Gilbert Rozon en 2012

Gilbert Rozon en 2012
Photo Credit: Radio-Canada

Quatre autres plaintes pour agression sexuelle contre Gilbert Rozon de Juste pour rire

Share

Après l’animatrice Julie Snyder dimanche, on apprenait mardi que trois nouvelles femmes du milieu artistique ont formellement porté plainte à la police contre le fondateur du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon.

Pénélope McQuade
Pénélope McQuade

L’animatrice Pénélope McQuade, la réalisatrice Lyne Charlebois et la comédienne Patricia Tulasne avaient raconté leur histoire dans différents médias la semaine dernière.

Elles confirment maintenant qu’elles ont contacté les policiers dans cette affaire qui fait beaucoup de bruit même à l’extérieur du Québec.

Gilbert Rozon a fondé le Festival Juste pour rire au début des années 80. Or, l’événement, avec son volet anglophone, est aujourd’hui considéré comme le plus important en humour dans le monde.

Lyne Charlebois | © Radio-Canada/Ronald Georges
Lyne Charlebois | © Radio-Canada/

Selon, l’animatrice Pénélope McQuade, les faits reprochés remonteraient à 1997, alors qu’elle couvrait le Festival Juste pour rire. Selon son récit, M. Rozon se serait faufilé dans une salle de bain privée, où il se serait jeté sur elle.

La réalisatrice Lyne Charlebois allègue pour sa part avoir été agressée sexuellement par M. Rozon chez lui en 1982.

En entrevue avec Radio-Canada, Patricia Tulasne a raconté que Gilbert Rozon s’était invité chez elle après une soirée en 1994 en forçant son entrée dans sa résidence. Il l’aurait alors plaquée au mur, avant de l’embrasser et de la dévêtir.

Patricia Tulasne
Patricia Tulasne © Radio-Canada

Aide-mémoire…
La semaine dernière, neuf femmes ont raconté au journal Le Devoir et au 98,5 FM avoir été harcelées ou agressées par Gilbert Rozon. Ces actes s’échelonneraient sur une période de trois décennies.
On apprenait alors que Gilbert Rozon faisait l’objet d’une enquête criminelle du SPVM pour une affaire d’agression sexuelle survenue à Paris en 1994. Une plainte a été déposée mercredi à ce sujet.
Puis, jeudi, une autre présumée victime de Gilbert Rozon a brisé le silence : la comédienne Patricia Tulasne a raconté à Radio-Canada qu’elle avait été agressée sexuellement par le producteur en 1994.

Dimanche, l’animatrice Julie Snyder faisait la manchette

Julie Snyder à Tout le monde en parle en 2016.
Julie Snyder à Tout le monde en parle en 2016. © Radio-Canada

L’animatrice et productrice Julie Snyder, bien connue autant au Québec qu’en France, a porté plainte au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dimanche soir contre le fondateur du Groupe Juste pour rire pour une agression sexuelle qui se serait produite il y a plusieurs années.

Julie Snyder avait d’abord annoncé en début de fin de semaine qu’elle allait prendre ses distances de Gilbert Rozon et d’Éric Salvail, une autre vedette artistique québécoise visée la semaine dernière par des allégations d’inconduite sexuelle.

Dans un message publié sur Facebook samedi, elle annonçait que son entreprise, Productions J, ne collaborerait plus, pour l’instant, avec Juste pour rire et Salvail & Co.

Guy A. Lepage
Guy A. Lepage © Karine Dufour

L’animateur Guy A. Lepage de la populaire émission Tout le monde en parle à la télévision de Radio-Canada s’est dit « estomaqué » d’apprendre que Julie Snyder serait une des victimes de Gilbert Rozon. « Quand une femme aussi forte que Julie Snyder prend 20 ans avant de dénoncer son agresseur, imaginez toutes les femmes qui ont encore plus peur qu’elle de prendre la parole. Je suis extrêmement dévasté et j’ai l’impression qu’il y en aura d’autres en plus. »

Lisez la suite…
Gilbert Rozon de Juste pour rire visé par une enquête criminelle pour agression sexuelle 

RCI avec La Presse canadienne et les informations de Pascal Robidas de Radio-Canada

RCI avec La Presse canadienne et les informations de Pascal Robidas de Radio-Canada

En complément

Julie Snyder porte plainte pour agression sexuelle contre Gilbert Rozon – Radio-Canada 

Gilbert Rozon perd ses contrats à la télévision – Radio-Canada 

Le long parcours des victimes après le dépôt d’une plainte à caractère sexuel – Radio-Canada 

Share
Catégories : Arts et spectacles, Société
Mots-clés : , , , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la Nétiquette.

Nétiquette
Quand vous vous exprimez dans le cadre d’une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu’un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d’accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c’est bien là l’intérêt des tribunes! La nétiquette est l’ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d’intervenir dans une tribune, il est important d’en prendre connaissance. Sinon, on risque l’expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s’inscrire, les utilisateurs sont tenus d’indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s’afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s’il existe un doute quant à l’identité de son auteur.
  2. L’usurpation de l’identité d’autrui dans l’intention d’induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d’expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l’âge, l’origine ethnique, la religion, le sexe ou l’orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l’origine ethnique, l’appartenance à une religion ou à un groupe d’âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l’agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l’exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d’un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d’injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L’échange d’arguments et de vues contradictoires est un élément clé d’un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d’un dialogue ou d’une discussion privée entre deux participants qui s’interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L’usage d’autres langues, à l’exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L’envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L’insertion d’images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L’inclusion d’hyperliens vers d’autres sites est permise, à condition qu’ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n’est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d’un texte d’autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d’Internet.
  18. Radio Canada International  n’est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*