Une plaquette de médicaments d’ordonnance comme celle-ci coûte cher pour un bon nombre de personnes au Canada. La population en appelle à l’aide du fédéral. Crédit : Istock.

Médicaments sur ordonnance coupés en deux pour durer plus, car trop chers

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C’est ce à quoi sont astreints plusieurs Canadiens, à cause de l’absence d’un régime d’assurance-médicaments national, souligne la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, au terme d’une consultation nationale.

Une responsabilité qui devrait incomber au fédéral

Les résultats de ce sondage montrent que les Canadiens souhaitent voir le gouvernement fédéral mettre sur pied un régime d’assurance-médicaments national. Dans une large majorité de 90 %, ils soulignent l’importance de doter le pays d’un tel régime pour alléger le fardeau de la population qui éprouve des difficultés à se procurer des médicaments sur ordonnance vendus à fort prix.

Il est connu, depuis plusieurs années, que le Canada fait partie des pays de l’OCDE où la facture des médicaments sur ordonnance atteint des sommets souvent trop élevés pour une bonne partie de sa population.

En raison de l’enjeu de santé publique pour l’ensemble des Canadiens, c’est au gouvernement fédéral qu’incombe la responsabilité d’agir dans ce dossier, soutiennent 88 % des sondés.

Le sondage d’Environics Research a été mené en ligne du 8 au 16 août 2019 auprès de 1500 adultes canadiens de 18 ans et plus. La marge d’erreur pour un échantillon aléatoire et probabiliste comparable de 1500 est de +/- 2,6 points de pourcentage, 19 fois sur 20. (Source : communiqué de presse)

Certains constats du sondage de la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, mené en partenariat avec la Fédération canadienne des Syndicats d’infirmières et d’infirmiers (FCSII), laissent pantois sur le calvaire de plusieurs familles. Celles-ci n’ont pas toujours accès aux médicaments dont elles ont besoin au quotidien.

La Fondation indique, dans le communiqué de presse, qu’à cause du coût très élevé, c’est « près d’un ménage canadien sur quatre qui ne s’est pas procuré ou n’a pas renouvelé une ordonnance ».

La situation est telle que certains malades font preuve « d’imagination », en « coupant notamment leurs comprimés en deux pour que les médicaments durent plus longtemps ». D’autres restent attachés à un emploi à vie pour ne pas perdre le privilège que leur offre la couverture d’assurance de l’employeur.

On comprend aisément l’appui de 93 % des Canadiens à l’idée que tous puissent avoir un accès égal aux médicaments sur ordonnance.

Les élections fédérales se tiendront le 21 octobre. Crédit photo : Radio-Canada

Qu’en disent les partis fédéraux?

C’est un appel lancé aux candidats à la prochaine élection fédérale. En y répondant par l’affirmative, le futur premier ministre et son équipe permettront aux Canadiens les plus vulnérables à prendre leur santé en main.

Le Nouveau Parti démocratique du Canada de Jagmeet Singh et le Parti libéral de Justin Trudeau s’engagent à créer un régime national d’assurance-médicaments, à la suite de la recommandation du Conseil consultatif qui a déposé, l’été dernier, un rapport appelant d’urgence à mettre sur pied ce régime collectif.

Quant au chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, il a fait part de son scepticisme en ce qui a trait à la promesse des libéraux qui sera à coup sûr « brisée » comme en 1997 et 2004. Ils avaient alors fait miroiter aux Canadiens le privilège d’une assurance-médicaments qui n’a existé que dans leurs discours.

M. Scheer se contente d’accuser les libéraux de chercher à « mettre fin aux régimes d’assurance-médicaments des employeurs », sans rien proposer en retour pour faciliter l’accès des Canadiens aux médicaments sur ordonnance, si ce n’est qu’il maintiendra les dépenses en santé et les augmentera de 3 % par année, en cas de victoire.

Ce sont surtout les femmes et les membres des communautés autochtones qui sont touchés, faute de moyens financiers. Ces deux groupes font partie des 35 % des personnes au pays qui « vivent un stress budgétaire en raison du coût des médicaments prescrits ». (Source : communiqué de presse)

Sur le même sujet :

Plus de 1000 experts au Canada appuient la mise en place d'un régime public universel d'assurance-médicaments. Entrevue avec Marc-André Gagnon de l'École d'administration publique et de politique gouvernementale de l'Université Carleton.
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Catégories : Santé, Société
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