You, Me, and She, comment réussir la coparentalité.
Photo Credit: Carlos Anthony

Toi, moi et elle : des solutions et des pistes à la « coparentalité »

Share

Une mère et une belle-mère, toutes deux parentes d’une fillette, espèrent que leur projet de coparentalité et les conseils offerts sur le web permettront à des familles reconstituées d’arriver à créer des espaces exempts de conflits, de sorte que les enfants aient une chance de s’épanouir.

Des années difficiles

Paulina O’Kieffe et Sarah Drayton ont passé des années à se détester.

Mais, entre la maman et la belle-maman, la nouvelle conjointe du papa, il y a Sherika, la fille de madame Drayton.

En novembre, il y a moins d’un mois, les deux dames ont lancé « You, Me, and She » (trad. : Toi, moi et elle), un projet de réflexion et de partage sur la coparentalité.

De blogues en commentaires sur les médias sociaux – textes, photos, vidéos et audio – elles proposent des pistes de collaboration entre adultes et des façons de faire pour arriver à mettre de côté les conflits qui, trop souvent émergent dans des conditions semblables et qui affectent les enfants.

L’enfant au centre de la réflexion… après un départ pour le moins houleux

Paulina O’Kieffe est « entrée » dans la vie de Sarah Drayton quand elle est devenue la nouvelle conjointe de l’ex-mari de madame Drayton il y a six ans. Elle devenait de ce fait belle-maman de Sherika.

Et, dès le départ, le ton était glacial entre les deux dames, plein de ressentiment et de sourde colère.

Une simple carte de vœux de Noël

(https://youmeshe.wordpress.com/)

(https://youmeshe.wordpress.com/)

En 2013, Paulina envoie une carte de Noël à Sarah dans ce qu’elle appelait alors « un geste de paix ».

Réaction de Sarah? Dieu merci.

Et, c’est à partir de ce moment que Sarah Drayton et Paulina O’Kieffe ont entamé des discussions constructives en ayant toujours en tête le bonheur de Sherika.

C’est ainsi qu’est né le projet « You, Me and She ».

Repousser les frontières des stéréotypes entourant les mères et les belles-mères dans la vie des enfants

Sarah et Paulina explorent les zones conflictuelles potentielles et véritables dans cette relation pas toujours évidente entre l’ex-épouse et la nouvelle conjointe quand il y a des enfants dans le décor.

Comment établir des zones privées, des zones de rencontre et de coparentalité effective et, surtout, comment arriver à éviter des cycles de relation toxique.

Belle-mère et marâtre ne sont absolument pas synonymes et toutes les mères ne sont pas suffocantes, tant s’en faut.

Pour en savoir plus sur You, Me, and She (en anglais).

Le divorce, un problème de santé?

L'enfant, témoin malgré lui des conflits parentaux (iStock)

L’enfant, témoin malgré lui des conflits parentaux (iStock)

Le juge Harvey Brownstone de la Cour du Banc de la Reine d’Ontario a vu des centaines de familles s’étioler devant lui depuis qu’il fait face à diverses causes de divorce.

Le système de justice est essentiel quand vient le temps de régler des causes de divorce, mais, selon lui, la justice n’a aucune qualification requise quand vient le temps de faire face aux déchirures émotionnelles qu’un divorce cause trop souvent au sein d’une famille.

Dossier légal soit, ajoute-t-il, mais, au coeur de tout divorce nous devons placer le bien-être et la santé émotionnelle des enfants.

Le juge Brownstone en a abondamment parlé dans son livre « Tug of War: A Judge’s Verdict on Separation, Custody Battles, and the Bitter Realities of Family Court » (Trad. : Luttes acharnées : le verdict d’un juge sur la séparation, les conflits de garde d’enfants et les réalités amères des cours familiales).

51bedfevjml-_sx331_bo1204203200_

Selon le juge Brownstone, nous faisons face ici à une crise de santé publique. Les enfants sont des victimes innocentes des divorces des parents. Comme le dit l’adage : mariés, nous l’étions pour la vie, nous le fûmes un jour. Divorcés nous sommes devenus. Parents, nous le serons toujours.

D’où l’intérêt de l’initiative « You, Me, and She de Sarah Drayton et Paulina O’Kieffe.

RCI, CBC, You, Me, and She.

Share
Mots-clés : , , , ,
Publié dans : Internet et technologies, Santé, Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*