Isam Sharkiye, réfugié syrien aujourd’hui citoyen de Fort Nelson en Colombie-Britannique et artisan
Photo Credit: Sandy McLean

À Fort Nelson, petite ville en Colombie-Britannique, un réfugié syrien réalise son rêve

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Fort Nelson, au nord-est de la Colombie-Britannique, tout près de la frontière du Yukon, est une petite ville de plus ou moins 4000 âmes. Ses principales ressources sont le gaz naturel, le bois d’œuvre et le tourisme d’aventure.

Fort Nelson, Colombie-Britannique (Chambre de commerce de Fort Nelson)

Fort Nelson fait partie de ces nombreuses communautés d’un bout à l’autre du Canada qui ont accueilli des réfugiés syriens en 2016 et 2017.

Voici l’histoire d’Isam Sharkiye, réfugié syrien aujourd’hui citoyen de Fort Nelson.

Un premier Noël à Fort Nelson pour la famille Sharkiye (Sandy McLean)

Isam Sharkiye a 35 ans. Le tout premier réfugié accueilli à Fort Nelson est arrivé en août dernier au Canada avec sa famille, fuyant les heures sombres que connaît sa Syrie natale.

Ralentissement économique prolongé

Avec le conflit sur le bois d’œuvre qui s’étire et s’étiole entre le Canada et les États-Unis, avec le marché en demi-teinte des ressources gazières et avec le tourisme qui tourne au ralenti, l’économie locale de Fort Nelson connaît depuis quelque temps un ralentissement économique qui dure et perdure.

Malgré ces nuages gris sur l’économie locale, des bénévoles de Fort Nelson se sont serré les coudes et ont mis deux ans à amasser les fonds nécessaires pour le parrainage d’une famille syrienne réfugiée.

Ayant trouvé ses marques, Isam Sharkiye se lance dans une nouvelle carrière au Canada en forgeant et sculptant des bouts de cuivre et d’autres métaux récupérés ou qu’on lui donne; il en fait des œuvres dans le style qu’il a appris en Syrie.

De fait, peu de temps après son arrivée à Fort Nelson, M. Sharkiye s’est mis à récupérer toutes sortes de rebuts de ferraille. Un citoyen lui a donné un morceau de cuivre et Isam Sharkiye créa sa toute première œuvre au Canada.

(Sandy McLean)

Apprendre d’un oncle

C’est à 11 ans, aux côtés d’un de ses oncles, que M. Sharkiye a appris son métier d’art. Peu à peu, en cette période de paix relative au Moyen-Orient, il a voyagé un peu partout en Syrie et ailleurs dans la région, recevant commissions et commandes.

Le tout s’est brusquement arrêté avec le début des troubles, l’obligeant à mettre de côté son métier et le forçant à faire de petits boulots pour survivre.

Alors que le conflit s’aggravait, Isam Sharkiye s’est fait tirer dessus, des membres de sa famille immédiate sont morts. Fuyant les violences, la petite famille a parcouru quelque 1000 kilomètres à pied jusqu’en Turquie, où elle est restée avant de venir au Canada.

Une communauté tissée serrée

Quand son talent a émergé, des gens de Fort Nelson ont décidé de lui venir en aide en créant une page Facebook (SyriArt) et en s’assurant que ses œuvres étaient présentes et en vente dans les foires artisanales régionales précédant Noël.

Isam adding some decorative touches to the outside of a piece. This speed is after 20 years of practice!

Posted by SyriArt on Monday, December 11, 2017

Le centre communautaire de la ville lui a offert sans frais un espace où il a pu installer son atelier et quelques personnes lui ont même passé des commandes d’œuvre à réaliser.

Ses rêves: faire de son métier sa source de revenus et, bien sûr, apprendre à bien parler anglais.

Plus:

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RCI, CBC (Rachel Sanders)

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Catégories : Arts et spectacles, Immigration et Réfugiés
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