Les chercheurs canadiens souhaitent que les effets des changements climatiques sur la santé fassent l’objet des préoccupations lors de la conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (25 COP), en décembre 2019. Crédit : Istock

L’humanité consomme plus vite les ressources que la nature peut en produire : que léguer aux futures générations ? 

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La conséquence d’une telle surconsommation est que, pour cette année, les ressources naturelles sont d’ores et déjà épuisées. Cela oblige les humains à « vivre à crédit ».

C’est l’organisme Global Footprint Network (GFN) qui a rendu public ce constat, tirant du même coup la sonnette d’alarme sur cet épuisement qui intervient plus tôt que prévu. C’est une première en 20 ans, car le Jour du dépassement était en principe prévu dans deux mois.

Le communiqué de presse publié à ce sujet fait état d’une consommation 1,75 fois plus rapide, en comparaison au rythme de renouvellement des écosystèmes.

Les écarts varient d’un pays à l’autre. Le Canada fait partie des endroits où les ressources s’épuisent à un rythme vertigineux. Une situation attribuable aux habitudes de consommation des populations qui paraissent quasi identiques dans tous les pays d’Amérique du Nord.

C’est ce qui fait de cette région l’une où il est fortement recommandé de revoir les habitudes de consommation et de vie. Les environnementalistes estiment qu’il faudrait l’équivalent de 5 planètes pour satisfaire les besoins de l’humanité si tous devaient consommer au même rythme que les Nord-Américains.

Les calculs depuis une quarantaine d’années sont alarmistes et interpellent quant à l’avenir des générations futures. Celles-ci risquent de faire les frais de la surconsommation actuelle.

Comme l’a indiqué un expert de GFN à la publication du rapport 2017, cette surconsommation intervient au fil des ans dans un contexte où la population mondiale n’a de cesse d’augmenter, ce qui rend ses besoins de plus en plus importants, mais la taille de la planète ne change pas.

En complément :

Le 8 août marque pour la Terre le « Jour du dépassement ». À partir de cette date, « nous vivons donc à crédit »

Par ailleurs, il ajoute que dans le but de renforcer la croissance économique, les pays ont pour ambition de créer toujours plus de richesses, ce qui incite les industries à intensifier leurs activités et à faire appel à plus d’énergie pour la production. Cela contribue à accroître l’augmentation des gaz à effet de serre qui polluent l’air, entraînent le réchauffement des océans et diminuent la capacité de production des sols et le renouvellement des ressources naturelles, faisant planer sur bon nombre d’espèces une menace d’extinction.

À l’échelle mondiale, la solution devrait passer par une réduction des gaz à effet de serre qui représentent 60 % de l’empreinte environnementale. La réduction de la consommation de protéines animales s’impose aussi comme solution, car le Jour du dépassement pourrait être repoussé de 15 jours si cette consommation était réduite de moitié.

L’épuisement en question concerne aussi bien les ressources maritimes que terrestres. Selon GFN, le Jour du dépassement pourrait être avancé de 10 jours si le gaspillage alimentaire était réduit de moitié.

Pour ramener l’équilibre, il convient d’agir à tous les niveaux afin que ce jour soit ramené au 31 décembre.

 « C’est une responsabilité de tous. Il faut des réglementations plus sévères de la part des gouvernements, qui doivent prévoir une meilleure planification du territoire, en identifiant des sites prioritaires de protection des animaux et de la nature […] Les entreprises et les citoyens doivent agir dès maintenant, en réduisant leurs empreintes », a relevé Mme Paradis, qui était interviewée par Radio-Canada.

Elle souligne qu’il y aura une marche, le 27 septembre, pour appeler l’État à agir pour la sauvegarde de l’environnement.

Avec des informations de GFN et Radio-Canada
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Catégories : Environnement
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