Le chien a reçu de bons soins dans une clinique vétérinaire d’Estevan.

Les services vétérinaires canadiens ont fait l'objet d'une évaluation très positive de l'Organisation mondiale de la santé animale.
Photo Credit: Cindy Billesberger

Services vétérinaires canadiens : un modèle à l’échelle internationale

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Le Canada est exemple à suivre en matière de respect des normes internationales dans les soins médicaux apportés aux animaux. Tel est le point de vue de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), la structure intergouvernementale chargée d’améliorer la santé animale dans le monde.

En tout, l’OIE a évalué les performances des services vétérinaires au Canada en s’attardant sur 45 compétences essentielles. Pour 35 d’entre elles, l’organisme international a estimé que le Canada a atteint le niveau le plus élevé. Ce qui lui a valu une cote de 5 sur 5, qui illustre le respect intégral des normes internationales.

Pour les 10 autres critères, le Canada a obtenu une cote de 3 ou de 4. Et selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), certains aspects de ces critères ont été révisés ou sont sur le point de l’être.

L’évaluation de l’OIE a été menée à la demande du Canada. Elle a été coordonnée par l’ACIA avec la participation des gouvernements fédéral et provinciaux et de représentants du secteur vétérinaire.

vétérinaires soignant un chat beige
Les vétérinaires canadiens sont bien formés et sont adéquatement assistés © ICI Radio-Canada

Effectifs suffisants et compétents

Après plus de 55 visites  dans 8 provinces canadiennes, entre les 13 et 31 mars 2017, de nombreuses entrevues et discussions, et la consultation d’une quantité de documents, l’OIE a notamment constaté que les Services vétérinaires canadiens sont bien nantis en personnel, tant au niveau fédéral que provincial et territorial. Un personnel à la fois suffisant et qualifié, formé pour la plupart dans des écoles vétérinaires canadiennes compétentes et internationalement reconnues ou ayant suivi un processus officiel de qualification.

L’OIE constate aussi que, même si une totale indépendance technique avec des décisions fondées exclusivement sur des bases scientifiques est impossible, au Canada, les services vétérinaires « disposent en général d’une très haute indépendance technique, avec une élaboration de politiques ainsi qu’une conception et une mise en œuvre des programmes solidement documentées et fondées sur des données probantes ».

soins vétérinaires
De façon générale, les services vétérinaires canadiens travaillent de façon indépendante. Mais ils ne sont pas à l’abri des pressions du secteur privé. © Radio-Canada

Des points perfectibles

Comme rien n’est parfait en ce bas monde, l’OIE a noté que les services vétérinaires canadiens n’ont pas toujours été en mesure d’adopter des mesures et des actions techniquement indépendantes, car il y a des pressions exercées par des groupes industriels opposés à ces mesures ou actions.

L’OIE demande aussi au Canada d’accorder plus d’attention à l’amélioration de l’efficacité du service de laboratoire fédéral. Pour cela, il faudra réduire ses frais généraux, limiter le fractionnement et l’expédition d’échantillons vers de multiples laboratoires et rechercher un meilleur « recouvrement des coûts ».

Carcasses de l’abattoir Viande Laroche
Tous les abattoirs au Canada ne font pas l’objet d’une suirveillance égale, selon l’OIE. © Radio-Canada/Michel Harvey

Pour ce qui est de la sécurité sanitaire des aliments, sous la responsabilité de certaines provinces au Canada, l’OIE observe que quelques petits abattoirs ne font l’objet de peu, voire d’aucune surveillance par un professionnel vétérinaire. Ce qui n’est pas le cas pour les installations enregistrées au fédéral et qui sont surveillées par l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

Somme toute, le vétérinaire en chef du Canada et délégué auprès de l’OIE, Jaspinder Komal, est satisfait du rapport. Fort de ses bonnes évaluations en matière de respect des normes internationales de l’OIE, le Canada, dit-il, « entend renforcer davantage sa position à titre de chef de file mondial dans la promotion de la santé des animaux et la protection du public contre les maladies animales ».  Une position qui va, par ricochet, consolider les débouchés économiques et commerciaux internationaux du pays.

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