Alexandre Bellemare à la station Berri-UQAM

La Semaine de la canne blanche attire l'attention sur quelques unes des difficultés quotidiennes des personnes ayant une déficience visuelle.
Photo Credit: Radio-Canada/Hugo Lavoie

Besoin de vision pour améliorer la vue de milliers de Canadiens

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La première semaine du mois de février au Canada est la « Semaine de la canne blanche ». Cette tradition instituée en 1947 a pour but de sensibiliser la population aux défis quotidiens que doivent relever les personnes ayant une déficience visuelle.

Selon les organismes offrant des services aux aveugles et aux malvoyants, la canne blanche a permis d’augmenter la qualité de vie de ses utilisateurs. Elle constitue un symbole de liberté et d’autonomie. La Semaine de la canne blanche est donc l’occasion de prendre conscience des difficultés quotidiennes auxquelles font face les personnes aveugles ou ayant une vision partielle.

La Semaine a pour thème cette année « Travaillons ensemble pour une meilleure vision! » Pour ses organisateurs, cette Semaine est le moment indiqué pour travailler collectivement à la mise en place d’une société « plus inclusive, notamment en ce qui a trait à l’accès à l’information et aux déplacements autonomes et sécuritaires ».

Le Canada comptait quelque 756 300 adultes ayant une incapacité visuelle limitante dans leurs activités quotidiennes (soit 2,8 % des adultes) en 2012. Parmi eux, 5,8 % ont indiqué qu’ils étaient aveugles au sens de la loi. En 2017, on estime que ces chiffres se sont accrus.

Michel Poulin est le directeur général de la Fondation En Vue de l’Institut Nazareth et Louis-Braille. Il nous explique quelques-unes des difficultés des personnes ayant une déficience visuelle.

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Près de 9 Canadiens sur 10 ayant une incapacité visuelle ont souvent d’autres types d’incapacités. © Steve Broxterman/World Access for the Blindrci

Quelques données

  • Environ le tiers des Canadiens ayant une déficience visuelle ne sont pas membres de la population active.
  • Les incapacités visuelles accompagnent souvent d’autres types d’incapacités : 89,5 % des personnes ayant une incapacité visuelle présentent au moins un autre type d’incapacité.
  • Le taux d’emploi des Canadiens vivant avec une perte de vision est très bas, soit 38 % contre 73 % dans le cas des personnes non handicapées.
  • Près de la moitié des Canadiens aveugles ou ayant une vision partielle ont un faible revenu, soit un salaire annuel de 20 000 $ ou moins.
  • À compétences égales, 70 % des Canadiens embaucheraient un candidat voyant plutôt qu’un candidat aveugle.
  • 35 % des étudiants ayant une déficience visuelle ont abandonné leurs études en raison de leur état.
  • La prévalence des incapacités visuelles augmente selon l’âge et atteint son niveau le plus élevé chez les personnes de 75 ans et plus (9,5 %).
  • En général, chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus, la prévalence de l’incapacité visuelle est plus élevée pour les femmes que pour les hommes (3,1 % et 2,4 % respectivement).
  • L’écart entre le taux d’incapacité visuelle des femmes et celui des hommes est statistiquement significatif pour les 25 à 44 ans, qui présentent des taux de 1,1 % et 0,6 % respectivement, et les 65 à 74 ans, avec des taux de 5,1 % et 3,7 % respectivement. Les autres groupes ne montraient pas de différence statistiquement significative.

(Sources : Statistique Canada 2011, Sondage Ipsos sur la perte de vision et l’emploi, pour le compte d’INCA, 2016)

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Publié dans : Économie, Santé, Société

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