Avec toutes ces rencontres bilatérales, multilatérales, tous ces sommets, colloques, etc. les chefs d’État du monde voyagent beaucoup (Photo: iStock)

Les chefs d’État et leur empreinte carbone : des données pour le moins intéressantes

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Nous vous parlions la semaine dernière de la visite de représentants de haut rang de l’Union européenne et de l’OTAN au Canada cette semaine.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau accueille, mercredi à Montréal, les dirigeants de ce groupe de 28 pays membres.

Avec toutes ces rencontres bilatérales, multilatérales, tous ces sommets, colloques, etc. les chefs d’État du monde voyagent beaucoup. La rencontre dans la métropole nous permet de nous pencher sur l’empreinte écologique de ces voyages.

La plateforme d’aide au voyage From A to B (de A à B) a analysé les visites officielles de 2018 avec comme argument les tonnes de carburant brûlées pour toutes ces destinations officielles, aller-retour, et les types d’aéronefs utilisés.

From A to B

Méthodologie

Il fallait au départ que le voyage analysé soit à l’international. Donc, les allers-retours Washington-Floride du président américain, bien que nombreux et fréquents, n’ont pas été comptabilisés.

Quant aux émissions de dioxyde de carbone (CO2), on se basait sur les données officielles des avionneurs reconnus par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), dont le siège social est à Montréal.

Des États qui n’ont pas collaboré

L’Australie, le Mexique, l’Indonésie et la Suisse ont refusé de fournir les informations demandées dans le cadre de cette étude, voilà pourquoi ces états ne se retrouvent pas dans le tableau.

Quant à l’Arabie saoudite, ni le roi ni le premier ministre n’ont voyagé hors frontière (voyage officiel) entre octobre 2017 et février 2019.

Des voyages officiels à forte empreinte écologique

Dans le document rendu public aujourd’hui à Berlin par l’équipe de From A to B, on souligne d’une part qu’au sommet du G20 à Osaka, au Japon, les chefs d’État et de gouvernement ont discuté de l’importance de prendre de front ce très sérieux problème du réchauffement climatique et de ses effets pernicieux, voire catastrophiques, sur notre planète.     

Donc, prêchent-ils par l’exemple?

En un mot : non!

Prenez par exemple le premier ministre japonais et hôte du plus récent Sommet du G20, Shinzo Abe.

Son Boeing 747-400 a parcouru quelque 207 000 km en 2018, émettant 14 500 tonnes de CO2.

Et non, Donald Trump n’a pas été le pire du groupe. Cela dit, il s’est classé au deuxième rang.

Air Force One (Photo: iStock)

L’Air Force One, nom de l’appareil officiel du président américain, un Boeing 747-200B, a parcouru 131 000 km à l’international et a émis 11 550 tonnes de CO2.

L’avion présidentiel russe (Wikipédia)

Le président russe Vladimir Poutine, à bord de son Iliouchine II-96-300-PU, s’est classé sixième avec un peu plus de 135 000 km parcourus hors de la Fédération de Russie – je vous rappelle que c’est tout de même le plus grand pays du monde en superficie – et a émis au passage 7600 tonnes de CO2.     

Attention, distance et émission doivent être relativisées

Ce ne sont pas seulement les milliers de kilomètres parcourus ou les milliers de tonnes de CO2 émises dont on doit se préoccuper.

Il faut aussi étudier le type d’appareil. Ici, l’Air Force One du président Trump remporte la (triste) palme avec 88 kg de CO2 émis au kilomètre.

Le dossier canadien

Le Boeing 737-800 canadien (PC/Adrian Wyld)

En déplacement officiel hors Canada, second pays en superficie, le premier ministre Justin Trudeau voyage à bord d’un Boeing 737-800.

Avec 33000 tonnes de CO2 émises et 167 000 km parcourus, soit 20 kg de ce gaz au kilomètre.

Vous pouvez consulter les résultats complets en cliquant ici.

From A to B, PC

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