Des élèves dans une salle de classe en Afrique. Credit: iStock

Résoudre le sexisme et les violences à caractère sexuel pour améliorer la scolarisation des jeunes filles en Afrique

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Processus de conscientisation/sensibilisation et lutte contre les violences sexistes à l’école, tel est le thème central d’un projet de recherche, dont le but est de renforcer les capacités des intervenants en milieu scolaire en Afrique, en ce qui a trait à la détection et à la lutte contre différentes formes de violence basées sur le genre infligées aux jeunes filles dans les établissements scolaires. Le projet bénéficie du financement de la fondation québécoise Jasmin Roy Sophie Desmarais. 

Un projet pilote au Burkina Faso

Ce projet pilote durera 16 jours. Anastasie Amboulé Abath, enseignante au Département des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), et sa collègue Salmata Ouedraogo, du Département des sciences économiques et administratives, vont mobiliser des intervenants du milieu de l’éducation pour une recherche-action. Le but est de mettre à leur disposition des outils qui leur permettront de mieux cerner les multiples facettes de la violence à l’endroit des jeunes filles, afin de mieux affiner la stratégie d’intervention pour y mettre un terme.

Les deux professeures présentent les enjeux et les défis de ce projet axé sur un problème majeur en Afrique subsaharienne, où le manque de moyens, de sensibilisation et d’encadrement sur les questions du sexisme et des violences à caractère sexuel dans les écoles confine très souvent les jeunes élèves filles dans une réalité pénible.

Écoutez

Leur démarche permettra d’apporter des réponses aux préoccupations suivantes :

  • Comment lutter contre les stéréotypes sexuels et sexistes?
  • Comment réagir dans les situations de violences constatées?
  •  Comment lutter contre le système de prostitution et la traite des filles à des fins d’exploitation sexuelle?
  • Comment lutter contre le harcèlement sexiste et sexuel en milieu scolaire?
  • Comment prévenir et agir à l’école contre les violences sexistes et sexuelles subies par les jeunes?
Pour une meilleure scolarisation des jeunes filles africaines dans le contexte du mouvement #Me Too, il convient de trouver des solutions au sexisme et aux violences à caractère sexuel à l’école. Crédit : Wiki
  • Comment concevoir un projet de lutte contre les violences sexuelles dans le champ de l’éducation?
  • Comment se repérer parmi tous ces concepts : violence de genre, sexiste, sexuelle; de stéréotypes sexuels et sexistes; de discrimination sexuelle, égalité de genre, binarité des sexes, diversité sexuelle, identité de genre, identité sexuelle et de rapports sociaux de sexe, rôles de genre, abus de pouvoir et d’autorité?
  • Comment traiter d’enjeux liés aux normes culturelles hétérosexistes qui se manifestent de manière explicite et implicite au sein de la société?
  • Comment parler de sujets par lesquels on n’est pas concerné directement en tant qu’individu?
  • Comment traiter d’une question socialement vive en rapport avec les pratiques sexuelles?
  • Comment sensibiliser le public sur un sujet tabou pour certaines personnes?

Selon l’UNESCO , les violences sexistes sont des menaces de nature sexuelle, physique et/ou psychologique motivées par des normes relatives au genre et des attitudes, tacites, inconscientes ou dissimulées, qui alimentent les stéréotypes sous l’effet d’une dynamique fondée sur des rapports de pouvoir inégaux.

Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais : au-delà du financement, agir dans un lien de proximité sur des questions cruciales pour l’émancipation de la femme en Afrique

La Fondation s’implique en première ligne auprès des deux enseignantes québécoises qui sont engagées à redonner de leurs expériences au continent où elles sont nées et ont grandi.

Jasmin Roy, en entrevue à RDI Matin le 8 août 2016.

Jasmin Roy   Photo : Radio-Canada

Son président, Jasmin Roy, s’est rendu au Burkina Faso dans le but de préparer le terrain à l’accueil des deux professeures. Il a ainsi pu rassembler plusieurs acteurs locaux et susciter leur intérêt pour le sujet.

M. Roy souligne que la formation, qui débutera dès l’automne prochain, a toute sa pertinence sur le continent africain où la violence sexiste et son lot de dégâts physiques et émotionnels doivent absolument être contenus. C’est en luttant contre ce fléau que la jeune fille pourra s’épanouir grâce à une meilleure scolarisation et rêver d’un avenir plus juste et plus équitable et moins empreint de préjugés sexistes et sexuels.

Écoutez

À partir des situations vécues par les participants dans l’exercice de leur profession, le module de formation propose entre autres de situer les enjeux de la lutte contre les violences sexistes dans leurs contextes socioculturels, de prévenir en amont ces violences, de favoriser le questionnement sur leur perpétuation par la mise en évidence des préjugés sexuels et sexistes qui peuvent les sous-tendre et de connaître les outils juridiques (nationaux et internationaux) en ce qui a trait à la lutte contre les violences basées sur le sexe.

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