Pour éviter de se retrouver sur la sellette comme la Compagnie de la Baie d’Hudson qui a récemment été condamnée à payer une amende de 765 000 dollars pour avoir pollué l’environnement par l’émission en grande quantité de biphényles polychlorés (BPC), les entreprises ont tout intérêt à bien former leur personnel à la gestion de cette substance industrielle chimique et toxique.
C’est une enquête d’Environnement et changement climatique Canada qui a permis de constater les infractions commises par la section montréalaise de la Compagnie de la Baie d’Hudson.
L’établissement spécialisé dans la vente de vêtements et autres biens de luxe a notamment rejeté plus de 146 kg de biphényles polychlorés dans l’environnement, ce qui est largement au-dessus la limite permise.
Les émissions de la compagnie qui ont entraîné la pollution du fleuve Saint-Laurent, auraient en effet dépassé cette limite 146 000 fois, ce qui représente une atteinte grave au Règlement sur ces substances.
Environnement et changement climatique Canada reproche à la compagnie d’avoir non seulement contrevenu à ce règlement, mais aussi d’avoir omis de signaler cette émission dans les meilleurs délais ou pris les mesures qui s’imposent pour prévenir les rejets dans l’environnement.
L’agence fédérale dénonce le manque de transparence de l’entreprise, car elle n’a pas toujours soumis dans les délais prescrits, les rapports annuels exigés pour apprécier ses pratiques en ce qui concerne la gestion de biphényles polychlorés pendant trois années consécutives, de 2008 à 2010.

La Compagnie désormais sur la liste des contrevenants environnementaux : une tâche noire sur une image toute d’or
En plus de payer l’amende de 765 000 dollars qui va être versée au Fonds pour dommage à l’environnement, la Compagnie de la Baie d’Hudson figurera bientôt sur la liste des contrevenants environnementaux.
Elle rejoindra ainsi les autres entreprises du pays qui se sont distinguées négativement par leurs pratiques ayant porté atteinte aux lois sur la protection de l’environnement dans le pays.
En termes de publicité, cela en est une de mauvais augure pour une structure comme la Compagnie de la Baie d’Hudson qui met un point d’honneur à la qualité de ses produits et de son image, qui a récemment investit plusieurs millions de dollars pour améliorer ses services et ses locaux, notamment celui de centre-ville de Montréal qui brille d’un attrait tout particulier.
Selon les exigences d’Environnement et changement climatique Canada, la Compagnie de la Baie d’Hudson est tenue de mettre en place un système de gestion environnementale, de sensibiliser ses dirigeants du Canada sur les infractions aux lois relatives à la protection de l’environnement ainsi que leurs conséquences pénales et criminelles.
Bien plus, elle devra publier un article sur les faits liés aux infractions qu’elle a commises.

Les BPC : quelles capacités de nuisance pour l’environnement et la population?
Les BPC qui ont récemment été au centre d’un autre scandale à cause de l’exitence d’un entrepôt illégal à Pointe-Claire au Québec, sont interdits au Canada et en Amérique du Nord depuis 1977 parce qu’elles sont considérées comme des substances présentant un niveau de toxicité très élevé.
Ces produits fabriqués pour la première fois en 1929 ont été abondamment utilisés dans de nombreux matériaux industriels pour le calfeutrage, l’étanchéité et autres peintures.
Ils représentent près de 209 produits chimiques présentant une structure semblable et ils peuvent présenter des risques environnementaux importants à fortes doses, cela à cause de leurs effets « nuisibles sur les écosystèmes aquatiques et sur les espèces qui ont pour principale source d’alimentation, les organismes aquatiques ».
Les hommes sont donc concernés, car ils se nourrissent de poissons et autres mammifères et fruits dérivés de la mer, aussi du fait qu’ils sont exposés à l’air et au sol pollués, ou aux vieilles dispositions électriques qui contiennent encore des BPC.
Il est important de souligner qu’à très faible dose, ces substances ne sont pas nuisibles, mais elles peuvent le devenir si elles s’accumulent en fortes quantités dans l’organisme. Elles peuvent ainsi causer certaines maladies graves comme le cancer du foie, des poumons et des reins.
Étant donné que leur présence dans l’environnement est inévitable à cause des rejets accidentels et des procédures d’élimination non adéquates, Santé Canada a mené une série d’études qui ont permis de démontrer que de faibles concentrations de BPC chez les Canadiens ne peuvent avoir des effets réellement négatifs sur leur santé.
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