Des nudistes se dirigent vers les eaux de Sunset Beach à Vancouver, Colombie-Britannique, le 18 juillet 2013. (Crédit photo : REUTERS/Andy Clark)

Le naturisme, une « activité » de plus en plus populaire

Share

L’été et sa chaleur pousse les gens à enlever quelques couches de vêtements en trop. Les adeptes de naturistes vont eux jusqu’à se mettre entièrement nus. La pratique devenue tendance attire aussi bien les personnes âgées que les plus jeunes. Beaucoup y voient d’ailleurs une manière d’être libre sans craindre le regard des autres. On en parle avec Michel Vaïs, le fondateur de la Fédération québécoise de naturisme.

« Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature qui se caractérise par la pratique de la nudité en commun et qui a pour conséquence de favoriser le respect de soi-même, celui des autres et le soin pour l’environnement, déclare-t-il en entrevue. C’est la définition qui a été adoptée par la Fédération internationale naturiste qui existe depuis un demi-siècle. Elle regroupe une quarantaine de pays. »

Le fondateur et auteur du livre Nu, simplement. Nudité, nudisme et naturisme (Triptyque, 2012) explique que l’été est une saison idéal pour les naturistes de reprendre contact avec la nature. « Quand il fait beau, les vêtements sont vraiment un poids. Ils peuvent s’avérer très encombrants. Surtout le maillot de bain à cause des élastiques. Si l’on y pense un petit peu, ce n’est pas très sérieux d’être obligé de s’habiller pour aller se mouiller. Quand on prend son bain, on ne met pas un maillot de bain. Il est tellement plus agréable de ne rien porter du tout. »

Écoutez

Au Canada, les naturistes peuvent se retrouver dans des lieux appropriés. « Soit dans des centres naturistes bien tenus, il y  en existe plusieurs au pays ou dans le monde entier, soit les gens se retrouvent dans des plages libres. Ils peuvent s’y réunir de façon spontanée. Près de Montréal, il y a la plage d’Oka qui possède une zone fréquentée par des naturistes depuis de nombreuses années. Cela dit, elle n’est pas du tout reconnue officiellement comme zone naturiste. »

Le naturisme demeure toujours un sujet délicat, concède M. Vaïs. « Dans l’esprit des gens, lorsque l’on se met nu, c’est pour une aventure sexuelle ou pour s’exhiber. Or, les naturistes prouvent par leur pratique que ce n’est pas du tout le cas. Au contraire, la nudité intégrale en commun est quelque chose qui se fait intelligemment, surtout que cela se pratique la plupart du temps en famille à l’intérieur de centres naturistes. Même à la plage d’Oka, il y a des enfants et des familles. »

Selon le fondateur, le naturisme est de plus en plus populaire. « Il y a un intérêt de la part de la population plus marqué au Canada anglais. Il y a quand même des milliers de naturistes au Québec. Les adeptes se multiplient. Il n’y a qu’à voir tous ces avions bondés pendant l’hiver qui vont vers les destinations naturistes. Il y en a aux États-Unis, au Mexique, à Cuba ou ailleurs en Europe. »

Michel Vaïs, le fondateur de la Fédération québécoise de naturisme.

Lire aussi : 

Moisson Montréal : « la faim ne prend pas de vacances » durant l’été

René Lévesque maintenant sur la route des vacances des Canadiens

Congés, vacances, et américanisation du travail au Canada

Share
Catégories : Société
Mots-clés : ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*