Qui sont ces vétérans d’origine asiatique qui ont combattu pour le Canada lors des deux grandes guerres mondiales?

Un cimetière militaire renfermant les restes de soldats canadiens tués durant les deux grandes guerres mondiales. Crédit: Istock

Le Mois du patrimoine asiatique est l’occasion pour nous de revisiter l’histoire des Canadiens d’origine asiatique qui se sont démarqués par leurs apports multiples au rayonnement du Canada dans plusieurs domaines. Cette année, nous soulignons les faits d’armes des vétérans de guerre.

Sans vouloir forcément ramer à contre-courant du thème de cette année : « Jeunes Canadiens d’origine asiatique : modeler l’avenir du Canada », nous voulons nous inscrire en droite ligne des objectifs attendus.

Ces objectifs sont, entre autres, de souligner les apports des plus jeunes Canadiens d’origine asiatique dans le but de façonner le patrimoine et l’identité canadienne.

Si les vétérans des deux guerres mondiales ont vieilli et sont morts, il n’en demeure pas moins qu’ils ont été avant tout des jeunes au moment où ils ont été enrôlés, et ont donné de leur force et de leur vigueur pour permettre à l’armée canadienne de réaliser ses missions.

Buckam Singh fait partie d’un groupe de 10 Canadiens d’origine sikhe qui ont servi durant la Première Guerre mondiale, pourtant ils n’avaient pas encore obtenu la nationalité canadienne.

L’homme qui a d’abord vécu en Colombie-Britannique, avant de déménager à Toronto, est le plus connu des 10, parce qu’il a réalisé plusieurs exploits durant cette guerre. Blessé à maintes reprises, il a toujours réussi à se remettre de ses blessures, alors qu’il combattait en Europe, auprès de ses sept camarades. Deux avaient perdu la vie au combat, tandis que M. Singh était retourné mourir au Canada. Sa tombe reste visible au cimetière de Kitchener, en Ontario. Elle est le seul symbole, ou l’une des seules tombes au pays d’un soldat canadien d’origine sikhe ayant servi lors de la Première Guerre mondiale.

Parmi ses camarades d’armes figurent d’autres noms sikhs, à l’instar de Sunter Gougersingh, Hari Singh, Harmon Singh, John Singh, Lashman Singh , Waryam Singh, Ram Singh, Grand Forks et Sewa Singh.

Les Canadiens d’origine chinoise qui se sont enrôlés dans l’armée pour la Deuxième Guerre mondiale ont brillé par leur volontariat pour le service actif, malgré le racisme ambiant. S’ils pouvaient entrer dans l’armée, il leur était plus difficile de s’engager dans l’Aviation royale du Canada et dans la Marine royale du Canada pendant un certain temps.

Les raisons n’étaient pas clairement mentionnées, mais ils savaient que c’était du racisme. Pourtant, cela n’a pas ébranlé leur détermination et leur confiance. Plus d’une centaine sont allés au front, sous les drapeaux canadien et britannique, lorsque cette interdiction avait été levée à la demande du British War Office.

Ils ont pu s’enrôler et servir au sein du Special Operations Executive en Asie du Sud et dans le Pacifique du Sud-Ouest. Leur contribution à la Deuxième Guerre mondiale a été soulignée à sa juste valeur par le gouvernement du Canada qui a abrogé, pour leur rendre hommage, la Loi sur l’exclusion des Chinois.

William Chong est de ces combattants d’origine chinoise honorés par les gouvernements canadien et britannique. Le natif de Vancouver, en Colombie-Britannique, a reçu la Médaille de l’Empire britannique, la plus haute du genre décernée par le gouvernement britannique à des non-ressortissants de Grande-Bretagne. Cette distinction salue son tact en tant qu’agent de renseignements au service du British Army Aid Group. Les compétences linguistiques des combattants d’origine chinoise étaient très prisées durant la guerre. Comme sa centaine de camarades engagés dans les hostilités, William Chong aura fait rayonner le Canada, en tant que citoyen.

Source : gouvernement du Canada

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