Manifestation contre l'abondance de l'anglais dans l'affichage commercial en 2011 - ICI.Radio-Canada.ca

Manifestation contre l'abondance de l'anglais dans l'affichage commercial en 2011 - ICI.Radio-Canada.ca

Plus de 20 % des commerces montréalais contreviennent aux règles d’affichages en français

Share

L’Office québécois de la langue française (OQLF) révèle que plus d’une entreprise sur cinq ne respecte toujours pas les règles de l’affichage commercial dans la plus grande ville du Québec, des règles qui exigent que l’on accorde une prépondérance au français.

Tout de même, l’OQLF affirme que dans l’ensemble,l’affichage commercial à Montréal se fait de plus en plus en français d’après les résultats de sa plus récente étude qui visait à faire le suivi de la situation prévalant sur l’île de Montréal.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette augmentation du taux de conformité, selon l’OQLF, notamment des campagnes de sensibilisation, mais aussi de nouvelles dispositions réglementaires relatives à l’affichage des marques de commerce adoptées il y a deux ans.

En effet, l’affichage public en anglais de certains noms de commerces de grandes entreprises anglaises – comme «Second Cup» ou «Victoria’s Secret» – est maintenant légal. Ce qui était illégal ne l’étant plus, cela a un impact sur l’augmentation des taux de conformité.

Les cas problèmes…

Des affiches en anglais uniquement au Québec en 1977 alors que la loi 101 vient d’être adoptée.

Des affiches en anglais uniquement au Québec en 1977 alors que la loi 101 vient d’être adoptée.

L’affichage de 22,5 % des commerces à Montréal est non conforme à la loi, soit un peu plus du cinquième des commerces montréalais, note l’OQLF.

C’est dans l’ouest de la grande île de Montréal, un secteur traditionnellement anglophone, que se situe le taux de délinquance le plus élevé. Le taux de conformité dans l’Ouest est de seulement 70 % par rapport à 89 % dans l’est de l’île.

Au total, l’affichage de 3612 entreprises a été analysé entre février et mai 2017.

Beaucoup de progrès tout de même depuis 2010

L’OQLF parle en fait d’une «augmentation significative», entre 2010 et 2017, du taux de conformité à la Charte de la langue française en ce qui concerne l’affichage public .

À Montréal, le taux de conformité de l’affichage public (ce qui combine les constatations sur les noms d’entreprise et les messages en vitrine ou autres) se situe à 77,5 %, en hausse par rapport à celui de 72 %enregistré en 2010.

Selon les résultats obtenus, l’affichage des magasins des centres commerciaux est celui dont le taux de conformité à la Charte de la langue française a connu la hausse la plus importante, passant de 64 % en 2010 à 78 % en 2017.

Aide-mémoire
Selon la loi québécoise, l’affichage public et la publicité commerciale doivent se faire au moins en français. Ces annonces et affiches peuvent également être faites simultanément dans une autre langue pourvu que le français y figure de façon nettement prédominante, sauf exception.

La petite histoire de la non-francisation légale aujourd’hui de plusieurs grandes enseignes

archives) Photo Credit: AP Photo/J Pat Carter

archives)
Photo Credit: AP Photo/J Pat Carter

Il y a quatre ans de gros détaillants anglophones au Québec ont reçu la permission de ne pas franciser leur visage. Best Buy, Costco, Wal-Mart, GAP, Old Navy, Guess, Toys’R’Us, avaient contesté en cour la demande de l’Office québécois de la langue française (OQLF) de modifier leurs enseignes s’ils voulaient continuer à respecter la Charte de la langue française.

L’OQLF souhaitait voir ces entreprises anglophones changer leurs enseignes pour y ajouter un nom générique français, ou encore en ajoutant un slogan ou une explication en français qui reflète la nature de leurs activités.

Par exemple, Kentucky Fried Chicken est connu au Québec sous le nom de PFK, et Starbucks a ajouté « Café » à ses enseignes commerciales.

L’OQLF menaçait Best Buy, Costco, Wal-Mart, GAP, Old Navy, Guess, Toys’R’Us de révoquer leurs certificats de francisation et d’imposer des sanctions importantes. Ces certificats, renouvelés tous les trois ans, attestent que les entreprises respectent les règles sur la langue, et peuvent ainsi bénéficier de certaines subventions gouvernementales.

Finalement, la Cour supérieure du Québec a déclaré que l’OQLF ne pouvait « suspendre, révoquer ou refuser de renouveler les certificats de francisation des demanderesses ni tenter d’imposer toute autre sanction » sur le fondement de la plainte inscrite dans ce jugement. La Cour supérieure soutenait que l’utilisation d’une marque de commerce uniquement dans une autre langue que le français est autorisée dans l’affichage et dans la publicité commerciale, et en particulier sur des enseignes de devanture de magasin, lorsqu’il n’existe aucune version française déposée de cette marque de commerce.

Recommandé pour vous :
40 ans de loi 101 au Québec, mais une affirmation du français pas toujours convaincante 

Camille Laurin arrive à l’Assemblée nationale le 27 avril 1977 pour présenter la loi 101. Photo : La Presse canadienne/Louise Bidault

Camille Laurin arrive à l’Assemblée nationale le 27 avril 1977 pour présenter la loi 101. Photo : La Presse canadienne/Louise Bidault

RCI avec La Presse canadienne et Radio-Canada

En complément

Impératif français appuie Québec qui conteste les enseignes anglaises – RCI 

40 ans de loi 101 : une langue sauvée, une identité malmenée – Radio-Canada

Les Québécois célèbrent la remontée de leur langue française – RCI 

Share
Mots-clés : , ,
Publié dans : Économie, Politique, Société

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*

Un commentaire pour «Plus de 20 % des commerces montréalais contreviennent aux règles d’affichages en français»
  1. Avatar Jean-Pierre Le Blanc, porte-parole, Office québécois de la langue française dit :

    L’Office québécois de la langue française désire apporter des précisions aux renseignements publiés dans cet article.
    Le gouvernement du Québec a effectivement adopté, le 24 novembre 2016, des modifications réglementaires concernant l’affichage à l’extérieur d’un immeuble de toute marque de commerce uniquement dans une autre langue que le français. À noter que l’utilisation d’une telle marque de commerce dans l’affichage était légale avant ces modifications et qu’elle l’est encore aujourd’hui. Les modifications ont, cependant, rendu obligatoire d’assurer une présence suffisante du français dans l’affichage par un générique (ou descriptif), un slogan ou toute information concernant les produits ou les services d’une entreprise.
    Notons qu’à compter de 2009, selon une interprétation de la Charte qui a par la suite été invalidée par les tribunaux, l’Office demandait aux entreprises d’accompagner les marques de commerce uniquement dans une autre langue que le français d’un générique, d’un descriptif ou d’un slogan en français lorsque ces marques figuraient comme noms d’entreprise sur la devanture d’un bâtiment.