Le gouvernement de la Colombie-Britannique impose une taxe foncière de 15 % sera imposée aux acheteurs étrangers.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique impose une taxe foncière de 15 % sera imposée aux acheteurs étrangers.
Photo Credit: Radio-Canada

Repousser les acheteurs notamment chinois avec une surtaxe immobilière : une idée qui traverse le Canada

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Après la Colombie-Britannique, la province de l’Ontario affirme qu’elle pourrait à son tour annoncer l’imposition d’une taxe dissuasive pour repousser les acheteurs étrangers qui, en raison de leur poids spéculatif, rendent de plus en plus inabordable l’accès à la propriété à de simples Canadiens.

Lundi, la province canadienne la plus à l’ouest du pays, la Colombie-Britannique, a provoqué tout un tsunami dans les milieux politiques et le secteur immobilier canadien en annonçant que les acheteurs et spéculateurs étrangers, principalement chinois, seront dorénavant frappés par une surtaxe de 15 % lorsqu’ils tenteront d’acheter une résidence, notamment à Vancouver, qui est maintenant la ville  l’immobilier coûte le plus cher au monde.

La surtaxe entrera en vigueur dès le 2 août prochain et elle s’appliquera d’abord aux étrangers qui achèteront des maisons dans Metro Vancouver, mais cette taxe pourrait par la suite s’étendre à toute la province et elle pourrait aussi être haussée jusqu’à 20 %.

Écoutez

Aide-mémoire…
La Colombie-Britannique, aux prises avec la menace de l’éclatement d’une bulle immobilière, multiplie les tentatives depuis quelques mois pour fermer l’accès aux spéculateurs étrangers, principalement chinois.
Le gouvernement a proclamé l’entrée en vigueur le 10 juin dernier d’une loi qui force les acheteurs à divulguer s’ils sont de nationalité canadienne ou des résidents permanents. Ceux qui ne le sont pas doivent indiquer leur citoyenneté.
Rappelons que le gouvernement autorise aussi maintenant Vancouver à modifier sa charte afin de lui permettre de prélever une taxe sur les logements achetés par des étrangers et qui demeurent inhabités.

Les acheteurs étrangers sont légion

Les acheteurs étrangers ont dépensé plus de 855 millions de dollars en cinq semaines, entre le 10 juin et le 14 juillet, pour acheter des propriétés dans la région métropolitaine de Vancouver, selon les plus récentes données sur le marché immobilier en Colombie-Britannique.

Le ministre des Finances Mike de Jong
Le ministre des Finances Mike de Jong © CBC

Le ministre provincial des Finances de cette province, Mike de Jong, indiquait lors d’une conférence de presse mardi que les acheteurs étrangers étaient responsables de l’achat de 10 % de toutes les transactions immobilières dans la région,

La plupart de ces acheteurs n’habiteront jamais ces demeures et ils nourrissent une hyperinflation des prix qui rendent l’accès à la propriété inabordable pour les familles canadiennes moyennes.

Effet domino ailleurs au Canada?

L’Ontario songe donc maintenant, lui aussi, à adopter ce moyen dissuasif d’une surtaxe pour repousser les acheteurs étrangers, mais le Québec, quant à lui, dit s’y refuser, pour le moment.

« Je salue ce que le ministre de Jong a mis en avant », a dit mardi en conférence de presse le ministre des Finances de l’Ontario, Charles Sousa. « Nous étudions certainement toutes les options. »

À Québec, ce genre de scénario n’a « pas été envisagé, considérant que nous ne sommes pas dans le même contexte », a indiqué au Devoir l’attachée de presse du ministre délégué aux Finances, Catherine Poulin.

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Lisez la suite…

Des acheteurs parfois désespérés ont recours à la distribution de tracts, et de porte-à-porte.
Des acheteurs parfois désespérés ont recours à la distribution de tracts, et de porte-à-porte. © (Mark Blinch/Reuters)

Le saviez-vous?
Alors que les prix de l’immobilier dans la région de Montréal ont augmenté de 1,9 % sur un an et de 9,3 % sur cinq ans, selon les données de l’industrie canadienne, la situation à Toronto et à Vancouver est beaucoup plus préoccupante.
Dans le cas de Toronto les prix ont bondi de 16 % en un an et de 32 % dans le cas de Vancouver.
À Vancouver, le prix moyen d’une maison unifamiliale est maintenant de 1,77 million, deux fois plus qu’à Toronto, selon les informations publiées il y a deux semaines par les chambres immobilières de ces villes.

Avec les informations de Radio-Canada et CBC et la contribution de Monique Polloni, Marie Villeneuve de Radio-Canada

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Catégories : Économie, Société
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