Déjà trente ans que le dollar canadien n’est plus un billet, mais une pièce de monnaie.
À cause de l’inflation, de la perte de la capacité d’achat du dollar et des coûts en constante augmentation de l’impression du billet vert canadien, la Monnaie royale canadienne a choisi de passer à la pièce.
Il faut aussi savoir que la durée de vie d’un billet de banque n’est, en moyenne que de huit mois ce qui est loin du compte pour une pièce.
Bonheur pour uns, maux de tête pour les autres
À l’époque, avant l’ère des cartes à puce et autres outils de paiement, les sociétés de transport urbain ont salué la décision. La pièce d’un dollar facilitait grandement la fluidité des paiements – autobus et métros – et, il faut le dire, leur a permis d’augmenter les droits de passage, on arrondissait au dollar prêt.
Cependant, les propriétaires de machines distributrices ont dû adapter leurs appareils, augmentant les coûts opérationnels. En 1987, les frais de modifications de machines distributrices pour leur permettre d’accepter le nouveau dollar s’élevaient à 300 dollars par appareil.
Les deux dollars, papier et pièce, ont coexisté jusqu’au 20 avril 2009 où l’on a cessé d’imprimer le billet.
C’est en 1996 que le Canada a aussi remplacé son billet de deux dollars par une pièce.

Bille de deux dollars canadiens (Monnaie royale canadienne)

Pièce de deux dollars canadiens, recto, verso (Monnaie royale canadienne)
En 2011, 25 ans après l’entrée du dollar pièce sur le marché canadien, la revue Geographica proposait tout un dossier sur cette histoire.
Et pourquoi pas une page d’histoire en images.
RCI, Geographica, Monnaie royale canadienne, Youtube








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