Des bisons du parc national des Prairies sont relâchés sur leur nouveau territoire à Wanuskewin. Photo : Wanuskewin (Groupe CNW/Parcs Canada)

Après 1 siècle d’absence, le bison des plaines rentre au bercail, à Wanuskewin

Aboutissement d’un processus participatif

Ce retour sur cette terre des Premières Nations, au coeur des Prairies canadiennes, est considéré comme un « moment historique » accueilli avec joie.

« Nous espérerions ramener les bisons à Wanuskewin depuis que nous avons lancé la campagne Thundering Ahead il y a trois ans, mais les peuples autochtones attendent ce moment depuis plus d’un siècle. Voir ces animaux revenir à Wanuskewin est un symbole et un rappel de notre force et de notre résilience. Ils représentent la réconciliation avec le territoire et les uns avec les autres », souligne Felix Thomas, président du conseil d’administration e Wanuskewin dans le communiqué.

Les peuples autochtones, qui habitent sur ce site, dont l’ambition est de « devenir un site du patrimoine mondial de l’UNESCO », ont savouré ce retour. Cela en raison des liens quasi fusionnels vieux de plus de 6000 ans qu’ils ont tissés avec le bison des plaines, une espèce jugée « emblématique et clé ». Selon Parc Canada, il « revêt une grande importance culturelle, économique et spirituelle » dans cette région.

Ce retour est l’aboutissement de démarches entreprises il y a de nombreuses années par divers groupes.

C’est grâce aux actions conjuguées de Parc Canada, du Parc national des prairies, et d’autres partenaires, dont la communauté autochtone de Wanuskewin, de donateurs à l’échelle de l’Amérique du Nord qui ont contribué à la Fondation Brownlee family, que cette réintroduction est effective. C’est cette fondation qui a lancé la campagne « Thundering Ahead », en 2017, pour collecter des fonds en vue de « l’expansion du capital de Wanuskewin, de la restauration des Prairies, de la désignation du site du Patrimoine mondial de l’UNESCO et du retour du bison ». (Source : communiqué).

La fondation Brownlee family a soutenu la campagne Thundering Ahead à hauteur de cinq millions de dollars.

De 50 000 millions dans les années 1600, la population de bisons en Amérique du Nord s’est réduite considérablement au cours du 19e siècle, en raison de la forte dépendance des communautés autochtones avec l’animal prisé pour son apport élevé en protéines. Sa fourrure très recherchée alimente aussi le commerce, tout comme sa bouse très utile comme combustible. Crédit : iStock (AP Photo/Dave Zalubowski, File)

Rétablir une espèce presque exterminée au cours du 19e siècle en Amérique du Nord

Le retour à Wanuskewin de six bisons des Plaines en provenance du Parc national des Prairies s’inscrit dans une volonté de l’Agence Parc Canada de « contribuer de manière durable à la conservation de la faune », a relevé le ministre de l’Environnement et des Changements climatiques et ministre responsable de Parc Canada.

Jonathan Wilkinson a indiqué que ce retour est un succès, et que c’est un honneur pour le gouvernement du Canada de soutenir ainsi « le patrimoine naturel et culturel des peuples autochtones des grandes plaines du Nord ».

C’est le patrimoine naturel et culturel du Canada en général qui est ainsi mis en exergue, tout en « diffusant l’histoire de lieux précieux, dont le parc national des Prairies et le parc patrimonial Nanuskewin ». (Source : communiqué)

Créé en 1981, le parc national des Prairies, où vivent divers animaux sauvages, a connu le retour des bisons des plaines, en décembre 2005, à l’initiative de l’Agence Parc Canada qui a fourni les animaux. Selon l’Agence, ce retour était voulu dans le but de « restaurer un régime de pâturage de gros herbivores dans un secteur du bloc ouest du parc ».

Depuis, les mammifères ont été transférés à deux organisations : l’Université de la Saskatchewan et le Parc Wanuskewin. Ce moment a été vécu dans la communion, sur le « site archéologique » qu’est Wanuskewin, par les acteurs qui ont contribué au succès de l’opération.

« Les bisons arrivés du Parc national des Prairies permettront d’établir une harde de conservations à Wanuskewin. Leur arrivée est le point culminant d’une vision définie dans le cadre de la campagne Thundering Ahead, mais il s’agit également d’un événement que nous attendons depuis que les bisons ont quitté le paysage. Nous sommes ravis de les accueillir sur leurs terres d’origine et reconnaissants envers la famille Brownlee d’avoir contribué à faire de ce rêve une réalité », affirme Darlene Brander, dans le communiqué.

D’autres partenaires internationaux ont également reçu des bisons des bois et des bisons des plaines de Parc Canada, notamment les États-Unis et la Russie.

Avec des informations de Parc Canada et CNW.

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Catégories : Environnement, Société
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