WWF- Canada recommande une évaluation annuelle pour déterminer le taux de capelans admissibles à la capture afin d'assurer la viabilité à long terme des poissons-proies et de leurs prédateurs

WWF- Canada recommande une évaluation annuelle pour déterminer le taux de capelans admissibles à la capture afin d'assurer la viabilité à long terme des poissons-proies et de leurs prédateurs
Photo Credit: Radio-Canada

Sauver le capelan pour assurer la survie des baleines

Il est important de mieux contrôler la pêche des poissons-proies dont l’existence est fondamentale pour la survie des mammifères marins, comme les baleines ainsi que de certains oiseaux de mer. C’est la principale recommandation adressée par le Fonds mondial pour la nature (WWF) à Pêches et Océans Canada dans son nouveau rapport intitulé Food for All.

Le Fonds mondial pour la nature recommande principalement un meilleur contrôle de la pêche au capelan.

Cette recommandation découle de l’observation suivante soulignée par le rapport :

Dans 75% des pêches de poissons-proies au pays, l’état des stocks reste inconnu, dont celui du Capelan.

Le rétablissement des pêches commerciales comme celle de la morue dans le Nord en dépend, relève Aurélie Godin, la spécialiste principale pour les océans au Fonds mondial pour la nature.

Le capelan représente une source alimentaire pour de nombreux oiseaux de mer, les baleines, les phoques et autres poissons de fond, à l'instar de la morue
Le capelan représente une source alimentaire pour de nombreux oiseaux de mer, les baleines, les phoques et autres poissons de fond, à l’instar de la morue © Comité Zip Côte-Nord du Golfe

Les conclusions du rapport sont fondées sur des observations effectuées dans 27 pêcheries à travers le Canada, précise madame Godin qui ajoute que les observations ont permis de mettre en évidence le fait  que trois espèces sont actuellement dans un état critique: le Hareng, le capelan et le maquereau.

Par ailleurs, ce qui aggrave leur situation, c’est le manque d’informations sur la population exacte de ces espèces dites fourrages ou espèces-proies, importantes pour les grands prédateurs.

Le Fonds mondial pour la nature souhaite un recensement, car il est utile de  connaitre leur nombre pour mieux organiser la pêche et assurer le renouvellement des espèces.

C’est cela le modèle de gestion moderne que préconise le rapport, un modèle qui prend en compte les besoins réels en ce qui concerne la pêche industrielle ainsi que la survie des mammifères,

affirme Aurélie Godin qui s’est entretenue avec Alice Chantal Tchandem .

Écoutez
quatre pêches de poissons-proies dans l’Atlantique canadien : deux dans le golfe du Saint-Laurent et deux à Terre-Neuve-et-Labrador. Cette pêche commerciale est évaluée à environ 10 millions de dollars par année.
quatre pêches de poissons-proies dans l’Atlantique canadien : deux dans le golfe du Saint-Laurent et deux à Terre-Neuve-et-Labrador. Cette pêche commerciale est évaluée à environ 10 millions de dollars par année. © Clara Baillot

À noter et à lire aussi

Qu’est-ce que le capelan?

  • Le capelan est un petit poisson qui constitue une importante source alimentaire pour les oiseaux de mer, baleines, phoques et plusieurs espèces de poissons de fond, comme la morue.
  • Le capelan vit dans les eaux froides du nord-ouest de l’Atlantique, particulièrement à Terre-Neuve-et-Labrador.

Fraie du capelan sur les côtes gaspésiennes

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Catégories : Économie, Environnement, Société
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