Brenda Lucki, âgé de 53 ans, a pris les rênes de la police nationale canadienne le 16 avril, devenant ainsi le 24e commissaire de la GRC et le premier chef féminin permanent. La commissaire pose pour une photo à Ottawa le vendredi 4 mai 2018. (Justin Tang / Canadian Press)

12 travaux pour la nouvelle commissaire de la GRC Brenda Lucki

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Brenda Lucki, 53 ans, hérite d’une force policière emblématique, mais ternie par des problèmes enracinés d’intimidation et de harcèlement.

La commandante de la Division Dépôt de la GRC, Brenda Lucki, avec le premier ministre Justin Trudeau lors d’une rencontre à Regina en janvier 2017 Photo : The Canadian Press/Michael Bell

La nouvelle commissaire de la Gendarmerie royale du Canada a maintenant les bras chargés d’une série de directives du gouvernement Trudeau, dont les mots clés témoignent de l’ampleur des tâches qui l’attendent : réparation, réforme, réconciliation et modernisation.

Le gouvernement Trudeau a en effet ordonné à la nouvelle commissaire de moderniser et de réformer la culture à la GRC, de protéger les employés contre le harcèlement, notamment sexuel, et contre la violence au travail et de favoriser la réconciliation avec les peuples autochtones.

Le gouvernement veut aussi que Brenda Lucki fasse de la police nationale un digne représentant de la diversité au sein de la population canadienne en ciblant dans ses politiques d’embauches la parité entre les sexes et en veillant à ce que les femmes, les Autochtones et les groupes minoritaires y soient beaucoup mieux représentés.

Sa nomination survient pourtant au moment où les révélations embarrassantes se multiplient toujours sur l’inconduite sexuelle et le sexisme dans les rangs de la GRC.

Brenda Lucki reçoit une liste de travaux bien précis

Brenda Lucki et Justin trudeau lors de sa nomination Photo : CBC

« Il est important que les Canadiens se voient reflétés dans les gens qui les surveillent », affirme une récente lettre de mandat envoyée à Brenda Lucki par le ministre canadien de la Sécurité publique, Ralph Goodale, le membre du cabinet responsable des Mounties.

La lettre indique qu’une autre priorité consistera à mettre en œuvre des mesures pour améliorer la santé et le bien-être des femmes, entre autres, après qu’un récent rapport du vérificateur général du Canada a révélé que la GRC ne répondait pas aux besoins en santé mentale de ses membres.

Parmi les 12 travaux de la commissaire, ceux touchant les femmes risquent d’être les plus difficiles à réaliser, car la réputation de la GRC est totalement noircie par des histoires de harcèlements en série.

Écoutez


Brenda Lucki prend la parole à Regina après avoir été nommée 24e commissaire de la GRC. (CBC)

Aide-mémoire…
Comptant 31 ans d’expérience à la GRC, Mme Lucki a été en mission dans l’ex-Yougoslavie et en Haïti.
Elle est en plus membre de l’Ordre du mérite des corps policiers en reconnaissance de son travail pour améliorer les relations avec les Premières Nations au Canada.
Mme Lucki devient la première femme à obtenir un mandat en bonne et due forme à la tête de la GRC; Beverley Busson avait occupé les fonctions de façon intérimaire pour six mois en 2007.

Cinq ans de mauvaises manchettes et d’histoires scandaleuses

Bob Paulson – Photo CBC

Les médias canadiens ont abondamment fait état, depuis au moins cinq ans, de scandales à répétition au sein de la GRC.

Il y a un an et demi, le prédécesseur de Brenda Lucki, Bob Paulson, a dû présenter des excuses à des centaines d’agents et d’employés, anciens et actuels, qui avaient fait l’objet de discrimination et de harcèlement remontant à quatre décennies.

Le commissaire Paulson s’était excusé en plus d’annoncer une entente majeure de 100 millions de dollars conclue dans deux dossiers d’action collective liés à des allégations de harcèlement, des incidents qui remonteraient aussi loin que septembre 1974.

« À toutes les femmes touchées par l’inaptitude de la GRC à assurer des conditions de travail exemptes de harcèlement et de discrimination, au nom de tous nos dirigeants, superviseurs et gestionnaires, et de tous les commissaires, c’est humblement et solennellement que je vous présente aujourd’hui nos excuses les plus sincères », avait-il déclaré avec émotion lors d’une conférence de presse à Ottawa.

« Vous êtes venues à la GRC avec le désir de contribuer à la collectivité et nous vous avons trahies. Nous vous avons porté préjudice. J’en suis profondément désolé. »

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Photo : Radio-Canada

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Michel C. Auger, Andréanne Apablaza, Pascal Robidas et Louis Blouin de Radio-Canada

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Catégories : Politique, Société
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