Peinture: Voyageurs à l’aube Source: Bibliothèque et Archives Canada/Fonds Frances Anne Hopkins/C-002773

Peinture: Voyageurs à l’aube Source: Bibliothèque et Archives Canada/Fonds Frances Anne Hopkins/C-002773

150e anniversaire du Canada : un pays bâti par des braconniers!

Le braconnage serait le plus vieux métier du monde… au Canada!  

Aujourd’hui, on leur donne le nom de braconnier et on leur impose des amendes très sévères parmi les plus élevées du monde. Mais, il y a 150 ans, les exploits de ces chasseurs étaient célébrés et applaudis par la population.

Bien avant que le Canada ne devienne un pays en fait, bien avant l’arrivée des militaires anglais, nos braconniers passaient pour des héros auxquels on donnait le nom imagé de « coureurs des bois ».

Depuis les débuts de la Nouvelle-France, il y a 400 ans, ces coureurs des bois parcouraient tout le territoire, sans permis bien sûr, et entraient en contact avec les tribus amérindiennes pour acheter des fourrures et les revendre par la suite.

Aquarelle: Déjeuner au lever du soleilSource: Bibliothèque et Archives Canada/Fonds Alfred Jacob Miller/C-000424/Don de Mme J.B. Jardine
Aquarelle: Déjeuner au lever du soleil Source: Bibliothèque et Archives Canada/Fonds Alfred Jacob Miller/C-000424/Don de Mme J.B. Jardine

Quand nos coureurs de bois sont devenus des hors-la-loi

Vers le début du 18e siècle, le roi de France a commencé à s’impatienter devant la perte de revenus dans ses territoires en Nouvelle-France. Il s’est alors mis à blâmer nos aventuriers des forêts.

À partir de 1716, les autorités vont donc se mettre à considérer que ces personnes qui font du commerce sans avoir de permis sont des hors-la-loi.

Aujourd’hui, les autorités continuent de réglementer la chasse et le piégeage pour des motifs essentiellement environnementaux. Mais des coureurs des bois sans permis courent toujours, notamment au Québec.

Aujourd’hui les coureurs des bois courent toujours – 6:27

Le saviez-vous?
Le coureur des bois était le plus souvent sans famille et vivait en marge de la société
Pendant sa journée, le coureur des bois, avec l’aide de ses partenaires, pouvait parcourir à bord de son canot jusqu’à 75 km.
S’ils rencontraient une chute d’eau ou un rapide, ils devaient s’arrêter pour faire un portage et transporter tout leur matériel et leur canot sur leurs épaules et marcher à travers la forêt.
Par beau temps, ces coureurs des bois couchaient à la belle étoile et, par mauvais temps, ils s’abritaient sous leur canot.
En hiver, les raquettes et le toboggan prenaient la place du canot et le chasseur creusait un trou dans la neige pour faire un abri temporaire.

Estampe: Voyageurs canadiens poussant un canot dans un rapide.Source: Bibliothèque et Archives Canada/C-008373
Estampe: Voyageurs canadiens poussant un canot dans un rapide.Source: Bibliothèque et Archives Canada/C-008373

Sur le même thème

Les humains sont d’insoutenables superprédateurs – RCI 

Chasser nos ours à la caméra est 12 fois plus profitable qu’au fusil – RCI 

Quels sont les outils des chasseurs de photos d’animaux sauvages? – RCI 

Que pensent les Canadiens de la chasse aux phoques du printemps? RCI

Catégories : Économie, Histoire
Mots-clés : , , , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

Pour des raisons indépendantes de notre volonté et, pour une période indéterminée, l'espace des commentaires est fermé. Cependant, nos réseaux sociaux restent ouverts à vos contributions.