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Crise du logement : la réputation internationale de Montréal, ville abordable, se joue

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Dans deux semaines, des centaines de milliers de locataires québécois déménageront. Ce phénomène social qui est unique au monde est le résultat d’une loi, il y a 45 ans, qui a fait passer la date d’échéance légale des baux résidentiels au 1er juillet.

De 200 000 à 250 000 ménages québécois déménageront à ce moment. On estime qu’à Montréal, 10 % le feront. Or plusieurs de ces ménages pourraient se retrouver à la rue.

De nombreux citoyens cherchent toujours frénétiquement un logement à louer dans le Grand Montréal, alors que le taux d’inoccupation des logements locatifs est tombé sous la barre des 2 % pour la première fois en 14 ans.

Des manifestants ce week-end à Montréal réclamaient de meilleures politiques publiques en matière de logements sociaux et abordables. Photo : Radio-Canada

Pas de solution en vue pour le moment

Des manifestants et l’Union des municipalités du Québec pressaient ce week-end Ottawa de conclure une entente avec le Québec sur le logement dont les fonds ont été annoncés il y a un an et demi. Rome n’a pas été construite en un jour, et il en va de même pour les logements locatifs.

Entre-temps, la Ville de Montréal a présenté, mercredi dernier, un nouveau règlement qui fixe le seuil minimal de logements sociaux, abordables et familiaux qui doivent être inclus dans des projets résidentiels de 450 mètres carrés ou plus (l’équivalent de cinq logements).

Les projets de 50 logements et plus devront inclure par exemple 20 % de logements sociaux dont la construction sera financée par un programme du gouvernement du Québec. Mais tout cela n’entre en vigueur qu’en 2021.

Cela ne calme en rien la crise du logement qu’on observe aussi dans d’autres villes importantes du Québec tel que Gatineau.

Une pénurie de logements sévit à Montréal. Photo : Radio-Canada / Conrad Fournier

L’UMQ demande au fédéral de conclure rapidement une entente sur le logement

Le président du Caucus des grandes villes de l’Union des municipalités du Québec, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin, qualifie carrément la situation actuelle d’« urgence » dans une lettre envoyée récemment au ministre québécois de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean Yves-Duclos.

« À chaque mois qui passe, on perd du temps qui est précieux pour les gens, a-t-il soutenu. On parle de logements abordables. Ce n’est pas quelque chose de superficiel. On est dans l’essentiel. On ne peut pas lutter contre la pauvreté si on n’investit pas dans le logement abordable. »

Sur la question d’une qualité de vie abordable, il semble que la réputation internationale du Québec et de Montréal est en jeu.


Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin – Photo : Radio-Canada

RCI avec La Presse canadienne et la contribution de Michel Marsolais et Jérôme Labbé de Radio-Canada

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L’UMQ demande au fédéral de conclure rapidement une entente sur le logement – Radio-Canada 

Profitant de la pénurie de logements, des propriétaires discriminent sans gêne – Radio-Canada 

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Catégories : Immigration et Réfugiés, Politique, Société
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