Rorqual commun © Wade Hughes (Groupe CNW/Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

3 espèces de baleines, dont 2 parmi les plus grandes du monde, sont en péril en eaux canadiennes

C’est le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) qui a effectué ce constat, à l’issue d’un travail d’évaluation ayant permis de lancer un appel à la préservation de ces espèces.

Responsabilité collective

Les causes des menaces qui planent sur le rorqual boréal, le rorqual commun et la baleine à bec de Sowerby sont attribuables aux activités humaines.

Selon l’évaluation du COSEPAC, la présence fréquente de navires de grande taille dans les eaux de l’Atlantique aggrave la menace. Ces bateaux sont de véritables pièges pour les baleines qui sont très souvent heurtées au passage et tuées, quand elles ne s’enchevêtrent pas dans les engins de pêche.

Le bruit représente une autre source de menace pour ces baleines qui sont toutes habituées à évoluer dans un environnement plus calme et plus tranquille.

Les bruits sont attribués aux bateaux, mais aussi aux exercices navals et aux activités de prospection sismiques.

Ces bruits perturbent la communication entre les cétacés et menacent leur survie.

Densité du trafic maritime dans l’Atlantique Nord en 2016-2017. Carte tirée de Marine Traffic (www.marinetraffic.com). (Groupe CNW/Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

La baleine à bec de Sowerby, très présente dans le canyon sous-marin du Gully, au large de la Nouvelle-Écosse, semble plus touchée par le bruit que les deux autres. Elle se sert généralement des sons pour capturer sa proie, et lorsqu’il y a une activité humaine susceptible de générer d’autres sons, elle est désorientée et ne parvient plus à trouver ses repères.

La situation de cette baleine, d’allure plus lente et plus petite que les deux autres classées parmi les plus grandes et les plus rapides du monde, a été évaluée comme étant « préoccupante », tout comme celle du rorqual commun, dans les océans Atlantique et Pacifique.

Quant au rorqual boréal, le nombre d’individus se fait de plus en plus rare depuis les années 1970, pendant lesquelles la chasse commerciale a été proscrite. Le COSEPAC l’a classé comme « une espèce en voie de disparition ».

Pour agir contre les menaces qui continuent de planer, il faut l’implication des pays où ces espèces sont réparties. Il faut aussi que les États coordonnent leurs actions et leurs efforts, a relevé le président du COSEPAC John Reynolds.

« Les espèces ne se soucient pas des frontières. C’est donc toute la communauté mondiale qui doit travailler ensemble pour contrer les menaces. Aucun pays ne peut à lui seul sauver ces espèces », a-t-il affirmé.

Source : Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

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Catégories : Environnement
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