Le marché dans le secteur de la concession automobile se porte bien, pourtant la main d’œuvre fait cruellement défaut à ce secteur partout au pays, et les multiples départs à la retraite d’employés en fin de carrière ne sont pas de nature à faciliter la tâche pour les concessionnaires. Crédit : Istock.

3200 concessionnaires automobiles au Canada recherchent 160 000 employés

Le secteur de la concession automobile n’est pas à l’abri de la pénurie de main-d’œuvre qui sévit au Canada. À L’occasion du Salon de l’automobile de Montréal, du 17 au 26 janvier, l’équipe de Carrière Auto a déployé sa nouvelle plateforme pour tenter de recruter de nouveaux employés.

Denis Dessureault, vice-président principal de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal Crédit : CCAM

Malgré les incitatifs salariaux et les multiples avantages sociaux, le secteur de la vente des véhicules au Canada a des difficultés à recruter de la main-d’œuvre, affirme Denis Dessureault, le vice-président principal de la Corporation des concessionnaires d’automobiles de Montréal (CCAM), et du Salon international de l’auto de Montréal (SIAM)

« Comme dans plusieurs industries, on a une pénurie de main-d’œuvre, malgré que notre secteur, au niveau du commerce de détail, offre en moyenne le double du salaire de ce qu’il y a dans le secteur du commerce de détail en général. Dans une concession automobile, le salaire moyen des employés est de 1130 $ hebdomadaire, versus 610 $ pour l’ensemble du secteur. Donc, c’est pratiquement le double. Au Québec, c’est 1135 $ hebdomadaire, comparativement à 592 $ pour les autres secteurs de commerce de détail […] La majorité des concessionnaires auto offrent des avantages sociaux tels les assurances, les fonds de pension, des REER collectifs, etc. On assiste également à l’émergence de groupes de concessions. Un propriétaire peut posséder entre 20 et 30 concessions, donc il y a un volume là-dedans qui permet d’avoir des bénéfices sociaux pour les employés », souligne M. Dessureault.

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En 2018, le secteur de la vente de détail de véhicules employait 50 000 personnes au Québec. Les besoins en main-d’œuvre pour cette province et pour l’ensemble du Canada dans ce secteur seront plus importants cette année et au cours des prochaines années, soutient le vice-président de la CCAM. Crédit : iStock

Le marché se porte pourtant bien en raison des ventes de véhicules à faible empreinte environnementale, à la technologie avancée, qui ne cessent de grimper, et « malgré l’incertitude entourant les tarifs douaniers ».

« La dernière année s’est soldée par la vente au Canada de plus de 1,9 million de véhicules, et ça se classe parmi les cinq meilleures années de vente de l’histoire. Ça va très bien dans ce secteur. On ne manque pas de job […] L’année dernière, on a eu une progression moyenne de 1 % des postes au niveau canadien et 2 % au Québec d’augmentation de besoins en personnels. Les indices nous laissent croire que cette tendance va se maintenir en 2020, parce qu’on ne voit pas de ralentissement et la demande », explique le concessionnaire.

Il y a une trentaine de professions qui ont besoin de travailleurs. Les postes sont à pourvoir entre autres en marketing, au financement, en pièces, en mécanique, à la vente, en entretien, en gestion et aux technologies de l’information.

« Il y a des postes pour tout le monde, et le diplôme n’est pas un prérequis. Il y a des postes qui nécessitent certaines connaissances. Je pense à la comptabilité. Par contre, au niveau de la vente, on n’a pas besoin d’avoir un diplôme même secondaire. Quelqu’un peut revenir sur le marché du travail ou peut réorienter sa carrière en cours de route, on est très ouvert à ça », affirme le vice-président principal.

Malgré cette facilité, les concessionnaires éprouvent toujours des difficultés à trouver des travailleurs, ce qui les pousse à se tourner vers l’international pour recruter.

« Notre corporation provinciale a déjà fait deux missions à l’étranger pour recruter des spécialistes en carrosserie, une en Tunisie, puis une au Maroc. Il y a une troisième qui se prépare là, je pense qu’ils retournent au Maroc. Il y a déjà une centaine d’étrangers qui ont été embauchés et qui ont déjà commencé à travailler. Il y a une trentaine qui a commencé à travailler dans la province du Québec. Nécessairement, le fait qu’on est allé dans les villes où la langue n’était pas un problème pour eux, ça va plus vite au niveau de l’immigration, mais ces gens-là sont parrainés par les concessions qui les engagent, puis ça va très bien. C’est la preuve qu’on doit chercher fort pour trouver des gens », relève Denis Dessureault.

Catégories : Économie, Société
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