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Stop aux rumeurs : il n’y a pas de vague d’extrémistes islamistes canadiens de retour au pays

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La guerre civile en Syrie et dans certaines parties de l’Irak a attiré bon nombre de combattants étrangers, dont plusieurs dizaines de Canadiens, qui ont adhéré à des groupes extrémistes au Moyen-Orient. Certains de ces extrémistes pourraient revenir chez eux avec de mauvaises intentions.

Or, selon un nouveau rapport d’Ottawa, 250 Canadiens partis à l’étranger pour grossir les rangs de groupes extrémistes comme le groupe armé État islamique ne reviennent pas au pays en nombre important dans la foulée des échecs militaires des forces islamistes en Irak et en Syrie.

Le rapport annuel sur la menace terroriste au Canada n’anticipe pas une vague de retour au pays de ces extrémistes étant donné que bon nombre d’entre eux n’ont pas en leur possession les documents de voyage valides, ou se trouvent sur une liste d’interdiction de vol, ou encore craignent d’être arrêtés en sol canadien dès leur arrivée. D’autres extrémistes ont été capturés ou sont morts.

André Poulin, un autre Canadien djihadiste tué en Syrie en 2014.

Un rapport qui contient des données rassurantes?

Alors que les membres de l’EI se dispersent, le gouvernement libéral est pourtant pressé de toute part pour expliquer ce qu’il fait pour contenir la menace potentielle que représenterait le retour au pays de ces extrémistes canadiens.

Les conservateurs ont pressé le gouvernement libéral de Justin Trudeau de questions à la Chambre des communes sur la sécurité des Canadiens, car ils l’accusent d’accueillir ces extrémistes à bras ouverts.

Ralf Goodale. Photo : PC

La priorité est d’enquêter sur leurs activités, de rassembler les preuves nécessaires et de les poursuivre en justice, a dit le ministre canadien de la Sécurité publique, Ralf Goodale, mardi. « C’est notre objectif numéro un. »

Or, selon le rapport, il n’y a pas de vague d’extrémistes tentant de regagner le pays. Au moins 190 personnes à l’étranger ayant des liens avec le Canada sont soupçonnées d’activités terroristes à l’étranger et environ seulement 60 autres sont revenues au pays, un nombre resté inchangé au cours des trois dernières années.

Un « nombre relativement faible » de ces 60 personnes est revenu de Turquie, d’Irak ou de Syrie, indique le rapport, sans fournir plus d’informations.

Qu’est-ce qui attend un djihadiste canadien s’il est arrêté ou capturé?

Soldats du groupe armé État islamique dans les rues de Raqqa, en Syrie, en janvier 2018. Photo : Radio-Canada

Si un Canadien est arrêté en Irak ou en Syrie, ce sont les loi de ces pays qui s’appliquent. La règle de base, c’est que nos ressortissants sont assujettis à la loi de l’endroit où le crime a pris place. Ce serait donc aux autorités irakiennes ou syriennes de juger ce citoyen canadien et de le condamner à une peine de prison, le cas échéant.

Un détenu peut-il exiger son rapatriement au Canada? Il peut le demander, mais rien n’oblige le Canada à le faire. Il n’y a pas de droit automatique au rapatriement. Le rôle du Canada est de s’assurer que ses citoyens sont protégés. Il y a plusieurs façons de le faire, mais le rapatriement n’est pas le seul moyen d’y parvenir.

Un citoyen canadien emprisonné à l’étranger n’a pas le droit absolu de purger sa peine au Canada, a confirmé la Cour suprême en 2013.

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Djihadistes : le Canada préfère la réintégration à la persécution

Contrairement aux autres pays industrialisés, le Canada choisit de réintégrer plutôt que de punir ou encore de tuer les anciens djihadistes ayant la nationalité canadienne.

John Maguire, alias Abu Anwar al-Canadi, ancien étudiant de l’Université d’Ottawa, devenu djihadiste au sein du groupe armé État islamique . Crédit photo : Radio-Canada/Capture d’écran

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Radio-Canada

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Catégories : Immigration et Réfugiés, International, Politique
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