Jagmeet Singh (La Presse canadienne/Chris Young)

Jagmeet Singh (La Presse canadienne/Chris Young)

L’avenir politique du chef du Nouveau parti démocratique du Canada, Jagmeet Singh, se joue à Burnaby-Sud 

Share

Des élections partielles se déroulent dans trois circonscriptions fédérales au Canada : Burnaby-Sud en Colombie-Britannique, Outremont au Québec et York-Simcoe en Ontario.

Confiant malgré l’incertitude

« On a poussé les enjeux qui touchent Madame et Monsieur tout le monde […] Je suis confiant avec les enjeux qui sont soulevés », a affirmé M. Singh, qui croit en son avenir politique, alors que certains députés de son parti demandent sa démission, avant même le vote.

S’il échoue dans un endroit où nous devons obtenir de bons résultats, en Colombie-Britannique et dans la région de Vancouver, je ne vois pas ce qui justifierait de le garder comme chef. Un député du NPD qui s’exprime sous le couvert de l’anonymat

Malgré tout, le parti et toute sa machine électorale sont mobilisés sur le terrain pour porter le chef à la victoire.

Étant donné que l’ex-ministre libérale Jody Wilson-Raybould jouit d’une popularité importante dans l’Ouest en général, les analystes se posent des questions quant aux chances réelles du chef du NPD de remporter la victoire.

Même s’il est talonné par le candidat libéral Ricahrd T. Lee, un ancien élu populaire dans la région où il a vécu pendant 34 ans et servi comme député pendant 16 ans, M. Singh pourra espérer que les dommages de l’affaire SNC-Lavalin ternissent suffisamment l’image des libéraux pour glaner des voix.

Quatre principaux candidats s’affrontent dans Burnaby-Sud

Montage photo des 4 candidats.
Les candidats à l’élection partielle dans la circonscription de Burnaby-Sud : Jagmeet Singh, candidat pour le NPD et chef du parti; Richard T Lee, candidat libéral; Jay Shin, candidat du Parti conservateur; Laura-Lynn Thompson, candidate du Parti populaire du Canada Photo : PC/Darryl Dyck-Richard T Lee/Parti conservateur/Laura-Lynn Thompson

Pour le moment, aucun sondage local ne permet de savoir à quel point cette affaire serait susceptible de jouer contre le Parti libéral et d’aider M. Singh.

Ce dernier peut-il aussi compter sur l’impact possible du dossier Trans Mountain sur les libéraux dans la région? Dans tous les cas, le chef Singh a prévu un discours victorieux.

En cas de défaite, Jagmeet Singh risquerait d’être remplacé à la tête du NPD. Son élection serait l’occasion de faire son entrée à la Chambre des communes pour la première fois. 

L’ex-député néo-démocrate Kennedy Stewart, qui avait annoncé sa démission pour se porter candidat à la mairie de Vancouver qu’il dirige depuis l’automne dernier, avait été élu en 2015, avec seulement 547 voix de plus que le candidat libéral.

Rien n’est encore joué, mais en tenant compte des résultats de 2015, on serait porté à imaginer une victoire difficile pour M. Singh.

C’est dans Burnaby-Sud que le fondateur du NPD, Tommy Douglas, avait été élu pour la première fois sur la scène fédérale en 1962.

Les conservateurs aimeraient voir le NPD reprendre du poil de la bête dans cette circonscription où ils ont deux attentes principales :

  • un taux de participation élevé,
  • une mobilisation des électeurs en faveur du NPD pour nuire suffisamment aux libéraux.

Une main dépose son bulletin de vote dans une boîte de scrutin.

L’élection partielle a lieu dans trois circonscriptions fédérales lundi. Photo : iStock

Outremont : le candidat du NPD réussira-t-il à s’imposer?

Outremont était la circonscription de l’ancien chef du NPD Thomas Mulcair, qui a démissionné en juin dernier. Il avait été élu dans cette forteresse libérale en 2017. Depuis la vague orange de 2011, le parti est en perte de vitesse et n’a pas pu trouver un candidat ayant une certaine notoriété, ce qui rend difficile sa victoire.

Le parti risque d’être desservi par la perception qu’ont les électeurs de l’affaire SNC-Lavalin. Cette affaire n’est pas perçue de la même manière à l’ouest qu’à l’est du pays. L’entreprise mise sur la défense des emplois, ce qui est bien perçu au Québec. Dans l’Ouest, elle est plutôt marquée négativement par les allégations de corruption et de fraude en Afrique. Il ne faut pas oublier les tentatives alléguées de pressions des libéraux sur l’ex-ministre de la Justice et procureure générale en vue d’un abandon du procès contre la multinationale québécoise, au profit de l’arrangement à l’amiable.

Le Parti conservateur et le nouveau Parti populaire du Canada de Maxime Bernier sont dans une circonscription traditionnellement libérale. Dans les sondages, les gens trouvent que M. Trudeau ne gère pas bien l’affaire SNC-Lavalin, mais est-ce suffisant pour changer la décision des électeurs au profit du NPD ou des autres partis?

Le NPD a beaucoup de pressions sur ses épaules, avec la 4e place au Québec, selon les sondages.

Les libéraux ont présenté la candidature d’une jeune avocate, Rachel Bendayan, qui a été boudée par les électeurs en 2015.

Si les conservateurs et les bloquistes n’ont rien à espérer, les premiers gardent espoir dans York-Simcoe, qui se positionne toujours comme un comté acquis d’office, après la démission en 2018 du conservateur Peter Van Loan.

Une raison de s’inquiéter cependant : une montée inattendue du PPC serait susceptible de nuire aux conservateurs aux prochaines élections générales dans huit mois.

RCI avec Radio-Canada et La Presse Canadienne

À lire aussi :

 

Share
Catégories : Politique
Mots-clés : , , , , , , , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions ou dans une des deux langues officielles, soit le français ou l'anglais. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*