas de 66 % d’entre eux.
Un peu d’histoire… – C’est vers le début des années 1980 qu’est identifié le commencement du phénomène « Tanguy » au Canada. – La génération des baby-boomers était alors entrée en masse sur le marché du travail, ne laissant plus beaucoup de place pour une nouvelle main-d’œuvre. – Les jeunes adultes, pour une grande partie, continuaient donc leurs études plus longtemps, dans le but d’obtenir un poste éventuel, ou attendaient une opportunité de travail. Dans les deux cas, ils demeurent généralement, pendant ce temps, chez leurs parents. Source : Wikipédia
Le lien entre l’âge du départ de la maison et l’achat de son logement
La probabilité d’être propriétaire de son logement augmente en fonction de l’âge du départ de la maison, mais seulement jusqu’à un certain point, selon des données plus anciennes de 2006 fournies par Statistique Canada.
En effet, au-delà de l’âge de 25 ans au moment du départ, la probabilité d’être propriétaire de son logement dans la trentaine semble plutôt diminuer.
Les deux groupes qui se distinguent le plus des autres du point de vue de la propriété résidentielle, avec les taux les plus faibles, sont ceux qui ont quitté le domicile de leurs parents très tôt (soit à 16 ou 17 ans) et ceux qui l’ont quitté le plus tard (soit de 28 à 30 ans).
Une retraite financièrement bien en mains semble déjà glisser des doigts de la génération des jeunes travailleur canadiens de moins de 30 ans selon une enquête internationale de l’OCDE. Crédit photo : Radio-Canada/Christian Noël
Avec la contribution de Line Boily, Marie Villeneuve, Véronique Mayrand et Jean-Sébastien Bernatchez de Radio-Canada
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