L’homme d’affaires Kevin O’Leary lors du congrès du Parti conservateur à Vancouver en mai 2016. Photo : La Presse canadienne/Jonathan Hayward

L’homme d’affaires Kevin O’Leary lors du congrès du Parti conservateur à Vancouver en mai 2016. Photo : La Presse canadienne/Jonathan Hayward

Kevin O’Leardy peut-il devenir premier ministre du Canada sans parler français?

Kevin O’Leary n’a pas encore déclaré qu’il se lance dans la course à la tête du Parti conservateur du Canada. Plusieurs indices montrent cependant que ce n’est plus qu’une affaire d’une semaine ou deux.

Ce multimillionnaire et vedette de la téléréalité canadienne qui cultive de petits côtés populistes à la « Donald Trump » s’avère pourtant très pauvre dans sa connaissance du français.

Dans un pays officiellement bilingue depuis 50 ans, peut-on aspirer à le diriger si l’on ne parle pas la langue de 9 millions de ses habitants? Des membres de son propre parti et adversaires potentiels dans la course affirment que non.

Parler français ne serait pas obligatoire, mais utile selon le millionnaire

Kevin O’Leary a déjà déclaré qu’il ne lui semblait pas essentiel de s’exprimer en français pour comprendre les enjeux du Québec et que, de toute façon, « les Québécois de 18 à 35 ans sont presque tous bilingues ».

M. O’Leary, qui est né à Montréal il y a 62 ans, affirmait toutefois cette semaine dans une entrevue à la télévision de CBC qu’il travaillait avec un tuteur français et qu’il s’engageait à devenir bilingue. Mais que vaut cette promesse? L’élection du prochain chef conservateur aura lieu le 27 mai.

Kevin O’Leary mérite-t-il de devenir premier ministre?  – 5:41

Le premier ministre canadien Kevin O’Leary rencontre aujourd’hui le président Trump!

Kevin O’Leary et Donald Trump.
Kevin O’Leary et Donald Trump. © Associated Press

Ce scénario est tout à fait réaliste. Selon un récent sondage réalisé par la firme Abacus, les chances de l’unilingue anglais de devenir chef de son parti sont très élevées.

Il n’a pas encore déclaré officiellement sa candidature. Mais sa cote de popularité est plus grande que celle de tout autre candidat.

Avec 18 % d’opinions favorables, il devance Maxime Bernier et Lisa Raitt (9 %), Michael Chong (7 %), Kellie Leitch (6 %) et Andrew Scheer (5 %).

Par ailleurs, une enquête d’opinion réalisée en décembre par la maison de sondage Forum Research montrait que 53 % des Canadiens interrogés voulaient « quelqu’un d’autre » que les candidats connus.

RCI avec la contribution de Sandra Gagnon, Martine Bordeleau et Marie Villeneuve de Radio-Canada

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