L'ICRA est l'occasion de découvrir les nouveautés en matière de robotique. Photo : Reuters/Issei Kato

Taxer les robots au travail pour protéger nos travailleurs

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Le gouvernement fédéral vient de se faire conseiller d’envisager de taxer les robots qui, silencieusement mais sûrement, remplacent de plus en plus les travailleurs canadiens. Cette proposition s’inscrit dans le cadre d’une grande initiative du gouvernement visant à s’adapter notamment à l’évolution rapide de la pénurie de main-d’oeuvre au pays.

Selon une estimation fournie au ministre canadien du Travail ce printemps, jusqu’à 15 % des emplois pourraient être perdus au pays à cause de l’automatisation au cours des deux prochaines décennies. Les robots menacent beaucoup d’emplois.

Le rapport comporte des suggestions comme celle de taxer les technologies qui remplaceraient un travailleur ou d’exiger qu’une partie du travail automatisé soit orientée vers un bien social.

Photo Istock

Ce n’est pas la première fois qu’on sonne l’alarme du danger des robots au pays

En 2016, on apprenait que près de la moitié (42%) des emplois au Canada risquaient d’être automatisés ou robotisés d’ici 10 à 20 ans, selon un rapport sur le marché de l’emploi publié par la société-conseil Labour Market Solutions.

D’après cette enquête, la percée de la robotisation toucherait dans un premier temps les secteurs des transports et de la logistique ainsi que les emplois administratifs. Mais à plus long terme, prévenait-on, avec le développement du pouvoir créatif des robots, cette tendance à l’automatisation se généraliserait dans les emplois liés aux services, à la vente et à la construction.

Quand le rapport a été publié, 24 % des Canadiens travaillaient dans ces catégories d’emplois. On parlait de 2,5 millions d’emplois à risque dans les principaux secteurs à potentiel d’automatisation.

Pas étonnant que, dans un sondage réalisé tout récemment, plus de la moitié des Québécois aient dit craindre que l’intelligence artificielle entraîne de nombreux licenciements et souhaiter que les gouvernements en fassent une priorité.

Mais la robotisation des emplois et ses effets pervers sont peut-être grandement exagérés. C’est ce qu’affirment beaucoup d’économistes.

Hydro-Québec met au point des robots qui pourront monter sur les lignes à haute tension. | ICI.Radio-Canada.ca

Les cinq professions les plus à risque

Les travailleurs les plus vulnérables gagnent en ce moment moins et ont des niveaux d’éducation inférieurs à ceux du reste la main-d’œuvre canadienne.

Au Canada, l’automatisation du travail devrait d’abord toucher les secteurs des transports, de la logistique et de la production ainsi que des emplois administratifs.

Vendeur en magasin (92 % de probabilité d’automatisation de 650 000 emplois)
Assistant administratif (96 % de probabilité d’automatisation de 329 000 emplois)
Serveur au comptoir alimentaire (91,5 % de probabilité d’automatisation de 313 000 emplois)
Chauffeur de camion (79 % de probabilité d’automatisation de 262 000 emplois)
Caissier (97 % de probabilité d’automatisation de 309 000 emplois)

Des camions sans chauffeur arriveront rapidement sur le marché et ne sont plus une fantaisie futuriste. Photo : La Presse canadienne

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Véronique Prince, Gérald Fillion, Patrick Masbourian, Michel Désautels, Janic Tremblay et Michel Plourde de Radio-Canada

En complément

L’intelligence artificielle : une menace pour les travailleurs? – Radio-Canada 

Ce robot prépare un hamburger de A à Z – Radio-Canada 

La robotisation au travail, une évolution qui pose des problèmes éthiques – Radio-Canada 

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Catégories : Économie, Internet et technologies, Politique, Société
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