Montréal devient la première ville du Canada à accueillir ces vélos à assistance de pédalage électrique sans ancrage. (Photo : Mike Blake/REUTERS)

Montréal devient la première ville canadienne à accueillir les vélos Jump d’Uber

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L’application mobile Uber, qui met en contact des utilisateurs et des conducteurs, veut diversifier ses modes de transport et lance ses premiers vélos électriques en libre-service, à Montréal, mercredi.

Surnommé Jump, les bicyclettes rouge et noire ont déjà fait leur apparition dans les rues de la métropole québécoise. Seuls neuf arrondissements sont concernés pour l’instant. Mais le service compte bien s’élargir et plus d’une centaine de vélos devraient graduellement être mis en service.

Montréal devient ainsi la première ville du Canada à accueillir ces vélos à assistance de pédalage électrique sans ancrage.

Prévus début juin, les vélos arrivent avec quelques semaines de retard. Un retard que l’entreprise n’a pas su expliquer.

Pour louer un Jump

Pour pouvoir les utiliser, les détenteurs de téléphones intelligents peuvent se rendre sur l’application Uber et trouver les deux roues sous l’onglet « vélo ».

Disponible en libre-service, l’utilisateur peut trouver le vélo le plus proche de lui en utilisant la carte interactive sur l’application. Il peut ensuite le réserver pendant une durée limitée à 15 minutes avant de le déverrouiller.

Les usagers peuvent trouver les vélos disponibles près d’eux en utilisant l’application Uber. (Photo : RCI)

Ces vélos ne seront pas rattachés à des bornes définies. Toutefois, ils devront être attachés à un support à vélo public tout comme un vélo personnel. Ainsi, à chaque fin de course, l’utilisateur devra attacher son vélo avec le câble antivol inclus sous peine d’avertissements de la part de la plateforme Uber, de surcharges de 25 $ ou encore de suspension de compte.

Respecter les nouvelles lois

Avec l’arrivée de ces nouveaux vélos, la Ville de Montréal a adopté une nouvelle réglementation en avril dernier. Les véhicules non immatriculés en libre-service sans ancrage doivent être stationnés dans des endroits spécifiques et les exploitants doivent obtenir un permis. En cas de véhicule mal stationné ou entravant la voie publique, il est de la responsabilité de l’exploitant de le déplacer.

Les usagers ainsi que l’entreprise Uber doivent respecter les nouvelles règles de la Ville de Montréal. (Photo : Benoit Tessier/REUTERS)

Aussi, le port du casque est obligatoire afin d’utiliser les nouveaux vélos Jump, a annoncé Uber. L’entreprise distribuera notamment des centaines de casques de protection gratuits aux Montréalais dans les jours à venir dans le cadre d’une campagne de sensibilisation.

Concurrence aux bixis

Montréal est déjà équipée de vélo en libre-service rattachés à des bornes, les bixis.

Avec ces nouveaux vélos, Uber entre donc en concurrence directe avec l’entreprise associée à la Ville.

Cette dernière envisage aussi de lancer un service de vélos électriques en élargissant un projet pilote mené en 2018. Le rapport de ce projet est désormais entre les mains de la Ville, qui décidera s’il verra le jour ou non.

Les vélos Jump d’Uber entrent en concurrence directe avec les bixis de la ville de Montréal. (Photo : Christinne Muschi (CANADA SOCIETY)/REUTERS)

En avril dernier, Christian Vermette, directeur général de Bixi Montréal, a réagi à l’arrivée d’Uber au micro de Radio-Canada. Il s’est dit convaincu que les usagers resteront fidèles aux bixis, qui ont enregistré 5,3 millions de déplacements l’an dernier.

« Nous ne pouvons nier qu’il y aura un impact financier avec l’arrivée d’une entreprise comme Jump ou Lime, mais nous sommes confiants de l’efficacité de notre système », a-t-il déclaré dans un courriel transmis à Radio-Canada, soulignant que Bixi avait récemment ajouté à sa flotte 1000 vélos et 60 stations, pour un total de 7250 vélos et 600 stations sur le territoire montréalais.

La grande différence entre les deux services est le prix.

Un vélo Jump coûte 30 ¢ la minute, soit 9 $ la demi-heure, contre 2,95 $ pour un bixi. Mais les cyclistes pourront arriver plus vite à destination.

Fiche technique : un vélo électrique intelligent à pédalage assisté Jump...
  • est muni d’un moteur de 350 watts alimenté par une batterie d’une autonomie d’environ 60 km;
  • est équipé d’une connexion sans fil, d’un GPS actif et d’un système de cadenas intégré;
  • peut circuler à un maximum de 32 km/h, tant sur la route que sur une piste cyclable;
  • ne requiert aucun permis de conduire particulier.
Les vélos Jump seront équipés d’un moteur électrique de 350 watts et pourront atteindre la vitesse de 32 km/h. (Photo : Benoit Tessier/REUTERS)
Après les vélos électriques, les trottinettes électriques

Uber ne compte pas s’arrêter là. L’entreprise envisage de mettre en place un service de location de trottinettes électriques sans ancrage, à Montréal, cet été.

Ils ne sont pas les seuls, car l’entreprise Lime est aussi sur le coup.

La semaine dernière, Québec a donné son feu vert à l’implantation d’un projet pilote de trottinettes électriques en libre-service sans ancrage. Il débutera dès le 6 juillet à Montréal et à Westmount.

Les trottinettes électriques Lime pourraient bientôt arriver à Montréal. (Photo : Brendan McDermid/REUTERS)

Toutefois, ces trottinettes seront sujettes aux mêmes réglementations que les cyclistes ainsi qu’à certaines spécifications liées à ce mode de transport.

Le gouvernement provincial vise à rendre la pratique de la trottinette électrique sécuritaire en établissant un encadrement strict.

Plusieurs villes du monde ont déjà adopté les trottinettes électriques. Certaines comme Paris commencent cependant à s’interroger sur la réglementation à mettre en place en raison du nombre croissant d’accidents liés à l’utilisation de ce véhicule, mais aussi aux nombreuses plaintes.

Montréal pourrait ainsi devenir la première ville au Canada à accueillir ce nouveau mode de transport.

RCI avec Radio-Canada

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Catégories : Société
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