Les Canadiens Gilles Dupont, à gauche, et Monique Dupont à droite, à Dania Beach, en Floride. Un projet de loi bipartite actuellement devant le Congrès américain permettrait aux Canadiens âgés de plus de 55 ans de rester au sud de la frontière pendant huit mois par an . (Marsha Halper / The Miami Herald / Associated Press)

Les Canadiens Gilles Dupont, à gauche, et Monique Dupont à droite, à Dania Beach, en Floride. Un projet de loi bipartite actuellement devant le Congrès américain permettrait aux Canadiens âgés de plus de 55 ans de rester au sud de la frontière pendant huit mois par an . (Marsha Halper / The Miami Herald / Associated Press)

Les Snowbirds canadiens pourraient bientôt rester jusqu’à 8 mois aux États-Unis sans pénalité

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Ces dizaines de milliers de Canadiens qui se réfugient chaque année aux États-Unis pour fuir le froid et qu’on nomme des « Snowbirds » pourraient désormais vivre deux mois de plus aux États-Unis selon un projet de loi présenté à Washington. Pour le moment, la loi américaine ne permet pas à un Canadien de séjourner plus de 183 jours consécutifs par exemple en Floride sans pénalité.

Malgré les tensions accrues autour de la frontière américaine depuis l’arrivée de Trump, le projet de loi bipartite actuellement devant le Congrès permettrait aux Canadiens – et aux Canadiens seulement – de plus de 55 ans de rester au sud de la frontière jusqu’à huit mois, à condition de posséder une maison ou de signer un contrat de location pour la durée de leur séjour.

La loi, si elle était adoptée, exempterait ces résidents canadiens de payer des taxes américaines sur leurs revenus en dépit de leur séjour prolongé, car ils seraient toujours considérés comme des « étrangers non résidents » par l’Internal Revenue Service.

Aide-mémoire…
– Actuellement, si un « oiseau des neiges » canadien passe plus de 183 jours aux États-Unis, il est considéré comme résident et donc assujetti aux impôts américains sur leur revenu.
– Pire encore, des séjours prolongés et non autorisés au-delà de six mois pourraient entraîner une interdiction de voyager pure et simple pendant une période allant jusqu’à 10 ans.

Les Québécois aiment beaucoup les plages de la Floride l’hiver. Dans l’ouest du Canada, les Canadiens choisissent des destinations différentes comme l’Arizona ou Haiwaï.Photo Credit: PC / AP Photo/Northwest Florida Daily News, Devon Ravine
Les Québécois aiment beaucoup les plages de la Floride l’hiver. Dans l’ouest du Canada, les Canadiens choisissent des destinations différentes comme l’Arizona ou Haiwaï.Photo Credit: PC / AP Photo/Northwest Florida Daily News, Devon Ravine

Ils pourraient perdre leur accès aux services médicaux canadiens gratuits

À la suite des efforts concertés de lobbying menés par l’Association canadienne des Snowbirds au cours des cinq dernières années, la Colombie-Britannique, le Manitoba, l’Alberta, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, les Territoires du Nord-Ouest et la Saskatchewan ont tous modifié leurs politiques pour permettre aux résidents d’être absents temporairement du Canada jusqu’à sept mois, tout en conservant leur assurance maladie. Dépassé ces sept mois, les Canadiens ne sont plus couverts par le régime gratuit d’assurance maladie.

Evan Rachkovsky, directeur de la recherche et des communications à l’Association canadienne des Snowbirds, a déclaré que son organisation entend faire pression sur les provinces afin qu’elles harmonisent leurs exigences en matière de résidence si le projet de loi américain est adopté.

Les Ontariens peuvent eux aussi conserver leurs prestations pour la santé et rester à l’extérieur de la province pendant une période pouvant aller jusqu’à 212 jours (environ sept mois). Terre-Neuve-et-Labrador exige que ses résidents vivent dans la province pour seulement quatre mois de l’année, tandis qu’au Québec une personne doit être présente pendant six mois plus un jour chaque année pour maintenir son assurance maladie.

Contribution importante à l’économie américaine

Les Snowbirds représentent un apport important à l’économie américaine, particulièrement dans des États du sud comme la Floride. En 2011, les visiteurs canadiens ont dépensé plus de 16,5 milliards de dollars aux États-Unis.

Ces Canadiens seraient également les plus grands acheteurs étrangers de propriétés immobilières aux États-Unis pour un montant approximatif de 20 milliards, en 2012, par exemple.

Un peu d’histoire …

On appelle « Snowbirds » (oiseau des neiges) les personnes habitant généralement la région Nord-Est du continent nord-américain, vivant donc à la fois au Canada et aux États-Unis qui se déplacent vers le Sud l’hiver quand le climat se refroidit. Ce sont des migrateurs, comme les oiseaux.

En anglais, « Snowbird » désigne un petit oiseau assez semblable au moineau domestique qui, aux premières neiges, apparaît dans les champs, les forêts et en bordure des routes. Leur plumage foncé se détache facilement du fond blanc neigeux.

Le mot « Snowbird » désigne aussi un phénomène social du XIXe siècle sur le continent Nord-Américain. À cette époque, plusieurs vagabonds quittaient le nord des États-Unis dès les premiers froids et se déplaçaient vers des cieux plus cléments. Ils étaient ainsi les tout premiers Snowbirds humains.

RCI avec CBC

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Publié dans : Économie, Immigration et Réfugiés, International, Politique

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2 comments on “Les Snowbirds canadiens pourraient bientôt rester jusqu’à 8 mois aux États-Unis sans pénalité
  1. Avatar Viviane Blais dit :

    Dommage pour les snowbirds qui vont aux États-Unis, mais nous sommes aussi bien nombreux à nous envoler plus au sud, soit au Mexique, au Belize, au Costa Rica, etc. durant l’hiver. Le processus pour rester plus de 183 jours est normalement assez simple, du moins au Mexique. Il suffit de traverser la frontière (par exemple, au Belize) pendant un jour ou deux et revenir ensuite au pays pour un autre 183 jours.

    • Avatar Johanne dit :

      Wowww Bonjour Viviane je vous remercie pour c’est information .mais j »ai une question peut t’ont le faire avec les États Unis
      Merci
      Johanne