Le projet d’oléoduc Trans Mountain, long de 1.150 km, permettra de transporter du pétrole d’Edmonton, en Alberta au terminal de Burnaby, en Colombie-Britannique, d’où il sera exporté vers les marchés asiatiques. © (CBC)

Le projet d’oléoduc Trans Mountain, long de 1.150 km, permettra de transporter du pétrole d’Edmonton, en Alberta au terminal de Burnaby, en Colombie-Britannique, d’où il sera exporté vers les marchés asiatiques. © (CBC)

Canada : trois projets pétroliers dans la mire d’experts de l’ONU

Un comité de l’ONU a récemment demandé au Canada d’abandonner trois projets majeurs en Colombie-Britannique :

Il faut noter qu’il ne s’agira pas pour le Canada d’abandonner définitivement ces projets, mais de s’accorder avec les communautés riveraines, les Premières Nations notamment, sur les modalités devant entourer leur exploitation.

Cette demande du Comité pour l’élimination de la discrimination raciale tient compte de la convention de l’ONU, dont le but est de mettre un terme à la discrimination raciale.

Ses 18 membres ont soutenu, dans un document publié par les Nations unies, que la réalisation de ces trois projets d’envergure pour le Canada ne devrait se faire qu’en harmonie avec le consentement éclairé des Premières Nations.

En réaction à cette publication, Manuel Kanahus, qui se présente comme un défenseur des terres et des eaux sur le territoire des Premières Nations, a indiqué qu’il « est à présent clair aux yeux de la communauté internationale que le fait pour le Canada de poursuivre l’expansion du projet Trans Mountain représente une violation des droits basiques des peuples autochtones ». (Source : communiqué de presse)

C’est une préoccupation récurrente au Canada lorsqu’il est question de construire ou d’agrandir un pipeline qui doit traverser un territoire occupé par les peuples autochtones.

À ce sujet, l’expansion du projet Trans Mountain a connu d’intenses moments de contestations au pays, ce qui a contraint ses promoteurs à l’abandonner. C’est en raison de cet abandon que le gouvernement libéral, invoquant « l’intérêt national », avait résolu de l’acheter pour 4 milliards de dollars. Un achat controversé, intervenu malgré les critiques de partis de l’opposition, de groupes environnementalistes et des Premières Nations.

Alors que le projet va de l’avant, c’est autour des experts de l’ONU de donner de la voix pour remettre en question sa pertinence.

Ils mettent de l’avant l’idée que les Autochtones s’estiment lésés pour exiger l’arrêt du site C, qui se heurte à l’opposition des Premières Nations de West Moberly et de Prophet River en Colombie-Britannique.

« Cette condamnation des Nations unies est une première étape. Nous allons lancer un appel aux organisations des droits de l’homme dans le monde afin qu’elles viennent sur notre territoire pour suivre la situation. Nous demandons l’implication de la communauté internationale pour soutenir notre opposition aux projets de pipelines pétroliers polluant sur notre territoire », affirme Manuel Kanahus (Source : communiqué de presse)

Radio-Canada, qui a recueilli la réaction des principaux promoteurs, rapporte que ces derniers soutiennent que les trois projets remis en question par les experts de l’ONU ont d’ores et déjà été approuvés, et qu’ils se poursuivent dans le respect des collectivités. Ils ajoutent par ailleurs que celles-ci sont partie prenante des initiatives en raison de leur présence en tant que travailleurs sur les chantiers et du financement aux entreprises autochtones.

Avec le rapport du Comité onusien sur l’élimination de la discrimination raciale et Radio-Canada

Sur le même sujet :

Coup d'envoi officiel des travaux d'expansion du pipeline Trans Mountain. Pour l'occasion, des représentants des gouvernements fédéral et albertain étaient présents sur le chantier. Mais des groupes écologistes et autochtones promettent de maintenir la pression contre ce projet d'Ottawa estimé à plus de 7 milliards et demi de dollars. Les explications de Laurence Martin.

Catégories : Environnement, Société
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