Le premier ministre du Canada ne semble pas sur la même longueur d’onde que le président des États-Unis. Donald Trump a manifesté le souhait de rouvrir bientôt l’économie américaine et de rétablir immédiatement les connexions aux frontières avec le Canada.
Dans son point de presse quotidien, Justin Trudeau a clairement indiqué qu’il n’est pas question de rouvrir les frontières canadiennes dans l’immédiat et que les mesures en place vont demeurer.
« Le Canada et les États-Unis ont une amitié qui n’est pas comme dans d’autres pays. On va continuer de collaborer et de coordonner, mais c’est encore bien des semaines avant de discuter des relâchements par rapport à la frontière ou à la distanciation sociale », a affirmé Justin Trudeau.
Plus tôt mercredi, la directrice de la santé publique du Canada Theresa Tam a indiqué qu’il est important que le dépistage massif se poursuive et que le Canada arrive à aplatir la courbe pour être capable de se prononcer sur l’éventualité d’une relance progressive des activités.
Abondant dans le même sens jeudi, Justin Trudeau a mentionné qu’il faut faire preuve d’une extrême prudence lorsqu’il est question de relancer les activités dans les circonstances actuelles.
À quand la reprise des activités à l’intérieur du pays?
Répondant aux journalistes sur la possibilité de relancer les activités à l’intérieur du Canada comme c’est le cas dans quelques pays comparables d’Europe, le premier ministre a indiqué que tout dépendra de la progression de la courbe.
– Suisse : dès le 27 avril
– France : dès le 11 mai
– Allemagne : dès le 4 mai avec quelques magasins et écoles ouverts
– Danemark : des écoles sont ouvertes depuis mercredi
– Autriche : de petits commerces non essentiels ont ouvert mardi
– Italie : quelques boutiques ont aussi ouvert
– Espagne : une partie des salariés ont retrouvé le chemin du travail
– États-Unis : Trump veut relancer l’économie au plus vite, et il va divulguer sa feuille de route à ce sujet jeudi. Malgré quelques réticences, il a indiqué que certains États souhaitent le faire avant le 1er mai et qu’il tient compte des recommandations scientifiques.
L’Organisation mondiale de la santé appelle à la vigilance, les États-Unis veulent ouvrir une enquête
Avec toutes ces volontés de rouvrir l’économie, l’OMS appelle les gouvernements à rester vigilants.
Donald Trump a annoncé mercredi qu’il cessait son financement de l’Organisation mondiale de la santé en raison de ses manquements envers la Chine jugée peu transparente dans la gestion de la COVID-19.
Plus tard jeudi, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé le lancement d’une enquête approfondie pour savoir si le virus responsable de la pandémie, qui a causé beaucoup de morts, est d’origine naturelle ou provient d’un laboratoire de Wuhan en Chine.
Cette pandémie a fait plus de 30 900 morts aux États-Unis sur plus de 639 000 cas. Au Canada, les ravages sont plus visibles au sein des aînés, surtout dans les résidences de soins de longue durée. Au 16 avril, à l’échelle du Canada, on dénombre 29 929 cas, 9687 personnes guéries et 1191 morts.
Revenant sur la fin du financement américain de l’OMS, Justin Trudeau a indiqué qu’en raison de la pandémie, on a besoin d’une coordination mondiale.
« L’OMS est un organisme de coordination important. Le Canada va participer à cette coordination », a -t-il mentionné.
Avec des informations du gouvernement du Canada, de Santé Canada et de l'AFP
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