Peinture participative en direct avec Ali Kichou en «hommage à l'ensemble des victimes du système algérien.» - Facebook

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L’art pour soutenir la révolution du sourire en Algérie

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Le soutien de la diaspora algérienne au Canada à la révolution du sourire qui balaie l’Algérie depuis le 22 février dernier n’est pas que politique.

Aussi, il ne se résume pas aux manifestations hebdomadaires qui se tiennent depuis près de neuf mois au centre-ville de Montréal.

Dès le début du mouvement populaire connu sous le nom de hirak (proche du mot mouvement en arabe), les artistes algériens du Canada s’y sont impliqués à leur manière.

Ali Kichou, artiste-peintre, qui vit au Québec depuis 1995, a invité, dans un premier temps, tous ceux qui manifestaient à Montréal en soutien à l’élan démocratique dans son pays d’origine de prendre part à un projet artistique.

Il s’agissait de réaliser une peinture en direct sous la direction l’artiste pour produire avec lui « une œuvre», un drapeau de l’Algérie, en l’occurrence, dans un style proche du style impressionniste.

(Écouter l’entretien avec l’artiste visuel Ali Kichou – 5 min 22 s)

« Cela fait des années que les artistes algériens (Idir, Ait Menguellet, Matoub…) chantaient la démocratie et la revendication identitaire. Ils étaient vraiment en avance. En art visuel aussi. Moi-même, j’ai commencé à le faire dans les années 1980.» – Ali Kichou, artiste visuel

La meilleure façon de faire participer le public, selon lui, est de leur demander de laisser les empreintes de leurs mains en peinture sur l’œuvre.

Ali Kichou a pu convaincre 400 personnes à laisser leurs empreintes. Le public ne s’est pas fait prier au point où, parfois, une file d’attente se formait.

Un deuxième projet consistait à écrire les noms des victimes du système algérien sur une toile. Que ce soit celles qui ont été arrêtées pendant le printemps berbère de 1980, celles tuées par les terroristes pendant la décennie noire en Algérie ou bien celles qui ont été emprisonnées depuis le début de la révolution du sourire.

Les deux projets sont réalisés en collaboration avec HARAK CULT, une initiative citoyenne portée par des Algériens et Algériennes bénévoles de tous horizons qui s’inscrit dans les démarches de mobilisation des artistes qui souhaitent produire des projets culturels originaux en soutien à la révolution algérienne en cours.

Qui est Ali Kichou?

« Natif de Béjaïa, en Algérie, Ali Kichou voit le jour en 1959. Il entre à l’École nationale des beaux-arts d’Alger en 1978, puis à l’Académie des beaux-arts de Rome en 1983. Il devient restaurateur d’œuvres d’art en Italie, où il résidera pendant 14 ans.

La découverte qu’il fait, au début des années 80, des trésors artistiques méconnus que recèle son pays […] l’incite à rompre avec la peinture de chevalet […] Son travail s’apparente au spectacle ou au théâtre avec ses costumes, ses accessoires et la richesse de son univers plastique. Il tente ainsi de rejoindre l’universel en puisant aux sources culturelles des peuples […]

Ali Kichou a participé à près de 80 expositions solos et collectives dans plusieurs pays européens, entre autres dans les pays scandinaves, ainsi qu’en Algérie et au Canada. Plusieurs musées italiens, hongrois et algériens ont fait l’acquisition de certaines de ses œuvres.” – Musée canadien de l’histoire –

Un autre artiste algérien, Azzedine Mekbel, artiste visuel et designer graphique, a réalisé cette installation mobile à Montréal autour du thème du Hirak - Photo : Samir Bendjafer / RCI

Azzedine Mekbel, artiste visuel et designer graphique algérien, a réalisé cette installation mobile à Montréal autour du thème du hirak – Photo : Samir Bendjafer / RCI

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Catégories : Arts et spectacles, International, Politique
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