Brian Mulroney inaugurait aujourd’hui un institut qui porte son nom à l’Université St. Francis Xavier à Antigonish en Nouvelle-Écosse. C’est dans cette institution qu’il a fait ses études de Droit, les complétant en 1959. (Photo : Radio-Canada)

Inauguration de l’Institut gouvernemental Brian-Mulroney

Share

Brian Mulroney a été le 18e premier ministre du Canada, de septembre 1984 à juin 1993.

Il avait été élu à l’époque lors d’un raz-de-marée du Parti progressiste-conservateur (PC), prenant le pouvoir après plusieurs années libérales entrecoupées d’un court passage, minoritaire, du PC fin 79 début 80, sous Joe Clark.

Un des éléments majeurs de la plateforme d’alors portait sur le retour du Québec dans l’honneur et le respect au sein de la Confédération canadienne.

Au début des années 80, le document officiel définissant le pays était encore à Londres. C’est le premier ministre Pierre Elliott Trudeau, père du premier ministre actuel, qui a mené à son rapatriement.

Les provinces canadiennes devaient approuver cette décision, ce qui a été fait sauf dans un cas, le Québec, qui craignait que son poids et son importance dans la fédération soient diminués.

Il y a eu par la suite des conférences fédérales-provinciales et une pléthore de rencontres à divers échelons pour arriver à cette promesse, le tout débouchant sur l’Accord du lac Meech en 1990.

Malheureusement, toute cette saga ne s’est pas conclue comme le souhaitait Brian Mulroney.

C’est dans ce contexte que sont nés le Bloc québécois et le Reform Party.

Au scrutin de 1993, les progressistes-conservateurs ont été effectivement évincés de la Chambre des communes, ne conservant que deux députés.

Le plus ancien parti au Canada subissait ainsi la pire défaite électorale dans l’histoire du Canada.    

Encore aujourd’hui, le Québec n’a pas apposé sa signature sur l’acte constitutionnel.

Doté d’un budget de 60 millions de dollars, l’Institut gouvernemental Brian-Mulroney proposera un programme de politiques publiques pour les étudiants du premier cycle. ( CP/Darren Calabrese)

Avocat d’affaires, il a connu une après-carrière politique très lucrative. Il a toujours éprouvé une émotion vive pour son alma mater, l’Université St. Francis Xavier à Antigonish, en Nouvelle-Écosse.

Un institut gouvernemental portant son nom à St. Francis Xavier      

Campus de l’Université St. Francis Xavier, à Antigonish, en Nouvelle-Écosse (Photo : https://www.stfx.ca/)

Doté d’un budget de 60 millions de dollars, l’Institut gouvernemental Brian-Mulroney proposera un programme de politiques publiques pour les étudiants du premier cycle.

Selon les documents d’information, il s’agirait du seul en son genre au pays.

De cette somme, le tiers a déjà été investi dans la rénovation de certains édifices du campus. Ainsi, 16 000 000 $ sont voués à offrir des bourses, plus de 200, qui varieront de 4000 à 60 000 $.

Fait notable, certaines de ces bourses seront réservées à des étudiants autochtones et à de jeunes noirs de Nouvelle-Écosse.  

Le projet de création de l’institut avait pris corps en 2012. Brian Mulroney avait alors fait don d’un million de dollars pendant la campagne de financement initiale.

Blason de l’Université St. Francis Xavier

Brian Mulroney est le père de Caroline Mulroney, ministre des Transports et des Affaires francophones au parlement ontarien.  

PC, CBC, RCI

Plus :

Nos dossiers au sujet de Brian Mulroney (RCI)

Brian Mulroney (Encyclopédie canadienne)

Mulroney récolte 100 millions pour son alma mater (La Presse)

Share
Catégories : Politique, Société
Mots-clés : , , , , ,

Vous avez remarqué une erreur ou une faute ? Cliquez ici !

@*@ Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 caractères restants

Note: En nous soumettant vos commentaires, vous reconnaissez que Radio Canada International a le droit de les reproduire et de les diffuser, en tout ou en partie et de quelque manière que ce soit. Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s'ils respectent la nétiquette.

Nétiquette »

Quand vous vous exprimez dans le cadre d'une tribune, vous devez être aussi courtois que si vous parliez à quelqu'un face à face. Les insultes et attaques personnelles ne seront pas tolérées. Ne pas être d'accord avec une opinion, une idée ou un événement est une chose, mais manquer de respect envers autrui en est une autre. Les grands esprits ne se rencontrent pas toujours, et c'est bien là l'intérêt des tribunes!

La nétiquette est l'ensemble des règles de conduite régissant le comportement des internautes. Avant d'intervenir dans une tribune, il est important d'en prendre connaissance. Sinon, on risque l'expulsion!

  1. Les tribunes de RCInet.ca ne sont pas anonymes. Au moment de s'inscrire, les utilisateurs sont tenus d'indiquer leurs nom, prénom et lieu de résidence, qui s'afficheront au moment de la publication de leur commentaire. RCInet.ca se réserve le droit de ne pas publier un commentaire s'il existe un doute quant à l'identité de son auteur.
  2. L'usurpation de l'identité d'autrui dans l'intention d'induire en erreur ou de causer un préjudice est une infraction grave passible d'expulsion.
  3. Les tribunes de Rcinet.ca sont ouvertes à tous, quels que soit l'âge, l'origine ethnique, la religion, le sexe ou l'orientation sexuelle.
  4. Les propos diffamatoires, haineux, racistes, xénophobes, homophobes, sexistes ou disgracieux envers l'origine ethnique, l'appartenance à une religion ou à un groupe d'âge ne seront pas publiés.
  5. Dans Internet, les majuscules équivalent aux cris et peuvent être interprétées comme de l'agressivité, ce qui est plutôt désagréable pour vos interlocuteurs. Tout message contenant un ou des mots écrits en majuscules (à l'exception des sigles et des acronymes) sera rejeté. Il en sera de même pour les messages contenant un ou des mots en caractères gras, italiques ou soulignés.
  6. Le langage vulgaire, obscène ou malveillant est interdit. Les tribunes sont des lieux publics, et vos propos pourraient heurter certains internautes. Les personnes faisant usage d'un langage grossier seront expulsées.
  7. Le respect mutuel est de mise entre les utilisateurs. Ainsi, il est interdit d'injurier, de menacer ou de harceler un utilisateur. Vous pouvez exprimer votre désaccord avec une idée sans attaquer quiconque.
  8. L'échange d'arguments et de vues contradictoires est un élément clé d'un débat sain, mais il ne doit pas prendre la forme d'un dialogue ou d'une discussion privée entre deux participants qui s'interpellent sans égard aux autres participants. Les messages de ce type ne seront pas affichés.
  9. Radio Canada International diffuse en cinq langues. Les échanges dans les forums doivent se faire dans la même langue que le contenu que nous publions ou dans une des deux langues officielles, soit le français ou l'anglais. L'usage d'autres langues, à l'exception de quelques mots, est interdit. Les messages sans rapport avec le sujet ne seront pas publiés.
  10. L'envoi de messages à répétition nuit aux échanges et ne sera pas toléré.
  11. L'insertion d'images ou de tout autre type de fichier dans les commentaires est interdite. L'inclusion d'hyperliens vers d'autres sites est permise, à condition qu'ils respectent la nétiquette. Toutefois, Radio Canada International n'est aucunement responsable du contenu de ces sites.
  12. La copie d'un texte d'autrui, même avec référence à son auteur, est inacceptable si cet extrait constitue la majeure partie du commentaire.
  13. La publicité et les appels à la mobilisation, sous quelque forme que ce soit, sont interdits dans les tribunes de Radio Canada International.
  14. Tous les commentaires et autres types de contenus sont modérés avant publication. Radio Canada International  se réserve le droit de ne pas publier les messages des internautes.
  15. Radio Canada International se réserve le droit de fermer une tribune à tout moment, sans préavis.
  16. Radio Canada International se réserve le droit de modifier ces règles de conduite (nétiquette) en tout temps, sans préavis.
  17. En participant à ses tribunes, vous autorisez Radio Canada International à publier vos commentaires sur la toile pour un temps indéfini. Cela suppose aussi que ces messages seront indexés par les moteurs de recherche d'Internet.
  18. Radio Canada International  n'est nullement tenue de retirer vos messages du web, si un jour vous en faites la demande. Nous vous invitons donc à bien réfléchir à vos propos et aux conséquences de leur publication.

*